Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 23:55

Notre deuxième musée berlinois sera le Neues Museum (Nouveau Musée), avec son immense département d’Égyptologie, dominé par cette illustrissime Néfertiti. Quand j’étais enfant déjà, j’admirais le portrait de cette reine du musée de Berlin que je n’avais jamais visité, tellement que mes parents m’avaient offert une reproduction, un petit buste du Louvre que j’ai toujours. Et dans ce merveilleux musée la photo est autorisée partout, sauf… pour Néfertiti. Et cela m’attriste beaucoup. Bah, tant pis, il y a beaucoup d’autres merveilles dont je peux parler aujourd’hui.

Le Neues Museum à Berlin. 1er août 2013
Le Neues Museum à Berlin. 1er août 2013

Quand on parle de l’Égypte antique, on pense immédiatement momies. Ce n’est sans doute pas le plus intéressant, mais cela fait que je me sens obligé d’en montrer. Deux momies de chats et une momie de bébé crocodile, puisque certains animaux étaient divinisés, c’est-à-dire qu’ils étaient des incarnations de dieux.

Le Neues Museum à Berlin. 1er août 2013

Les Allemands reconstruisent des bâtiments entiers, comme le grand autel de Pergame, la porte du marché de Milet, la porte d’Ishtar de Babylone, comme nous l’avons vu dans mes précédents articles. Ici, ce sont plusieurs tombes égyptiennes qui sont reconstituées, comme ci-dessus celle de Methen, qui est un gouverneur de district de l’Ancien Empire, quatrième dynastie, soit vers 2600 avant Jésus-Christ (je le montrerai tout à l’heure, quand nous verrons des sculptures).

Le Neues Museum à Berlin. 1er août 2013
Le Neues Museum à Berlin. 1er août 2013

Comme on l’a vu sur la photo de la tombe, ses murs sont couverts de reliefs. Ce sont des images précieuses pour imaginer la vie en Égypte il y a plus de quatre millénaires et demi.

Le Neues Museum à Berlin. 1er août 2013
Le Neues Museum à Berlin. 1er août 2013

Celle de Methen n’est pas la seule tombe reconstruite, et toutes comportent des scènes intéressantes et très variées. Les photos ci-dessus proviennent de deux autres tombes. Je ne sais où ces deux hommes mènent ce taureau, ni si sur la seconde photo cet homme sacrifie un petit animal, mais il est sûr que les égyptologues peuvent en tirer des conclusions instructives. Hélas, il y a tant et tant d’images qu’il est impossible pour le musée de détailler chacune d’entre elles pour le visiteur.

Le Neues Museum à Berlin. 1er août 2013

Quelques sculptures. Et nous commençons par la plus ancienne, cette femme portant son bébé. Elle est en ivoire et remonte aux alentours de 3000 avant Jésus-Christ.

Le Neues Museum à Berlin. 1er août 2013

Cette tête de statue en basalte, quant à elle, date de l’Ancien Empire, cinquième dynastie, c’est-à-dire aux environs de 2500 avant Jésus-Christ. Une facture et un poli remarquables, un regard saisissant.

Le Neues Museum à Berlin. 1er août 2013

Ce monsieur Methen de la tombe que nous avons vue tout à l’heure, le voici. Il est en granit rose et, comme je le disais, il est mort vers 2600 avant Jésus-Christ. Il est amusant de constater que l’artiste qui l’a sculpté a eu quelques déboires avec ses pieds: son pied gauche (à droite sur l’image) n’a que quatre orteils, tandis que sur l’autre pied le cinquième petit orteil a bien du mal à trouver sa place, jumelé avec le quatrième.

Le Neues Museum à Berlin. 1er août 2013

À peine plus récent est ce couple de granit rose, Ancien Empire, cinquième dynastie, vers 2400 avant Jésus-Christ. On en connaît les noms, ils sont Dersenedj et sa femme Nefretka.

Le Neues Museum à Berlin. 1er août 2013

Quoique ses jambes soient brisées, on voit clairement que cet homme marchait. Cette statue de gneiss, qui provient de Memphis, se situe dans le même temps que le couple de la précédente sculpture, vers 2400 avant Jésus-Christ.

Le Neues Museum à Berlin. 1er août 2013

Ce gobelet me fait complètement changer de sujet. D’abord, ce n’est qu’une copie en vermeil (argent doré) d’un original en or. Ensuite, il fait partie de ce que Schliemann a découvert en fouillant le site de Troie, mais à un niveau correspondant au milieu du troisième millénaire avant Jésus-Christ, alors qu’il croyait être plus d’un millénaire plus tard, à l’époque de la Guerre de Troie, appelant alors “Trésor de Priam” la merveilleuse collection de huit mille huit cent trente bijoux, armes, vaisselle en or et en argent qu’il avait mise au jour, qu’il avait ensuite acquise pour son compte personnel en payant trente mille francs or, et à laquelle appartient l’original de ce gobelet. Par la suite, il a souhaité en faire un don “à perpétuité et indivisible” à l’Allemagne. On sait que lors de la Seconde Guerre Mondiale, en 1945, l’URSS s’est approprié ce trésor exposé au musée Pouchkine de Moscou; peu d’objets, depuis, sont revenus à Berlin, alors que selon les lois internationales –paraît-il– ce butin de guerre est illégal.

Le Neues Museum à Berlin. 1er août 2013
Le Neues Museum à Berlin. 1er août 2013

Refermons la parenthèse et revenons en Égypte, à Abu Gurob, au temple du Soleil de Niuserrê. C’est de là que proviennent ces fragments de reliefs peints sur calcaire. Nous sommes de retour à l’Ancien Empire, cinquième dynastie. Ils sont des environs de 2430 avant Jésus-Christ et, comme les reliefs des tombes tout à l’heure, ils nous montrent la vie quotidienne, ici des pêcheurs dans le Nil et deux hommes avec des oies. Il paraît que les décors représentent des paysages de Karnak, d’Edfou, de Philae, d’Abou Simbel.

Le Neues Museum à Berlin. 1er août 2013
Le Neues Museum à Berlin. 1er août 2013

Nous avons vu des activités humaines, ici c’est la vie animale, l’accouplement de deux cervidés, ou encore l’envol d’un groupe d’oiseaux.

Le Neues Museum à Berlin. 1er août 2013
Le Neues Museum à Berlin. 1er août 2013
Le Neues Museum à Berlin. 1er août 2013

Ces scènes sont si expressives (et elles sont d’autant plus admirables si on les replace en leur troisième millénaire) que je ne résiste pas à en montrer trois de plus, ces cervidés marchant paisiblement, ce petit mammifère que je n’identifie pas bien, et puis ces hommes occupés à fabriquer une pirogue en papyrus.

Le Neues Museum à Berlin. 1er août 2013

Le moment est venu d’avancer dans le temps. Nous voici au Moyen Empire, douzième dynastie, vers 1900 avant Jésus-Christ. Ce papyrus contient un texte funéraire en hiéroglyphes, avec les illustrations, pour le cercueil d’un certain Sedech.

Le Neues Museum à Berlin. 1er août 2013

Nous sommes toujours au temps du Moyen Empire, de la douzième dynastie de pharaons, entre 1950 et 1900 avant Jésus-Christ pour cette jeune femme en train de marcher. Elle est en bois et provient de Thèbes ouest.

Le Neues Museum à Berlin. 1er août 2013
Le Neues Museum à Berlin. 1er août 2013

Ces deux sculptures représentent le même pharaon Amenehmet III, de la douzième dynastie (donc de la même époque que la jeune femme que je viens de montrer). La sculpture où il est en pied, taillée dans de la dolérite, le représente en train de prier, ce que nous indique la position de ses mains. Il est difficile de la situer dans son règne, entre 1840 et 1800 avant Jésus-Christ, tandis que la seconde, en granit, le montre jeune, aux alentours de 1840. Dans les deux cas, il porte le nemès, qui est la coiffe des pharaons.

Le Neues Museum à Berlin. 1er août 2013

C’est de Shed-es-en-mut que provient cette boîte à shabti, ces figurines représentant les serviteurs chargés, dans l’au-delà, de remplacer le défunt pour toutes les tâches pénibles et les travaux du quotidien. La boîte est décorée de ce dessin représentant le défunt face à trois déesses. Nous sommes désormais dans le Nouvel Empire, entre 1540 et 1075 avant Jésus-Christ. La fourchette est trop vaste pour que l’on puisse indiquer un numéro de dynastie.

Le Neues Museum à Berlin. 1er août 2013

Ce pectoral se situe dans la même fourchette de dates, 1540-1075, que la boîte à shabti. Il est en faïence avec des inserts de pierre rouge et provient de Memphis. Il appartenait au scribe royal Nebua. Bien sûr, ces gens que je nomme, ici ou précédemment, sont de parfaits inconnus, mais je trouve émouvant que leur nom ne se soit pas perdu, car ainsi ce que je vois, la statuette, le bijou, ne sont plus de simples objets de musée, mais prennent vie, acquièrent de la consistance. Je ne sais si mon sentiment est partagé…

Le Neues Museum à Berlin. 1er août 2013

Ce pharaon est Amenhotep II, Nouvel Empire, dix-huitième dynastie, vers 1425 avant Jésus-Christ. Ce n’était pas une sculpture de buste, mais une statue en pied qui est aujourd’hui brisée. Elle est en quartzite et provient de Wad-Ban-Naga (Soudan).

Le Neues Museum à Berlin. 1er août 2013

Ce gros plan d’un relief (en calcaire polychrome) du pharaon Sethi Ier décore un fragment de pilier de sa tombe, à Thèbes ouest. Nous sommes toujours dans le Nouvel Empire, mais plus tard, car Sethi appartient à la dix-neuvième dynastie, il a régné de 1294 à 1275 avant Jésus-Christ (il est le père du célèbre Ramsès II), et ce relief est daté des environs de 1290.

Le Neues Museum à Berlin. 1er août 2013

Et maintenant, une belle série de statuettes en bois. Commençons par un pharaon mal identifié, Akhenaton ou Toutankhamon, en tous cas de la dix-huitième dynastie, vers 1340-1330 avant Jésus-Christ. En bois, oui, et avec des accessoires en or.

Le Neues Museum à Berlin. 1er août 2013

Je disais tout à l’heure l’importance, pour moi, de ce qui fait revivre une époque en la sortant des livres d’histoire. Et voici qu’apparaît ici une jeune fille portant un chaton dans ses bras. Elle vient d’Abusir-el-Meleq et date de la dix-huitième dynastie, vers 1380 avant Jésus-Christ.

Le Neues Museum à Berlin. 1er août 2013
Le Neues Museum à Berlin. 1er août 2013

Pour ces deux statuettes je dispose de bien peu d’informations, mais je les présente quand même parce que je les aime beaucoup. La première serait une princesse ou une reine de la dix-huitième dynastie et provient du palais de Kôm Medînet Ghurab. La seconde, d’une grande finesse, est une servante (elle est nue et a le crâne rasé), peut-être de la reine Tiyi; elle a été acquise à Thèbes, où elle a sans doute été trouvée, et semble appartenir à la fin de la dix-huitième dynastie. Comme on le voit, son avant-bras gauche est brisé, et l’on suppose qu’il portait une boîte à cosmétiques.

Le Neues Museum à Berlin. 1er août 2013

Nous avons vu Sethi Ier, j’ai évoqué son fils Ramsès II, voici maintenant le fils de Ramsès II, le prince Khaemwase, dont la tête est en quartzite. Du fait de sa filiation, il est évident qu’il appartient au Nouvel Empire, dix-neuvième dynastie. Cette sculpture, elle, date des alentours de 1260 avant Jésus-Christ.

Le Neues Museum à Berlin. 1er août 2013

Joli chapeau, n’est-il pas vrai? Peut-être légèrement encombrant pour passer les portes… Ce couvre-chef en or repoussé, des environs de l’an 1000 avant Jésus-Christ, était utilisé pour les cérémonies par un souverain ou par un prêtre. Il convient d’interpréter sa décoration, dit le musée, comme un calendrier. Son origine est inconnue, même si l’on suppose qu’il pourrait provenir du sud de l’Allemagne.

Le Neues Museum à Berlin. 1er août 2013

Cette fois-ci nous faisons un grand saut dans le temps, nous arrivons à la vingt-sixième dynastie, entre 664 et 525 avant Jésus-Christ. Cette représentation de la déesse Isis assise et tenant Horus sur ses genoux est en faïence et nous vient de Thèbes ouest.

Le Neues Museum à Berlin. 1er août 2013

Tout à l’heure, j’ai quitté l’Égypte pour Troie, en Asie Mineure. Et je quitte de nouveau l’Égypte pour Chypre. La grande déesse de l’île est Aphrodite, ici taillée dans une pierre calcaire et provenant du district de Nicosie. Elle date du troisième quart du cinquième siècle avant Jésus-Christ.

Le Neues Museum à Berlin. 1er août 2013

Nous voilà de retour en Égypte, Cette tête d’homme taillée dans du greywacke, cette pierre égyptienne, est appelée la “Tête verte de Berlin”. Elle est très tardive, de la trentième dynastie, vers 350 avant Jésus-Christ. Le pays est encore indépendant, mais plus pour très longtemps car son conquérant, Alexandre le Grand, est déjà né. Il est de 356, et je ne risque pas de l’oublier car lui et moi nous avons jour pour jour 2300 ans de différence. Une paille!

Le Neues Museum à Berlin. 1er août 2013

Ce couvercle de sarcophage en granit noir, avec son grand sphinx gravé, abritait la dépouille de Djehapimu, officier des comptes royaux. Il est lui aussi antérieur à la conquête d’Alexandre, bien que sa datation soit assez vague, entre 746 et 332 avant Jésus-Christ.

Le Neues Museum à Berlin. 1er août 2013

Ce papyrus de Thèbes contient des hymnes à Osiris, le dieu des morts. Il est des alentours de 320 avant Jésus-Christ, au tout début de l’époque ptolémaïque puisqu’Alexandre est mort en 323. En fait, quand je disais que le pays avait perdu son indépendance, ce n’était qu’à moitié vrai. Car après la mort du conquérant, c’est la dynastie gréco-macédonienne des Ptolémée qui a régné sur le pays. Des pharaons étrangers, donc, mais le pays n’était inféodé à aucun autre. Ce sont les Romains qui vont le coloniser, puis l’intégrer à leur empire. La dernière souveraine en aura été Cléopâtre VII, morte suicidée le 12 août 30 avant Jésus-Christ. Reine d’Égypte, mais pas égyptienne, même si, d’après les monnaies, elle n’avait pas le “nez grec”. Ah oui, le nez de Cléopâtre, s’il eût été plus court… Pascal n’aurait sans doute pas eu la même pensée si Cléopâtre eût été égyptienne avec un autre nez…

Le Neues Museum à Berlin. 1er août 2013

Si ce papyrus remontait au premier Ptolémée, cette tête de granit rose est celle de Ptolémée X, tout à la fin du deuxième siècle avant Jésus-Christ. En effet, ce charmant homme qui a fait assassiner sa mère parce qu’il la trouvait trop influente a régné sur l’Égypte de 107 à 88 avant Jésus-Christ.

Le Neues Museum à Berlin. 1er août 2013

Ici, on ne sait pas qui était représenté dans cette tête d’homme barbu sculptée dans un granit sombre, mais elle est de l’époque ptolémaïque tardive, au premier siècle avant Jésus-Christ. Jusqu’à présent, même lorsqu’il s’agissait de sculptures ptolémaïques, je les trouvais nettement égyptiennes dans le style, mais ici quoique nous soyons encore un peu avant la conquête romaine l’art égyptien a perdu sa personnalité.

Le Neues Museum à Berlin. 1er août 2013
Le Neues Museum à Berlin. 1er août 2013
Le Neues Museum à Berlin. 1er août 2013

La perte de personnalité dans l’art de la statuaire ne signifie pourtant pas que les us et coutumes du pays aient été abandonnés du jour au lendemain. Même après la conquête romaine, même à l’ère chrétienne, on continue de momifier les défunts comme on le fait depuis des millénaires. La momie est recouverte d’un masque qui n’est pas seulement décoratif, pour cacher le visage enveloppé de bandelettes, il sert aussi à identifier le défunt. Ci-dessus, les trois masques funéraires de momies sont du premier siècle de notre ère. Le premier, pour cette jeune femme, est fait de stuc sur lin. Pour le second, en carton peint et doré et en faïence, le musée nous dit que cet homme était Pasyg, Eschine en grec. Et puis le troisième, celui de cette femme aux poignets ornés de bracelets en forme de serpents, il est comme le premier en stuc sur lin.

Le Neues Museum à Berlin. 1er août 2013

Cette statue d’oracle de la déesse Isis nous vient de la Villa Hadriana à Tivoli, près de Rome. Mais on sait que l’empereur Hadrien, qui a passé plus d’années à voyager sur les terres de son Empire qu’à résider à Rome, aimait l’Égypte, qu’elle lui rappelait aussi son favori Antinoüs qui y était mort noyé dans le Nil, et qu’il en avait importé nombre d’œuvres d’art pour embellir sa Villa de Tivoli. Cette Isis de marbre noir sculptée vers 130 après Jésus-Christ (Hadrien a régné de 117 à 138) est donc bien égyptienne.

Le Neues Museum à Berlin. 1er août 2013

Nous sommes désormais résolument dans l’ère chrétienne, en 805 après Jésus-Christ. Cette pierre tombale copte a la particularité d’utiliser deux computs pour la date. D’une part, les années écoulées après l’empereur Dioclétien, qui avait pris le pouvoir en 285, avait abdiqué en 305, était mort en 311: l’année 515, …qui ne permet de trouver 805 additionnée à aucune des trois dates indiquées ci-dessus pour cet empereur. D’autre part, l’année des Sarrasins 189. Quand je cite l’année 805, c’est en me fiant à ce qu’en dit le musée. Mais si je considère que l’Égypte a été prise par les Musulmans en 639 et que Dioclétien est mort en 311, en ajoutant 189 au premier chiffre et 515 au second, je trouve 828 et 826, deux résultats assez proches l’un de l’autre. Cependant, ignorant tout de ce que sont les computs depuis Dioclétien et depuis les Sarrasins d’Égypte, je me garderai bien de supposer prétentieusement que le musée s’est trompé! Il reste que cette pierre tombale copte, avec ses deux computs, est originale.

Le Neues Museum à Berlin. 1er août 2013

Et pour terminer, une pierre tombale juive. Car depuis fort longtemps, bien avant le Christ, des Juifs s’étaient établis en Égypte. Les oublier ici serait donc fausser l’histoire du pays. Mais pour cette dernière image je ne me réfère pas à l’antiquité: Cet Eliezer, fils de Moïse, est mort le 6ème jour, 9ème AV 107. Le musée traduit 17 juillet 1347. Ce que je sais c’est que la semaine juive commence le dimanche (chacun sait que le septième jour, celui où Dieu s’est reposé de la création, est le Sabbat, le samedi) et donc que le sixième jour est un vendredi. Et par ailleurs Av est le cinquième mois de l’année. Fort bien. Mais je me connecte sur Internet, je trouve un site qui traduit les dates chrétiennes en dates juives et inversement, je lui soumets le 17 juillet 1347, et il me donne le 23 Eloul 5775. Si le jour et le mois sont différents, j’en ignore la cause, mais de plus je ne vois pas comment la pierre peut donner une année 107, qui ne correspond même pas aux cycles de 50 ans. Je ne comprends donc rien à tout cela, mais ma photo présente une pierre tombale juive du quatorzième siècle. N’ergotons pas et mettons le point final.

Partager cet article

Repost 0
Published by Thierry Jamard
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog de Thierry Jamard
  • : Un long, long voyage d'observation et de description culturelle à travers l'Europe. Paysages, histoire, architecture, peinture, sculpture, mythologie et religions, société, tout ce qui me tombe sous les yeux.
  • Contact

Recherche