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25 septembre 2016 7 25 /09 /septembre /2016 23:55

Il y a moins d’un mois, en partant vers la Biélorussie, nous avons fait une halte au Cateau-Cambrésis (cf. mon article “Le Cateau-Cambrésis. Dimanche 28 juillet 2013”) et nous nous étions promis d’y revenir lors de notre retour en France et de nous y arrêter pour visiter le musée Matisse. C’est d’autant plus aisé que la Municipalité met à la disposition des camping-caristes un parking aménagé gratuit, avec possibilité de se connecter au 220 volts, situé juste à la sortie de la ville, c’est-à-dire à quelques minutes à pied du plein centre et du musée.

Musée Matisse au Cateau-Cambrésis. Vendredi 23 août 2013
Musée Matisse au Cateau-Cambrésis. Vendredi 23 août 2013
Musée Matisse au Cateau-Cambrésis. Vendredi 23 août 2013

Je ne reparlerai pas aujourd’hui de la ville. Le musée se trouve, côté rue, derrière une cour où l’on peut déjà voir quelques œuvres d’art, et de l’autre côté il ouvre sur un joli parc.

Musée Matisse au Cateau-Cambrésis. Vendredi 23 août 2013

Nous revenons côté cour pour jeter un coup d’œil aux quelques sculptures qui s’y trouvent. Ici, nous voyons une Perséphone réalisée en tôle d’acier découpé par Vincent Barré en 1994. Pour être franc, je dois avouer avoir du mal à reconnaître ici la déesse fille de Déméter, enlevée par le dieu des Enfers Hadès…

Musée Matisse au Cateau-Cambrésis. Vendredi 23 août 2013

Cette œuvre de Giacometti est beaucoup plus de mon goût. Il l’a intitulée Grande femme II, et elle est datée de 1960. Ce style filiforme des silhouettes de Giacometti est remarquablement expressif, et il évoque certaines œuvres étrusques qui l’ont précédé de presque deux millénaires et demi.

Musée Matisse au Cateau-Cambrésis. Vendredi 23 août 2013

C’est Henri Laurens (1885-1954) qui signe ce bronze à patine vert doré de 1946 Il l’a appelé La Lune. Les formes sont intéressantes. Étant nul en art contemporain, je ne saurais dire en quoi et pourquoi cette œuvre me touche alors que je reste indifférent à la Perséphone de Barré, mais elle me parle.

Musée Matisse au Cateau-Cambrésis. Vendredi 23 août 2013

Et puis, pour servir d’introduction à la visite du musée, une œuvre de Matisse avant le payer le billet d’entrée. Ce relief de bronze daté de 1909 intitulé Dos I, il l’a lui-même offert lors de la création de son musée, en 1952. Ce n’est pas la sculpture qui l’a rendu célèbre, et pourtant on sent là, sans la moindre hésitation, la “patte” d’un grand artiste.

Musée Matisse au Cateau-Cambrésis. Vendredi 23 août 2013

Le musée présente des œuvres de Matisse, bien sûr, nombreuses, mais aussi quelques images et objets en relation avec l’artiste lui-même. C’est par là que je vais commencer. Ici, nous voyons ses parents à Menton en 1909. C’est au Cateau-Cambrésis que, le 31 décembre 1869, Henri Matisse voit le jour, mais il passera ses premières années non loin de là, à Bohain-en-Vermandois, parce que ses parents y tiennent un commerce de grain et droguerie. Et il aurait pris la succession de ses parents dans ce commerce si l’on n’avait pas jugé préférable que, de santé fragile, il travaille comme clerc d’avoué. Il étudie alors le droit un an à Paris sans avoir l’idée ni l’envie de mettre les pieds dans un seul musée. La vocation viendra plus tard quand, en convalescence chez ses parents, sa mère lui offre pour l’occuper une boîte de peinture.

Musée Matisse au Cateau-Cambrésis. Vendredi 23 août 2013

En sortant du musée, nous n’avons pas renouvelé notre promenade en ville pour savoir si ce bâtiment existe toujours. C’est une photo du collège que Matisse a fréquenté, au Cateau-Cambrésis, rue Ruffin.

Musée Matisse au Cateau-Cambrésis. Vendredi 23 août 2013

Matisse était un artiste complet. Dessin, peinture, chacun le sait; sculpture, nous venons de le voir et nous le verrons encore tout à l’heure. Mais il jouait aussi du violon. Le violon ci-dessus lui a appartenu.

Musée Matisse au Cateau-Cambrésis. Vendredi 23 août 2013
Musée Matisse au Cateau-Cambrésis. Vendredi 23 août 2013

Maintenant, quelques photos de Matisse lui-même. La première le montre en train de peindre une Odalisque, à Nice, vers 1928. Sur la seconde, une photo prise par Brassaï en 1939, il est dans son atelier de la Villa d’Alésia, à Paris, devant un dessin qu’il vient d’exécuter les yeux fermés. Belle performance!

Musée Matisse au Cateau-Cambrésis. Vendredi 23 août 2013

Parce que je suis l’ordre chronologique pour suivre Matisse dans sa vie, je montre maintenant cette photo d’où il est absent. C’est son appartement au Regina, à Nice, dans les années 1940.

Musée Matisse au Cateau-Cambrésis. Vendredi 23 août 2013
Musée Matisse au Cateau-Cambrésis. Vendredi 23 août 2013

Et deux photos réalisées par Henri Cartier-Bresson où l’on voit Matisse chez lui à Vence vers 1943 ou 1944. Comme c’est en 1869 que le Cateau-Cambrésis a pu s’enorgueillir de sa naissance, il a donc autour de soixante-quinze ans. Sur la première photo, dans sa chambre, il est occupé à dessiner. Sur la seconde, on le voit avec ses pigeons milanais.

Musée Matisse au Cateau-Cambrésis. Vendredi 23 août 2013
Musée Matisse au Cateau-Cambrésis. Vendredi 23 août 2013

En 1892, Matisse présente sa candidature à l’entrée à l’École des Beaux-Arts de Paris, avec ce dessin. Il y est porté la mention “Matisse H. élève de MM. Bouguereau et Ferrier”. Beaucoup plus tard, Matisse a ajouté de sa main (mais sur ma reproduction du dessin c’est illisible) “Ce dessin exécuté pour le concours d’entrée à l’E des Beaux-arts à Paris, a été l’objet d’un refus. [signé] H. Matisse 1952”. C’est en effet en 1952 que ce musée a été ouvert, comme je le disais au sujet du bronze exposé dans la cour d’entrée. Dessin de Matisse refusé… comme quoi les peintres et professeurs de l’École des Beaux-Arts de Paris (ou d’ailleurs) ne sont pas forcément de bons critiques.

 

Ce que, dans sa préface au roman Mademoiselle de Maupin, Théophile Gautier dit des critiques littéraires pourrait aussi s’appliquer à merveille aux critiques en peinture ou en toute autre forme d’art: “Quels sont donc, au bout du compte, ces critiques au ton si tranchant, à la parole si brève que l’on croirait les vrais fils des dieux? ce sont tout bonnement des hommes avec qui nous avons été au collège, et à qui évidemment leurs études ont moins profité qu’à nous, puisqu’ils n’ont produit aucun ouvrage et ne peuvent faire autre chose que conchier et gâter ceux des autres. […] Charles X avait seul bien compris la question. En ordonnant la suppression des journaux, il rendait un grand service aux arts et à la civilisation.” Les critiques, sans doute désireux de confirmer les propos de Théophile Gautier, ont crié au scandale devant les toiles fauves que Matisse avait exposées au salon de 1905.

Musée Matisse au Cateau-Cambrésis. Vendredi 23 août 2013
Musée Matisse au Cateau-Cambrésis. Vendredi 23 août 2013

Deux autoportraits de Matisse. Je voulais dans un premier temps montrer des dessins, avant de passer aux toiles, mais ici j’ai envie de présenter ensemble ces deux autoportraits. Le premier est de 1900. Le second a été réalisé en janvier 1918. De Nice, dans une lettre adressée à Amélie, sa femme, il écrit: “Je suis rentré à l’hôtel et j’ai fait mon portrait dans mon armoire à glace”.

Musée Matisse au Cateau-Cambrésis. Vendredi 23 août 2013

Revenons aux dessins de Matisse, en suivant la chronologie pour voir l’évolution de son art. Ce “Nu assis dans un fauteuil” est de 1922.

Musée Matisse au Cateau-Cambrésis. Vendredi 23 août 2013

C’est en 1926 qu’il a dessiné “La Violoniste”. Cette violoniste qui s’assied devant le piano pour voir sa partition est réellement superbe.

Musée Matisse au Cateau-Cambrésis. Vendredi 23 août 2013

Le titre “Tête de femme” pour ce dessin de 1936 n’est guère original, mais on peut admirer comment d’un simple trait Matisse fait vivre son portrait.

Musée Matisse au Cateau-Cambrésis. Vendredi 23 août 2013

En décembre 1941, Matisse intitule ce dessin “Buste de jeune fille couchée”. Ici aussi, ce sont quelques traits, presque rien, et tout y est pourtant, la personnalité, l’émotion.

Musée Matisse au Cateau-Cambrésis. Vendredi 23 août 2013

C’est très curieusement au plafond de sa chambre-atelier du Régina à Nice qu’en 1950 Matisse a représenté au fusain ses petits-enfants, Claude, Gérard, Jacqueline, venus pour fêter ses quatre-vingts ans le 31 décembre 1949. Et il explique: “Ce sont mes petits-enfants, j'essaie de me les représenter et quand j'y parviens je me sens mieux. Aussi, je les ai dessinés au plafond pour les avoir sous les yeux, surtout pendant la nuit. Ainsi je me sens moins seul. Et vous vous demandez comment ils se trouvent tout en haut, comment j'ai fait pour les dessiner. Ça s'est passé tout simplement d'où vous me voyez en ce moment de mon lit.. .Je les ai dessinés avec une canne à pêche. Le fusain était attaché au bout de la canne”.

Musée Matisse au Cateau-Cambrésis. Vendredi 23 août 2013

Ceci est l’un de ses derniers dessins au crayon, qui est daté de 1951 (il mourra en novembre 1954). Il est censé représenter Rabelais. C’est assez ressemblant au portrait bien connu de l’écrivain, mais surtout Matisse est parvenu à y faire passer tout ce que l’on sait et tout ce que l’on peut imaginer de la personnalité de Rabelais à travers son œuvre.

Musée Matisse au Cateau-Cambrésis. Vendredi 23 août 2013

Repartons au début de la carrière artistique de Matisse avec des tableaux. Tout d’abord cette huile sur bois de 1895-1896 intitulée “Le Tisserand breton”. Détail intéressant: sur un panneau qui évoque la biographie de Matisse, le musée dit qu’à Bohain il a grandi parmi les tisseurs à domicile qui fabriquent les somptueuses étoffes en laine et soie destinées à la haute couture parisienne. Le choix de ce sujet n’est donc sans doute pas un hasard.

Musée Matisse au Cateau-Cambrésis. Vendredi 23 août 2013

En 1898-1899, à Toulouse, Matisse réalise cette huile sur toile, “Première nature morte orange”. Le musée, en ajoutant une citation de l’artiste, laisse supposer la façon dont il a découvert les couleurs: “J’ai passé un an en Corse. J’y ai vu les quatre saisons et découvert les amandiers en fleurs se détachant sur la neige des montagnes”.

Musée Matisse au Cateau-Cambrésis. Vendredi 23 août 2013

Cette huile sur toile de 1899, “Nu dans l’atelier”, reprend le thème du nu masculin qui, sept ans plus tôt, avait été refusé par l’École des Beaux-Arts de Paris. Et en comparant les deux œuvres, il faut bien reconnaître que Matisse, même s’il a mûri son art, avait déjà atteint des sommets.

Musée Matisse au Cateau-Cambrésis. Vendredi 23 août 2013

“Lesquielles-Saint-Germain”, huile sur toile, 1903. Ce petit village situé dans l’Aisne est baigné par l’Oise. Matisse écrit: “Je suis en ce moment dans la vallée de l’Oise aux rives souriantes. Ma maison qui touche à l’église est perchée sur une colline qui domine cette vallée, et tout mon désir se borne en ce moment à y pouvoir rester un an”.

Musée Matisse au Cateau-Cambrésis. Vendredi 23 août 2013

Cette toile, “Collioure, rue du Soleil”, date de l’été 1905. Collioure est bien connu, c’est un port spécialisé dans l’anchois situé dans les Pyrénées Orientales, à une vingtaine de kilomètres de la frontière espagnole. Paul Signac, à qui Matisse était lié d’amitié, a séjourné à Collioure et y a beaucoup peint. En 1887, Matisse voit ces tableaux de Signac, et cela lui donne envie d’y aller. Ce ne sera qu’en mai 1905. Il souhaite que son ami Derain le rejoigne, ce qu’il fera deux mois plus tard. C’est alors que, travaillant de concert, Matisse et Derain créent le fauvisme. “La quête de la couleur ne m’est pas venue de l’étude d’autres peintures mais de l’extérieur c’est-à-dire de la révélation de la lumière dans la nature”, écrit-il. Il souhaite “exalter toutes les couleurs ensemble sans en sacrifier aucune”. Tout à l’heure, j’ai évoqué le scandale provoqué par ses toiles exposées au salon d’automne 1905; ces toiles, c’était le fruit “fauve” de son travail à Collioure.

Musée Matisse au Cateau-Cambrésis. Vendredi 23 août 2013

Neuf ans plus tard, nous voilà en 1914. Matisse peint à l’huile sur toile “Marguerite au chapeau de cuir”. Marguerite, c’est sa fille née en 1894. Elle a donc vingt ans. Bien sûr, il respecte la ressemblance, mais ce n’est pas ce qu’il recherche avant tout: “Le caractère d’un visage ne dépend pas de ses diverses proportions mais d’une lumière spirituelle qu’il reflète”.

Musée Matisse au Cateau-Cambrésis. Vendredi 23 août 2013

Un grand bond dans le temps. Nous voilà en 1944, avec “Jeune femme à la pelisse, fond rouge”. On sait, bien sûr, que les peintres préparent leurs toiles en les recouvrant d’un fond blanc avant de peindre. Ici, à part les contours et quelques rares traits noirs, la robe et le vaste manteau de fourrure ne sont pas peints, Matisse a laissé apparent le fond de préparation. Par ailleurs, hormis le blanc et le noir du dessin, il n’utilise qu’un peu de jaune citron, et du rouge, ce vermillon étant juste mêlé d’un peu de blanc pour faire en rose la peau apparente, à savoir le visage et les bras. Mais, qu’il s’agisse du jaune, du rouge ou du rose, ce ne sont que des à-plats, c’est-à-dire des surfaces unies. Aucun détail n’apparaît dans le visage, donc. C’est uniquement par le choc de ces couleurs violentes et par la composition que Matisse parvient à nous émouvoir.

Musée Matisse au Cateau-Cambrésis. Vendredi 23 août 2013

Cette silhouette féminine que Matisse a peinte sur toile à Vence en 1947 est intitulée “Nu rose, intérieur rouge”. De même que précédemment, il pratique largement les à-plats. “Le rouge est une couleur piquante”, écrit-il, “qui n’a pas de plan, qui nous rentre dans l’œil”.

Musée Matisse au Cateau-Cambrésis. Vendredi 23 août 2013
Musée Matisse au Cateau-Cambrésis. Vendredi 23 août 2013

Ce ne sont pas des toiles, je ne sais trop comment c’est à classer, ce que montre ma première photo a été réalisé à l’encre et à la gouache sur papier. Il s’agit d’un projet de 1951, “La Vierge et l’Enfant”, pour la façade de la chapelle des Dominicaines de Vence, dont j’avais parlé dans mon article “Vence. Jeudi 1er octobre 2009”, avec la seconde de mes photos ci-dessus, qui montre la réalisation en céramique à partir du projet.

Musée Matisse au Cateau-Cambrésis. Vendredi 23 août 2013

1951 encore, mais cette huile sur toile, peinte à Nice, est la dernière œuvre qu’ait exécutée Henri Matisse. C’est la “Femme à la gandoura bleue”. Si les à-plats ont disparu, on retrouve les grandes touches de couleurs vives, avec toujours le rouge et le jaune, et le visage est esquissé de quelques simples touches qui suffisent à lui donner relief et personnalité.

Musée Matisse au Cateau-Cambrésis. Vendredi 23 août 2013

Nous avons fait un petit tour des œuvres graphiques de Matisse. Petit tour seulement, parce que ce musée est particulièrement riche de dessins, gravures, peintures de l’enfant du pays. Reste à jeter un coup d’œil sur son travail de sculpteur. Dès 1894, il a produit ce médaillon de bronze, intitulé “Profil de femme”, sa première œuvre sculptée. Cette femme est Caroline Joublaud, qui a été sa compagne de 1894 à 1897, avant qu’il épouse Amélie. Tout à l’heure nous avons vu “Marguerite au chapeau de cuir”, c’était la fille que Matisse a eue avec Caroline.

Musée Matisse au Cateau-Cambrésis. Vendredi 23 août 2013

Un peu plus tard, en 1900, avec “Le Serf” Matisse réalise une sculpture encore très réaliste mais déjà épurée, stylisée.

Musée Matisse au Cateau-Cambrésis. Vendredi 23 août 2013

Ce “Nu cambré”, de 1904, est un peu dans la même veine, mais il est très sensuel. L’œuvre qui sera coulée en bronze est réalisée par l’artiste en glaise: “C’était une jolie fille, un modèle parfait”, commente Matisse. “Je palpais son corps, mes mains enveloppant les formes, et puis je transmettais en terre l’équivalent de ma sensation”.

Musée Matisse au Cateau-Cambrésis. Vendredi 23 août 2013

Certes la technique d’un bas-relief sur médaillon et celle d’un corps, d’un buste, d’une tête sur une base, est très différente. Néanmoins, dans cette “Jeannette I” de 1910 on peut mesurer l’évolution de l’art de Matisse depuis son premier travail de 1894. Il écrit: “J’ai fini par découvrir que la ressemblance d’un portrait vient de l’opposition qui existe entre le visage du modèle et les autres visages, en un mot de son asymétrie particulière”.

Musée Matisse au Cateau-Cambrésis. Vendredi 23 août 2013

Le poli parfait de cette sculpture donnerait presque à croire qu’elle a été faite en marbre noir. Non, c’est également un bronze, mais le temps a passé, et c’est en 1927 que Matisse représente à Nice cette “Henriette II”. Henriette Darricarrère était ballerine et musicienne, elle est devenue pour Matisse un modèle pour ses tableaux beaucoup plus que pour ses sculptures. Entre autres, c’est elle qui, vêtue en odalisque, a pris la pose sur la photo que je publie plus haut, où nous le voyons occupé à la dessiner.

Musée Matisse au Cateau-Cambrésis. Vendredi 23 août 2013
Musée Matisse au Cateau-Cambrésis. Vendredi 23 août 2013
Musée Matisse au Cateau-Cambrésis. Vendredi 23 août 2013
Musée Matisse au Cateau-Cambrésis. Vendredi 23 août 2013

Je terminerai avec des plâtres qui ont servi à fondre des bronzes intitulés “Nu de dos” et que Matisse distingue en les appelant Dos I, Dos II, Dos III et Dos IV. Comme une sorte d’introduction à la visite du musée, nous avons vu dans la cour le bronze définitif de Dos I que je montre au début de mon article. Le premier état, de 1909, est réaliste, Matisse a modelé dans le plâtre son modèle comme il le voyait, ou presque. En 1913, le second état est certes encore réaliste mais nettement stylisé. On ne pourrait plus identifier le modèle. Pour le troisième et le quatrième états, de 1916 et –beaucoup plus tard– 1930, je citerai le musée: “Le troisième taillé avec violence s’oppose au dernier état puissant et apaisé que Matisse conservera dans son atelier”. Et aussi: “Le travail de Matisse s’est effectué en quatre étapes pour aboutir à l’un des sommets de sa sculpture, à l’équivalent en volume des grandes réalisations en deux dimensions que sont la Danse de Chtchoukine et celle de la fondation Barnes. Le passage du figuratif au monumental se développe crescendo”. Les deux peintures de la danse, par Matisse, évoquées dans ce texte sont visibles sur Internet. Je ne les reproduis pas ici parce que je ne les ai ni photographiées, ni même vues de mes yeux. Le musée Matisse du Cateau-Cambrésis fait aussi une large place à l’éditeur d’art Tériade. Parce que le thème est différent, j’en parlerai à part dans mon prochain article.

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Published by Thierry Jamard
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