Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 23:55
Paroikia, capitale de l’île de Paros. Du 11 au 17 avril 2014
Paroikia, capitale de l’île de Paros. Du 11 au 17 avril 2014

Nous avons quitté Santorin et naviguons vers Paros. Notre ferry, un Daewoo? Comme les ordinateurs, les fours à micro-ondes et les voitures? Je plaisante. En fait, nous savons bien que ce sont des sociétés sœurs, les voitures sont maintenant des Chevrolet et il y a bien longtemps que je n’ai plus vu d’ordinateurs de cette marque, je pense que ce secteur a disparu ou a été racheté et produit sous une autre marque. En revanche, on continue de voir dans les rayons de l’électroménager Daewoo. Mais là n’est pas le but de notre voyage.

 

Nous allons visiter l’île de Paros. Suivront des articles spécifiques concernant la célèbre église Ékatontapyliani, trois monastères, le musée archéologique, la Paros antique, des balades hors de la capitale, parce que le présent article ne va traiter que de Paroikia, la capitale de l’île. Et puis il y aura aussi un article sur l’île d’Antiparos et un autre sur l’île de Despotiko.

 

Mais d’abord quelques mots sur l’histoire de l’île. Enfin… plutôt beaucoup de mots! Dans des traces d’habitats du cinquième millénaire avant Jésus-Christ, les chercheurs ont mis au jour des dépôts de coquillages et d’arêtes de poissons. Réunis en un même endroit et à quelque distance de la mer, ce ne peut être que la “déchetterie” d’une société de marins pêcheurs. Puis un village non fortifié constitué de petites habitations a laissé sa marque des années 2300 à 2100 avant Jésus-Christ et a été habité sans interruption pendant un millénaire au moins. À cette époque, la Crète minoenne est florissante, elle est en relation avec les îles de l’Égée, et l’on retrouve sur le site archéologique de Paroikia des poteries crétoises, cycladiques, et de Grèce continentale. Comme ailleurs, les Mycéniens ont ensuite pris possession de l’île, et nous en verrons les traces à Koukounariès dans mon futur article intitulé La Paros antique. Du 14 au 17 avril 2014, à paraître le 27 janvier 2017 à 23h55. Une civilisation qui sera détruite à la fin du douzième siècle avant Jésus-Christ.

 

À l’époque archaïque, du neuvième au septième siècles, Paros est florissante; aux septième et cinquième siècles, elle s’organise en cité-état, elle voit se développer son commerce, sa culture. Et c’est à cette époque que vit le grand poète Archiloque (712-664), qui est né et a vécu à Paros avant d’aller, âgé d’une petite quarantaine d’années, ou d’une grosse trentaine, dans la toute nouvelle colonie créée à Thasos par son père Télésiclès en 684 (voir mon article Île de Thasos. 31 août et 1er septembre 2012). En 2012, j’avais déjà cité un vers d’Archiloque que je sais par cœur parce que je l’aime (mais c’est le seul vers de lui que je sache par cœur!):

Πόλλ᾽ οἶδ᾽ ἀλώπηξ, ἀλλ᾽ ἐχῖνος ἕν μέγα,

soit, en mot à mot “Le renard sait beaucoup, mais le hérisson une seule chose, grande”, c’est-à-dire “Le renard connaît mille ruses, le hérisson une seule, mais fameuse”, et cette ruse est, on le sait bien, de se rouler en une boule hérissée de piquants. Et voilà que, le soir de notre arrivée dans l’île, après une petite promenade, nous allons entrer dans notre gîte quand vient débouler dans nos pieds… un hérisson qui, immédiatement, se roule en boule et s’immobilise. Aucun doute, c’est l’âme d’Archiloque qui est venue nous accueillir dans son île natale!!!

 

Si la colonie de Thasos était riche de mines d’or, la mère patrie Paros était riche de ses carrières de marbre. Le fameux “marbre de Paros”, si fin, si pur, si blanc, qu’il reste translucide jusqu’à une épaisseur de trois centimètres et demi. À titre de comparaison, un autre marbre très réputé, celui de Carrare en Toscane, n’est plus translucide au-delà de deux centimètres et demi dans ses veines les plus pures. Praxitèle y a sculpté son célèbre Hermès (musée d’Olympie); de même, la Victoire de Samothrace, la Vénus de Milo, deux des plus fameuses œuvres exposées au Louvre, ont été sculptées dans le marbre de Paros.

Paroikia, capitale de l’île de Paros. Du 11 au 17 avril 2014
Paroikia, capitale de l’île de Paros. Du 11 au 17 avril 2014

Ci-dessus, nous voyons contre l’une de ces deux petites églises accolées quelques colonnes qui ont appartenu à un temple dorique d’Athéna construit au sixième siècle avant Jésus-Christ, vers 525, mais quand une partie de la colline s’est effondrée, entre 1260 et une date indéterminée du quinzième siècle, les trois quarts du temple ont basculé dans la mer. Il en restait encore des murs et des fondations quand, en 2002 (oui, oui, en notre vingt-et-unième siècle), on a abattu une maison qui s’appuyait sur ces restes, ne laissant presque plus rien de visible.

 

Mais au cinquième siècle, Athènes, qui s’est mise à exploiter son marbre du Pentélique, une montagne toute proche, stoppe ses importations de marbre de Paros; les autres clients de Paros, les cités ioniennes, déclinent, s’appauvrissent, et achètent moins de marbre; l’orgueilleuse Athènes, qui coiffe et dirige d’une main de fer la Ligue Athénienne, limite le commerce de ses cités satellites pour favoriser son propre commerce. Catastrophe pour Paros, dont les revenus fondent comme neige au soleil. Au début du cinquième siècle, ce sont aussi les Guerres Médiques, et à Marathon (490 avant Jésus-Christ) Paros se met du côté des Perses, qui vont être vaincus par le grand général Miltiade. C’est Hérodote qui nous raconte une anecdote à son sujet:

 

“Miltiade mena son expédition contre Paros, pour la raison que les Pariens avaient les premiers attaqué Athènes en envoyant une trière à Marathon avec la flotte du Perse. C'était un prétexte; en fait il en voulait aux Pariens depuis que Lysagoras fils de Tisias, un Parien, l'avait décrié auprès d'Hydarnès. Arrivé dans l'île, Miltiade fit assiéger par ses troupes les Pariens enfermés dans leurs murs, puis il envoya un héraut leur demander cent talents, faute de quoi, déclara-t-il, il ne se retirerait pas avant de les avoir anéantis. Les Pariens n'envisagèrent pas un instant de lui verser la moindre somme et ne pensèrent qu'aux moyens de sauver leur ville: entre autres inventions, ils fortifiaient la nuit les points faibles de leurs murailles en en doublant la hauteur. Jusqu'ici tous les Grecs rapportent les mêmes faits; les Pariens seuls y ajoutent ceci: Miltiade, disent-ils, se trouvait fort embarrassé lorsqu'une captive, une femme de Paros nommée Timô, qui servait dans le temple des Déesses Souterraines [Déméter et sa fille Perséphone], demanda à lui parler. Admise en sa présence elle lui conseilla, s'il tenait vraiment à prendre Paros, de se conformer à ses avis. Alors, sur ses indications, Miltiade gagna la hauteur qui est devant la ville et pénétra par escalade (car il ne put en ouvrir la porte) dans l'enceinte consacrée à Déméter Législatrice; après quoi, il gagna le sanctuaire dans quelque dessein particulier, pour toucher aux objets sacrés intouchables peut-être, ou pour autre chose. Au seuil même du sanctuaire, dit-on, brusquement pris de panique, il voulut s'en retourner par le même chemin, mais en sautant par-dessus les clôtures de pierrailles il se démit la cuisse, ou, selon d'autres, il s'abîma le genou. Cet accident le contraignit à s'en retourner, sans argent pour les Athéniens, sans avoir pris Paros, bien qu'il l'eût assiégée pendant vingt-six jours et eût ravagé l'île. Quand les Pariens surent que Timô, la sacristine des Déesses, avait guidé Miltiade, ils voulurent l'en punir et envoyèrent consulter l'oracle du Delphes, sitôt leur tranquillité retrouvée: ils firent demander au dieu s'ils devaient mettre à mort la servante des Déesses, coupable d'avoir indiqué aux ennemis le moyen de prendre sa patrie et d'avoir dévoilé à Miltiade des secrets interdits au sexe masculin. La Pythie ne le leur permit pas et leur déclara que Timô n'était point fautive: Miltiade devait mal finir, et Timô lui était apparue pour l'engager dans son malheur”.

 

Et en effet après son échec Miltiade est traîné en justice, son ennemi Xanthippe réclame sa condamnation à mort. Sa blessure s’est infectée, il est amené au tribunal sur un brancard. Ses proches plaident pour lui, évoquent Marathon, il s’en tirera avec une amende de cinquante talents. Sa blessure empire, il a la gangrène et meurt. C’est son fils qui devra s’acquitter des cinquante talents d’amende. Voilà comment Timô a, en effet, engagé Miltiade dans son malheur.

 

Dans un livre intitulé Paros II, Danièle Berranger-Auserve écrit: “Mais cette action d'Athènes à Paros est peut-être en rapport avec une autre intervention. En 392/391, nous voyons Athènes se manifester à nouveau devant Paros. Isocrate raconte qu'un certain Pasinos, dont nous ne savons rien par ailleurs, s'empare de Paros. On constate, à partir du témoignage de l'orateur, que l'île devait être alors une sorte de place financière dans laquelle on plaçait de l'argent. Il dit en effet: ‘Lorsque Pasinos s'empara de Paros, mes amis avaient la plus grande partie de leur fortune placée chez des hôtes de ma connaissance; car nous pensions que cette île était absolument en sécurité’. Il n'est pas certain que Pasinos soit athénien, mais il agit pour Athènes”.

 

Citons encore parmi les célébrités de l’île de Paros au cinquième siècle avant Jésus-Christ le sculpteur Skopas (né vers 420 et mort vers 330). Entre autres, il a participé au Mausolée d’Halicarnasse, l’une des Sept Merveilles du Monde.

 

Au quatrième siècle commence la christianisation de Paros, suite à l’édit de Constantin en 313. Nous verrons dans mon prochain article intitulé La Panagia Ékatontapyliani à Paros la chapelle Saint-Nicolas qui remonte à cette époque. Suivent des siècles obscurs où sévissent les pirates. Au sixième siècle, une jeune orpheline du nom de Théoctiste, née près de Méthymna dans l’île de Lesbos, est recueillie dans un orphelinat de religieuses et, plus tard, elle prononcera ses premiers vœux. Elle a dix-huit ans quand des pirates s’emparent d’elle avec bien d’autres victimes pour les vendre comme esclaves. Alors qu’ils font une escale à Paros, elle réussit à s’échapper et à se cacher jusqu’à leur départ. Elle va mener là une existence solitaire et sauvage pendant trente-cinq ans, son hagiographie ajoutant “dans la prière”: elle sera plus tard canonisée. On peut en conclure que l’île avait été désertée par ses habitants. Même, au neuvième siècle, elle devient une base de pirates arabes pour aller attaquer d’autres îles de l’Égée. En 911 (la date de 902 donnée par la plupart des sources est erronée) Himérios, amiral et “logothète du drome” (sorte de premier ministre) de l’empereur byzantin Léon VI, part pour la Crète se battre contre les Arabes qui ont pris possession de l’île depuis les années 820 et font des raids incessants en mer Égée, et il est accompagné d’un certain Niketas revêtu du titre de Magistros (représentant de l’empereur), haut dignitaire et homme de lettres, qui a laissé sa chronique du voyage; faisant escale sur Paros pour se mettre à l’abri d’une tempête, il dit n’avoir rencontré qu'un vieil ermite, Siméon, qui vivait seul depuis trente ans (plusieurs sites, y compris Wikipédia, répètent exactement la même chose dans les mêmes termes, faisant du copier-coller. Mais un article en anglais d’Alice-Mary Talbot publié en 1996 à Washington, complet et documenté, doté d’une riche bibliographie, confirme plus ou moins ce que j’ai trouvé sur Internet et semble digne de foi).

Paroikia, capitale de l’île de Paros. Du 11 au 17 avril 2014
Paroikia, capitale de l’île de Paros. Du 11 au 17 avril 2014
Paroikia, capitale de l’île de Paros. Du 11 au 17 avril 2014

Les siècles passent. En 1204 a lieu cette quatrième croisade dévoyée qui fait prendre Constantinople par les Francs, et voit un Empire Latin remplacer l’Empire Byzantin. Puis on se répartit le butin et en 1207 Paros est attribuée au Vénitien Marco Sanudo, avec Antiparos, Kimolos, Milos et Amorgos, et fait partie du duché de Naxos. À la suite de quoi en 1260 on construit le Kastro de Paroikia, citadelle vénitienne sur l’acropole de la ville. Mes photos ci-dessus montrent ce qu’il en reste aujourd’hui.

Paroikia, capitale de l’île de Paros. Du 11 au 17 avril 2014

À l’époque, le grand temple d’Athéna auquel je faisais allusion tout à l’heure est encore debout, puisque les Vénitiens y placent une citerne pour alimenter leur kastro. C’est pourquoi lorsque je parle de l’effondrement de la colline et du temple, je dis “après 1260”, donc après la construction du kastro et la création de la citerne dans le temple. Encore debout, donc, mais on va sans scrupules y puiser de quoi construire les murs du kastro, là et dans bien d’autres monuments antiques. Ma photo montre sans équivoque ces larcins. Les spécialistes y ont identifié entre autres des éléments provenant d’un temple archaïque de Perséphone, d’un trésor (petit bâtiment destiné à contenir les présents faits à un dieu) de la seconde moitié du cinquième siècle, d’un édifice et d’un portique de l’ancienne agora, d’un petit bâtiment de marbre du quatrième siècle, d’un portique dorique d’époque hellénistique, sans parler du temple d’Athéna qui lui était sur place.

 

La domination vénitienne n’a pas empêché les incessants raids de pirates. En outre, un impôt était exigé annuellement par le sultan et lorsque les Ottomans venaient prélever cet impôt sa perception était suivie de pillages et d’exactions de la part des soldats de la délégation. Et puis en 1537, Barberousse assiège et prend Paros, décime la population, et l’île passe de la domination vénitienne à la domination ottomane. Il faudra attendre 1830 pour que Paros rejoigne la Grèce libre.

Paroikia, capitale de l’île de Paros. Du 11 au 17 avril 2014
Paroikia, capitale de l’île de Paros. Du 11 au 17 avril 2014
Paroikia, capitale de l’île de Paros. Du 11 au 17 avril 2014

Mais assez parlé, bla-bla-bla. Promenons-nous. Au détour d’une ruelle, on tombe sur une toute petite église. Il y en a partout. Celle-ci, c’est l’église des Pammégistôn Taxiarchôn, les Très Grands Archanges. Il s’agit de Michel et Gabriel. Je répète en plus gros plan cette belle Annonciation qui figure sur la Porte Royale de l’iconostase.

Paroikia, capitale de l’île de Paros. Du 11 au 17 avril 2014
Paroikia, capitale de l’île de Paros. Du 11 au 17 avril 2014
Paroikia, capitale de l’île de Paros. Du 11 au 17 avril 2014

De la rue qui longe la mer, en marchant sous le mur de soutènement de l’acropole (c’est plus qu’un rempart, puisque nous avons vu que cette colline s’est effondrée entre le treizième et le quinzième siècle) on aperçoit d’autres églises. Celle-ci, je devrais plutôt le dire au pluriel, celles-ci, parce qu’il y en a deux qui sont jumelées et qui communiquent l’une avec l’autre, ce sont l’église de Saint-Constantin et, avec son portique, l’Annonciation de la Vierge. Les fondations reposent sur celles du temple d’Athéna. Ce temple était très grand et s’étendait depuis l’endroit que nous avons vu tout à l’heure jusqu’au-delà de ces églises puisqu’une partie s’en est effondrée au bas de l’acropole.

 

Je sais à quel point il convient de se méfier des sites Internet. N’importe quel amateur peut y raconter ce qu’il veut ou ce qu’il croit savoir. Toutefois j’ai trouvé un site qui semble sérieux et digne de foi qui, après avoir dit quelques mots de Saint-Constantin, ajoute que “ la petite église voisine de l’Annonciation de la Vierge Marie a été bâtie en 1260 après J.C. par le Duc vénitien de Naxos”. Et puis, dans un livre très fouillé et qui, lui aussi, semble donner toutes les garanties souhaitables, je lis (je traduis de l’anglais): “La seule église de Paros datant de la période Byzantine est la chapelle voûtée de Saint-Georges Thalassitis, à Pisso Livadi”. Très bien, en 1260 l’Empire Byzantin n’existait plus à Paros et ne reviendrait que sur une partie de son ancien territoire et pour un temps limité avant d’être définitivement enterré par la conquête ottomane. Mais où les choses se compliquent, c’est quand l’auteur dit, plus loin: “L’église de l’Annonciation (1752) mitoyenne de l’église de Saint-Constantin a, sur son côté sud, un exonarthex avec une arcade [etc., etc.]”. Alors, 1260 ou 1752? Il y a quand même presque cinq cents ans d’écart! En donnant mon avis, je prends un gros risque, parce qu’en fait je ne suis nullement qualifié pour trancher le débat, mais il me semble qu’au treizième siècle on hésitait moins qu’au dix-huitième siècle à piller les ruines antiques; or les colonnes de cet exonarthex ont été visiblement récupérées d’un monument antique. À moins que ces deux dates ne correspondent, la première à la construction, la seconde à une restructuration.

Paroikia, capitale de l’île de Paros. Du 11 au 17 avril 2014
Paroikia, capitale de l’île de Paros. Du 11 au 17 avril 2014
Paroikia, capitale de l’île de Paros. Du 11 au 17 avril 2014

Alors si je ne peux pas parler sereinement des églises de Paroikia, contentons-nous de nous promener dans les rues et d’apprécier cette charmante petite ville. Mais qui doit quand même connaître des orages sévères, quand un compare la largeur et la profondeur du canal d’écoulement avec la largeur de la rue sur la droite de l’image.

Paroikia, capitale de l’île de Paros. Du 11 au 17 avril 2014

Il est indispensable que je montre ce moulin qui accueille le visiteur sur le front de mer. La plupart des Cyclades ont conservé ici ou là un ou plusieurs moulins, comme une marque de leur identité.

Paroikia, capitale de l’île de Paros. Du 11 au 17 avril 2014

Je ne dois pas oublier que Paros est une île, il me faut aussi montrer la mer. Cette photo est prise du pied de l’acropole en direction du port. Je ne suis nullement en bateau, je suis à côté du moulin.

Paroikia, capitale de l’île de Paros. Du 11 au 17 avril 2014

Pour ne pas tomber, il faut regarder à ses pieds. Et en regardant à ses pieds, on voit parfois des choses qui n’ont rien à voir avec les curiosités touristiques. Sur cette plaque de fonte, je lis Saint-Gobain Solinourgeia. Il s’agit de la filiale athénienne de notre multinationale française. Dois-je m’écrier “cocorico”?

Partager cet article

Repost 0
Published by Thierry Jamard
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog de Thierry Jamard
  • : Un long, long voyage d'observation et de description culturelle à travers l'Europe. Paysages, histoire, architecture, peinture, sculpture, mythologie et religions, société, tout ce qui me tombe sous les yeux.
  • Contact

Recherche