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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 23:28

Hier, la batterie de l’ordinateur ne m’a pas permis de terminer le récit de la journée. En effet, après Vézelay et la Bourgogne, nous sommes passés par Clamecy. Il faisait déjà sombre pour les photos, les monuments étaient fermés. Bah, nous avons quand même fait un petit tour rapide de la ville avant de remonter en voiture.

Ci-contre, j'ai pu prendre in extremis une image souvenir de notre passage à Clamecy alors que le soleil n'était pas encore couché. Il s'en fallait de peu.  Les autres sont noires, bougées, bref mieux vaut ne pas les présenter. Et donc, nous sommes repartis pour nous rendre dans un bien agréable camping à la ferme.

 

Magnifique maison, encore en mauvais état mais en cours de restauration, en trois corps des 16ème, 17ème et 18ème siècles, sur un vaste terrain fortement vallonné. Nous étions les seuls campeurs, sans doute les derniers de la saison. Alors que nous étions en train de dîner, nous avons entendu un drôle de petit cri, et puis nous avons eu l’impression d’une présence : par la fenêtre de ma portière, que j’avais oublié de fermer, était entré un petit chat noir et blanc qui me rappelait un peu Léo, le chat de Laurent, mon ex-adjoint, ex-voisin et ami (pas ex-, j’espère, sur ce dernier point), mais alors que Léo, en excellent comédien, faisait habituellement semblant d’être effrayé par ma vue et s’enfuyait dès que j’étais à cinq mètres de lui mais parfois aussi venait spontanément se frotter dans mes jambes et quêter des caresses, ce chat-là au contraire s’est installé chez nous sans vergogne, se couchant sur la banquette, prenant notre place dès que nous nous levions, ou s’installant sur nos genoux en ronronnant, et puis réclamant à boire et vidant coup sur coup cinq coupelles de lait, s’enfilant proprement un reste de macaronis, refusant carrément de sortir quand nous lui ouvrions la porte ; et quand nous sommes allés au lit et que Natacha l’y a mis, il a sauté à bas, est retourné sur la banquette et s’est endormi profondément. Vers cinq heures du matin, il s’est réveillé et a demandé à sortir. Il est parti pour ne plus reparaître, notre ami d’un soir.



 

"Nevers, Nevers". Cela évoque pour moi le film Hiroshima mon amour d’Alain Resnais. Mais c’est aussi (ou surtout) une ville riche de beaux monuments, comme la cathédrale Saint-Cyr Sainte-Juliette ou le palais ducal. Sur ce palais ducal, une plaque a touché le cœur de Natacha, dont la ville de Grodno était polonaise jusqu’à 1939 : "En ce palais ont vécu deux princesses nivernaises qui devinrent reines de Pologne : Louise-Marie de Gonzague épouse de Ladislas IV puis de Jean Casimir, et Marie de Lagrange d’Arquian épouse de Jean Sobieski. Leur influence s’est exercée sur 51 années de la vie polonaise de 1645 à 1696".



 

Nous avons traversé Moulins mais hélas, faute de temps, nous ne nous sommes pas arrêtés, nous dirigeant immédiatement sur le centre commercial situé en sortie de ville, là où les panneaux nous promettaient un McDo permettant des connexions Internet. C’est là que j’ai pu alimenter mon blog.

 

Mais, dès nos batteries vidées, nous sommes repartis pour Vichy. Là encore il n’était pas tôt, mais nous avons pu trouver une place de stationnement et nous balader à pied avant le crépuscule. Que de beaux bâtiments ! Beaucoup d’anciens hôtels de luxe transformés en appartements… pourquoi ? Peut-être par honte d’un passé où ils ont hébergé des collaborateurs avec les nazis ? Peut-être parce que la mode de cette ville est un peu passée ? Parce que ses eaux attirent moins que celles d’autres stations en vogue ? Je l’ignore. Mais nous sommes restés en contemplation du casino opéra.

 

Passant par les rues de la ville, nous n'avons pas croisé grand monde, seulement quelques personnes âgées promenant leur toutou pour lapromenade pipi du soir. Iln'était pourtant que 20 heures environ. Mais par les vitres des restaurants, nous pouvions apercevoir bien des gens attablés, et alors que nous nous faisions la remarque que tout  paraissait triste, que les dîneurs ne souriaient pas et bien souvent donnaient l'impression de ne même pas discuter le coup, nous avons remarqué que sur les tables les seules bouteilles étaient des bouteilles d'eau de Vichy. Je ne veux pas critiquer cette excellente eau, mais enfin... pour exciter la gaieté... pour échauffer les esprits... pas de risque de se faire sucrer des points sur le permis de conduire en rentrant à la maison après un repas bien arrosé de cette façon.



Quand le jour a commencé à décliner, nous sommes partis pour Clermont-Ferrand, ou plus précisément pour le camping**** de Royat. J’ignore si le GPS m’a fait prendre le seul chemin possible ou s’il y aurait eu un autre choix, mais les rues d’accès montent en pente extrêmement raide, et les nombreux démarrages en côte après les feux, les panneaux de stop, les passages difficiles et étroits, ont fait puer et fumer l’embrayage de notre trop lourd engin. Il y a eu aussi un passage sous un tunnel en voie unique, haut mais très étroit où il n’y avait pas trois centimètres entre les rétroviseurs et la paroi. Mais nous sommes arrivés sans encombres pour dîner et passer la nuit. Ici, pas de compagnon félin…

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Published by Thierry Jamard
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