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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 10:43

Comme prévu, nous nous sommes levés ce matin à une heure raisonnable pour avoir le temps de retourner à Aix visiter la cathédrale Saint-Sauveur avant de filer sur Marseille. Puisque nous ne prenons pas une troisième nuit au camping, nous ramassons tout notre matériel et embarquons dans notre véhicule. Évidemment, je me garde bien de tenter de pénétrer dans la ville et ses ruelles étroites et tortueuses avec mon espèce de camion., et je suis le boulevard circulaire qui encercle la ville et, par chance, je trouve une place légale et d’accès aisé.


 

Ci-dessus, on voit le baptistère, tout de suite à droite (au sud) en entrant. L’image suivante a une histoire : c’est un Enfant Jésus en cire, habillé de somptueux vêtements soyeux, qui porte les instruments de la Passion, tel que l’a vu dans une vision, en 1658, une mystique aixoise du nom de Jeanne Perraud. Puis cette amusante image d’un monstre et d’une sainte : c’est sainte Marguerite que le diable, sous la forme d’un terrible (?) dragon, a engloutie d’une seule bouchée. Mais, fort heureusement, la sainte avait eu le temps de faire son signe de croix, alors le dos du dragon s’est entrouvert pour laisser sainte Marguerite en sortir saine et sauve. Et si elle n’avait pas eu le temps de se signer, question de secondes, sa foi n’aurait-elle pas suffi à la sauver ? À moins –quel mécréant je fais, je n’envisage pas l’autre hypothèse– que, justement, en raison de sa foi, une puce ne soit venue piquer le dos du dragon qui, perdant à se gratter les secondes fatidiques, a laissé sainte Marguerite faire le signe de croix salvateur. Pourquoi un ange ne pourrait-il pas prendre la forme d’une puce ? La quatrième photo représente le grand vitrail au-dessus du portail principal, à l’ouest.

 

Nous avons tourné, cherché partout le célèbre triptyque du Buisson Ardent de Nicolas Froment. Seul, sur un pilier, un panneau présentait de petites photos, l’œuvre en entier, quelques détails, le tout accompagné d’un laïus historique et explicatif. Alors je suis allé demander à la personne de l’entrée où se cachait ce triptyque. Il est en restauration, on ne peut le voir. Et nous qui sommes revenus spécialement à Aix pour le voir… Cela me rappelle le trajet fait spécialement de notre location près d’Albi vers Toulouse pour voir au musée des Augustins Notre-Dame de Grasse, cette belle Vierge navrée. Nous arrivons, nous entrons et, juste en face de l’entrée, un grand piédestal nu, à l’exception d’un petit écriteau posé dessus : la Vierge est en restauration.

 

Bon. Nous retournons au camping-car et partons vers Marseille. Arrivés à la Canebière, nous la descendons vers le Vieux Port, puis nous tournons pendant plus d’une heure sans trouver une seule place en surface, les parkings souterrains nous étant bien évidemment interdits, question hauteur. J’ai voulu tenter ma chance vers la gare St-Charles, je suis les panneaux indiquant le parking et je me retrouve, dans une voie en sens unique, face à un panneau annonçant une hauteur limitée à 2,40 mètre ou je ne sais plus combien, mais pas assez pour nous. Impossible de faire demi-tour sur cette voie étroite et, de plus, que ferais-je en sens interdit ? Personne derrière, je fais donc marche arrière sur près de 100 mètres en pilant sur place plusieurs fois, les gens se jetant à traverser sous mes roues. Après encore une demi-heure de recherches désespérées, nous décidons de quitter Marseille sans avoir mis sur la terre phocéenne un seul de nos vingt orteils.


 

Nous nous consolons en recherchant de petites routes pittoresques dans l’arrière pays, et cela nous amène au Tholonet, où nous cassons une petite croûte sur un parking au milieu de la forêt. Cherchant dans notre guide un camping qui nous rapproche de Toulon, nous trouvons tout au contraire à seulement trois ou quatre kilomètres une adresse au pied de la Montagne Sainte-Victoire, ce paysage fétiche de Cézanne. Voilà, c’est là que nous allons passer la nuit, d’autant que l’on peut y disposer d’une connexion wi-fi gratuite. Avant de dîner, nous faisons une expédition photo vers cette montagne qui, c’est bien vrai, change de couleur et d’apparence tous les quarts d’heure. Nous nous régalons. Au gré de nos déambulations dans la nature, nous tombons sur un ravin de terre rouge sang qui nous donne, à l’un et à l’autre, l’envie de nous livrer à des expériences photographiques. Et j’enchaîne sur des photos du ciel. À la suite de quoi nous rentrons au bercail.


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Published by Thierry Jamard
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