Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 21:03

Ayant manqué, hier, la maison-musée de Renoir, nous nous y rendons aujourd’hui en gardant notre place de camping pour la prochaine nuit.

 

 

Il s’agit d’une maison qu’il s’était fait construire et où chaque année il passait l’hiver de 1907 à sa mort en 1919. Depuis toujours il avait été extrêmement frileux, mais depuis qu’il souffrait de polyarthrite rhumatismale, cette maladie qui l’a torturé pendant ses vingt dernières années jusqu’à le contraindre à l’usage d’un fauteuil roulant, il appréciait le climat plus doux de la Côte d’Azur qui soulageait un petit peu ses douleurs. La plupart des pièces présentent des objets, des meubles, des lustres qui ont été d’abord prêtés par les descendants, puis donnés au musée, mais l’ameublement d’époque est loin d’être complet. En revanche, dans son atelier, il y a beaucoup de souvenirs de Renoir, son chevalet, son fauteuil roulant, sa canne, sa cape, etc. Sa salle de bains, très moderne pour l’époque, est intacte.


Dans cette maison, il y a plusieurs toiles, des dessins, mais aussi quelques sculptures, par lui-même qui s’est mis à cette forme d’art avec l’aide d’un ami, et par d’autres qui ont représenté non seulement Renoir mais aussi sa famille. Les photos étant interdites dans le musée, même sans flash, je ne peux montrer ici ce que nous avons vu, mais elles sont autorisées dans le parc, le grand parc planté de vieux oliviers et d’autres espèces botaniques. Là se trouve cette statue, œuvre de Renoir. D’après son fils Jean, le célèbre cinéaste, Auguste Renoir utilisait comme modèles, aussi bien pour ses toiles que pour cette sculpture, ses jeunes servantes. Je veux bien croire (j’en suis même convaincu en regardant ces tableaux) que le peintre portait sur elles un regard esthétique et plastique et non pas sexuel. Il n’empêche : j’ai du mal à imaginer aussi bien ses pensées à lui que les leurs à elles quand, ensuite, en robe noire et petit tablier de dentelle, elles venaient le servir à table. La même attitude peut-elle se retrouver avant et après avoir posé nues comme des vers pendant plusieurs heures ?

 

Parce que nous y avons l’un et l’autre trouvé beaucoup d’intérêt, nous avons passé beaucoup de temps, tant dans la maison que dans le parc, et puis à la boutique Natacha s’est offert le catalogue bien illustré de ce musée, et moi l’édition Folio du livre de Jean Renoir : Pierre-Auguste Renoir, mon père. Ce devrait être passionnant, si j’en crois les quelques extraits placardés sur les murs de la maison à titre d’explication des lieux. Nous avons fini la journée à Antibes, nous promenant sur le port de plaisance puis dans la vieille ville. Le temps ensuite de retrouver le McDo où nous connecter à Internet, nous disposons d’une grosse demi-heure, pas plus, avant la fermeture.

Partager cet article

Repost 0
Published by Thierry Jamard
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog de Thierry Jamard
  • : Un long, long voyage d'observation et de description culturelle à travers l'Europe. Paysages, histoire, architecture, peinture, sculpture, mythologie et religions, société, tout ce qui me tombe sous les yeux.
  • Contact

Recherche