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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 21:59
781a1 Le Nouveau Château de Grodno, gravure du 18e siècle
 
781a2 Salle du Nouveau Château, Grodno
 
781a3 Grodno, Nouveau Château, salle des portraits
 
En montrant des vues de Grodno dans mon dernier article, je suis passé un peu rapidement sur le palais royal du dix-huitième siècle, appelé "le nouveau château" parce qu’il se trouve juste en face du "vieux château" du seizième siècle. Aujourd’hui, j’y reviens, avec l'intention d’y pénétrer, autant pour parcourir l’intérieur que pour voir les œuvres présentées dans le musée qu’il abrite. J’y étais déjà venu il y a quelques années, mais je souhaite en faire profiter mes lecteurs, et de toute façon c’est avec plaisir que je reverrai ses collections. Ci-dessus, une gravure réalisée au dix-huitième siècle, à l’époque où il était habité par le roi Stanislas Auguste Poniatowski, et deux salles du palais. On voit, sur la troisième photo, que la salle est réservée à de grands portraits en pied. J’y reviendrai tout à l’heure.
 
781b Grodno en 1600
 
Puisque j’ai logiquement (je crois) commencé par montrer l’extérieur du palais dans lequel nous avons pénétré, je continue ici avec une gravure représentant la ville en 1600.
 
781c1 Maxime Bogdanovitch par Ianouchkevitch, 1990
 
781c2 Maxime Bogdanovitch par Astafev, 1981
 
781c3 Maison de Bogdanovitch à Grodno, Niamtsov, 1981
 
781c4 Bogdanovitch et sa mère, par Markavets (1981-1985)
 
Le pays, la ville et le musée célèbrent en ce mois de décembre les 120 ans de la naissance d’un grand poète biélorusse, Maxime Bogdanovitch. Je note au passage que j’ai trouvé un rapport du Conseil Exécutif de l’UNESCO daté de mai 1991 préparant la célébration du centenaire en décembre suivant, dans "la RSS de Biélorussie". La RSS, la République Socialiste Soviétique… fin mai… ne se doutant pas qu’en décembre, l’URSS aurait implosé et que cette RSS n’existerait plus en tant que telle. Le mieux, au sujet de cet écrivain, est que je transcrive ici le texte de l’UNESCO (seulement publié en français, arabe et chinois. Pourquoi pas anglais ou russe, je l’ignore) :
 
"L’éminent poète biélorusse Maxime Bogdanovitch, qui fut aussi traducteur littéraire, critique et publiciste, est né à Minsk (Biélorussie) le 9 décembre (27 novembre de l’ancien calendrier) 1891 et mort avant l’âge de 26 ans, le 25 mai 1917.
Intimement liée à la poésie populaire, son œuvre littéraire est tout imprégnée de l’amour des êtres et de son terroir. Son recueil de poèmes La couronne, publié en 1913, a exercé et exerce encore une grande influence spirituelle sur les sentiments et le caractère du peuple. Sa poésie lyrique est très fortement marquée par les thèmes comme la solidarité humaine, les sentiments d’humanité et la dignité de la ‘personne humaine.
M. A. Bogdanovitch a traduit dans sa langue nationale de nombreuses œuvres littéraires d’auteurs slaves, russes, ukrainiens, polonais et serbes en particulier, contribuant ainsi au renforcement des liens et de la compréhension mutuelle entre les peuples. Enfin, Maxime Bogdanovitch est aussi l’auteur de toute une série d’articles de critique littéraire et de chroniques journalistiques".
 
Sur mes photos ci-dessus qui le concernent, d’abord une tête de gypse par le sculpteur Ianouchkévitch, en 1990. Puis un bronze sur granit d’un autre artiste, Astafiev, en 1981. Ensuite, sa maison à Grodno par Niamtsov, 1981 et enfin avec sa mère, tableau de Markavets intitulé Mère et fils et daté 1981-1985.
 
781d1 le grand chancelier du GDL, Lev Sapiega
 
Nous voici dans la grande salle des portraits en pied. J’ai choisi ici trois photos. Celle-ci représente le grand chancelier Lev Sapiega (1557-1633). Un jour que son père, staroste (gouverneur) d’une région actuellement en Pologne, lui a demandé de rencontrer en son nom le roi Stéphane Bathory, un Hongrois prince de Transylvanie élu sur le trône de Pologne mais qui ne maîtrise ni le polonais, ni le biélorusse, Lev a trouvé la solution de s’exprimer en latin. Impressionné, le roi le nomme secrétaire du grand-duché de Lituanie alors qu’il n’est âgé que de 23 ans. Plus tard, le roi de Pologne étant élu par l’assemblée des nobles, Sapiega devenu vice-chancelier du grand-duché use de son influence pour faire élire un Suédois, le prince Sigismond Auguste. Le nouveau roi lui demande alors de compiler toutes les lois diverses en usage ici ou là dans ses états et de rédiger à partir de tout cela un statut unique, applicable sur toutes ses terres (Pologne et grand-duché de Lituanie). Deux ans plus tard, en 1588, ce statut que Sapiega a fait imprimer à ses frais, est approuvé à Varsovie par l’assemblée des nobles sous le nom de "Statut du grand-duché de Lituanie". Les libertés publiques, les libertés individuelles, les dispositions humanitaires, font de ce statut un document tellement progressiste, tellement moderne, qu’on le croirait plutôt rédigé au siècle des Lumières qu’en cette fin de seizième siècle. Et quand on voit le peu de respect des droits de l’Homme en Biélorussie aujourd’hui, on se dit que le remettre en vigueur serait un gros progrès, si j’en crois les quelques extraits que j’ai eu l’occasion d’en lire. Comme prix de ce remarquable travail, le roi nomme Sapiega grand chancelier du grand-duché, la plus haute fonction. On comprendra la place qu’il occupe dans l’âme des Biélorusses et dans leur histoire.
 
 781d2 Tadeus Kosciusko, héros polonais et des USA
 
Tadeus Kosciusko qui est représenté ici (détail), et dont le frère est l’ancêtre direct de Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM pour les journalistes), notre ministre de l’environnement, est né dans le grand-duché, dans un village au plein ouest de l’actuelle Biélorussie, en 1746. J’ai montré, dans mon récent article sur Varsovie, le rectorat d’université installé dans un bâtiment où le roi Stanislas Auguste Poniatowski a créé l’école du corps des cadets, et c’est là qu’entre en 1765 notre Tadeus. En 1769, titulaire d’une bourse octroyée par le roi, il part cinq ans étudier à Paris, dans cette France d’avant la Révolution, qui va beaucoup le marquer politiquement. En 1772, Prusse, Autriche et Russie se sont partagé la plus grande partie de la Pologne, et quand Tadeus rentre en 1774 il n’y a plus de place pour lui dans une armée polonaise réduite à presque plus rien, aussi émigre-t-il en France, où il est recruté par Benjamin Franklin pour participer à la Guerre d’Indépendance américaine qui vient d’éclater. Dès 1776, il est fait colonel d’un régiment du génie. En 1783, il est promu général de brigade et obtient la nationalité américaine, ainsi que des terres et de l’argent, dont il emploie la plus grande partie à acheter l’affranchissement d’esclaves noirs. Rentré en Pologne en 1784, il s’installe sur le domaine familial où il s’empresse de libéraliser la situation des serfs attachés à ses terres, affranchissant toutes les femmes et limitant la corvée des hommes à deux jours par semaine. En 1789 il est engagé comme général de division dans l’armée polonaise rénovée. La constitution américaine de 1787 a été la première du monde. La Pologne promulgue la sienne, deuxième du monde, le 3 mai 1791, juste quatre mois avant la constitution française du 3 septembre 1791. Catherine II de Russie marche alors sur la Pologne qui devient dangereuse. Le courage et le génie militaire de Kosciusko lui font remporter plusieurs victoires et essuyer aucune défaite, mais le roi Stanislas Auguste choisit de capituler. Kosciusko, alors, émigre à Leipzig pour préparer un soulèvement contre l’occupation russe en Pologne. En 1792, la France révolutionnaire lui accorde la nationalité française en raison de sa lutte pour la liberté. Après le deuxième partage de la Pologne entre la Prusse et la Russie en 1793, Kosciusko passe à l’attaque, chef suprême des forces polonaises et lituaniennes (donc aussi biélorusses sans en avoir le nom). Mais après quelques succès il est fait prisonnier et envoyé à Saint-Petersbourg. Quand, en 1796, le tsar Paul I le libère, il s’exile en France dans le village de La Genevraye, au sud de la Seine-et-Marne, non loin de Nemours et s’investit dans le développement et l’amélioration du village et des environs. La municipalité lui rend hommage chaque année depuis qu’en 1814, il s’est avancé en criant "Je suis Kosciusko" vers des cosaques russes qui commettaient des exactions sur les paysans, stoppant ainsi ces cosaques intimidés. Il a poursuivi son action en faveur d’une reconstitution de la Pologne, s’est rendu en 1817 à Vienne puis chez un ami en Suisse où il est mort des suites d’une chute de cheval.
781d3 Constantin Ostrogski
 
Les Ostrogski sont une vieille famille ruthène (peuple dont l’essentiel est d’Ukraine) de la très haute aristocratie, possédant des terres extrêmement étendues (24 villes, 10 bourgs, plus de 100 villages) entre le sud de la Biélorussie et assez profondément vers le sud de l’Ukraine. Leur nom, Ostrogski, signifie "d’Ostrog", parce que la principale de leurs villes était Ostrog, dans le nord-ouest de l’Ukraine, où aujourd’hui encore on peut voir le donjon de leur château. Le prince Constantin Ostrogski (vers 1460-1530), que l’on voit ici, est sans doute le plus illustre représentant de cette famille. Duc de Lituanie, il a été grand hetman (commandant militaire suprême) du grand-duché à partir de 1497 et jusqu’à sa mort. C’est à ce titre que, lorsque le grand-duché s’est trouvé en guerre contre une coalition russo-polonaise, en 1514, il a remporté sur les Russes une éclatante victoire lors de la bataille d’Orcha (plein est de la Biélorussie). Au titre de grand hetman, il en a ajouté d’autres, châtelain (administrateur territorial représentant les prérogatives du roi sur la noblesse et le clergé) de Vilnius en 1511, voïvode (commandant militaire) de Trakai, en Lituanie actuelle, en 1522. Lorsque le O russe n’est pas accentué, il se prononce A, aussi le biélorusse a-t-il simplifié l’orthographe en écrivant A. C’est ainsi que le nom de ce Constantin Ostrogski est écrit, sur ce tableau, KANSTANTSIN ASTROJSKI en langue et caractères biélorusses, cette langue utilisant un alphabet cyrillique très légèrement différent de celui du russe.
 
781e1 Les Tisseuses de Sloutsk, par Pantsiouk, 1981
 
Quelques tableaux, maintenant. J’aime beaucoup le caractère traditionnel de la scène peinte ici par Pantsiouk en 1981, Femmes de Sloutsk qui tissent. Sloutsk est une ville du centre de la Biélorussie, plutôt petite mais pas minuscule, avec plus de 61000 habitants aujourd’hui et environ 45000 à l’époque où le tableau a été peint. Les femmes de Sloutsk ne portaient plus le costume traditionnel depuis longtemps, même à la campagne, mais l’art était soumis à la décision politique et il s’agissait de montrer le pays traditionnel au travail. Et même si l’artiste n’a pas été libre de son sujet, je trouve le résultat assez réussi.
 
 781e2 Bataille de Leipzig
 
Napoléon a essuyé la terrible retraite de Russie en 1812, il s’est replié jusqu’à l’Elbe, perdant ses conquêtes de Pologne et de Prusse. Là, il se trouve confronté à une coalition de toute l’Europe, Russie, Angleterre, Prusse, et même son ancien maréchal Bernadotte qu’il a lui-même mis sur le trône de Suède et qui, en échange de la Norvège, trahit son ancien empereur. Il s’y adjoint l’Autriche, précédemment neutre et dont il a refusé l’arbitrage. Le front ennemi est étalé sur tout le cours de l’Elbe. Du 16 au 18 octobre 1813 a lieu près de Leipzig une gigantesque confrontation. Malgré plusieurs épisodes de succès et la résistance de ses troupes, Napoléon se rend compte que c’est une défaite qui se prépare pour lui, aussi décide-t-il, dans la nuit du 18, de faire retraite. Le tableau ci-dessus, de B. Mazurowski, est intitulé La Vie des cosaques de Leipzig.
 
Pour nous qui nous intéressons à la Pologne, il est important de dire ici un mot du prince Jozef Poniatowski. Il a d’abord servi en Autriche comme aide de camp de l’empereur, mais rentre en Pologne en 1789. Général, il commande l’armée polonaise d’Ukraine contre les Russes en 1792. En 1794, après deux partages de la Pologne, il s’engage comme simple soldat dans l’armée insurrectionnelle de Kosciusko, qui, lorsque son pays n’existe plus à la suite du troisième partage, lui confie le commandement d’une division. Mais la Pologne n’est pas reconstituée. En 1806, le roi de Prusse Frédéric-Guillaume III le nomme gouverneur de Varsovie. Mais voilà que Napoléon reconstitue de grand-duché de Varsovie. Poniatowski, alors, passe du côté français. Il est fait généralissime et ministre de la guerre du grand-duché. Son armée polonaise combattra désormais dans les campagnes napoléoniennes. Il s’illustre à la bataille de la Moskova, est blessé à la Bérézina. À Leipzig, le 16 octobre 1813, Napoléon le fait maréchal en raison de ses qualités de tacticien et de son courage dans plusieurs des batailles qui viennent de précéder. Pendant les trois jours de la bataille de Leipzig, ses troupes polonaises vont jouer un grand rôle, avec héroïsme. Lors de la retraite, le 19, il risque d’être fait prisonnier, alors il tente de franchir à cheval une rivière mais il est abattu par ses poursuivants.
 
781e3 Maslenitsa (carnaval), 1915-1916 par Koustodiev
 
Typique aussi, ce traîneau dans la neige sur un fond d’églises à bulbe. Œuvre de Koustodiev, il est daté de 1915-1916. Le religion orthodoxe a, contrairement aux allégements de la religion catholique, maintenu la rigueur des restrictions du carême. Ni viande, ni huile d’olive (ou autres corps gras, mais ici on est en pays de culture huile d’olive) pendant les quarante jours du carême. Avant de "faire maigre" à partir du Mercredi des Cendres, le catholicisme admettait de "faire gras" au cours d’un carnaval. C’est ce que l’on appelle le Mardi Gras. L’orthodoxie étant beaucoup plus exigeante ensuuite, c’est toute une semaine qui est grasse. Cette fête, ce carnaval, cette semaine au cours de laquelle on a coutume de manger des crêpes, s’appelle Maslenitsa. Or en russe, le beurre, l’huile, la graisse, sont désignés d’un même mot, masla. Si je raconte tout cela, c’est parce que ce tableau est intitulé Maslenitsa. On peut donc imaginer que ces gens en traîneau se dirigent vers la ville pour y faire la fête, et il y a beaucoup de neige parce que l’on est en février.
 
781f1 tapisserie de Svistounovitch, 1981
 
Ceci n’est plus tout à ait une peinture, puisque c’est une tapisserie. L’artiste Svistounovitch, qui l’a réalisée en 1981, l’a intitulée Apocryphe. Comme un texte attribué à quelqu’un qui n’en est pas l’auteur. Or je vois un champ de blé parsemé de coquelicots et de bleuets, des hirondelles qui volent dans un ciel serein, au sol une colombe (de la paix). Et dans ce cadre, un vieillard à barbe blanche entre deux autres personnages. Les vêtements pourraient être bibliques. Ce pourrait être Booz. Partant de ces constatations, et considérant le contexte politique de l’URSS de 1981, fin de l’ère Brejnev qui sera remplacé en 1982 par Andropov, président du KGB depuis 15 ans, je pense que l’intention est de dire qu’attribuer à un Dieu l’œuvre de la nature est aussi illusoire que d’attribuer un texte à quelqu’un qui ne l’a jamais écrit.
 
781f2 Vase représentant saint Hubert, 17e-18e siècle
 
Passons à quelques objets. Ce vase, daté de façon très vague 17e-18e s. et sans aucune mention de son origine représente sur son flanc saint Hubert. Or depuis le seizième siècle le blason de Grodno représente un cerf bondissant, avec un crucifix entre ses bois, évoquant évidemment saint Hubert, patron des chasseurs. Ce seigneur franc (656-727) était si passionné de chasse qu’il ne put résister à la tentation d’aller chasser un Vendredi Saint au lieu d’aller assister à l’office religieux. Lui apparut alors un cerf blanc avec une croix lumineuse entre ses bois, qu’il poursuivit jusqu’à ce qu’une voix lui prescrive d’aller auprès de l’évêque de Maastricht, Lambert, et de se convertir. Ce qu’il fit. Peu après, il perdit sa femme, il distribua alors aux pauvres toutes ses richesses, renonça au profit de son jeune frère à l’héritage de la couronne de duc d’Aquitaine qui aurait dû lui revenir à la mort de son père et il se fit ordonner prêtre. Quand saint Lambert fut assassiné, c’est Hubert que l’on désigna pour lui succéder. Lambert, puis Hubert, ont œuvré à diffuser le christianisme dans les Ardennes, dont seules les villes avaient été évangélisées, les campagnes restant largement attachées au paganisme gaulois et honorant entre autres Cernunnos, un dieu celte parfois représenté avec sur la tête des bois de cerf. La légende de saint Hubert serait alors une façon de passer d’une religion à l’autre, une transition. Mais cela n’explique pas pourquoi saint Hubert est le patron de Grodno, et je n’ai trouvé nulle part l’explication.
 
781f3 assiette décorative, fin 18e siècle
 
Il est évident qu’avec une telle décoration en relief, cette assiette de la fin du dix-huitième siècle ne pouvait servir pour les repas, elle n’a qu’un rôle décoratif, et il faut reconnaître qu’elle le remplit brillamment.
 
781f4 encrier du 18e siècle
 
Cette jolie pièce réalisée dans un métal non précisé représentant des amours, et qu’accompagnent deux candélabres qui lui sont assortis, est un encrier du dix-huitième siècle. Tous ces objets permettent d’apprécier le raffinement des intérieurs aristocratiques à l’époque dans cette région d’Europe de l’est.
 
781g1 Le roi Stanislas Auguste par André-Jean Lebrun
 
Cette sculpture est un buste réalisé en 1784 du roi Stanislas Auguste II Poniatowski dont j’ai tant parlé, dans mon article sur Varsovie et dans mes articles sur Grodno, que je n’en dirai pas davantage sur lui. C’est une œuvre du Français André-Jean Lebrun (Paris 1737-Vilnius 1811) qui a essentiellement travaillé en Russie et dans le grand-duché de Lituanie, où il est mort.
 
781g2 arbalète et pointes de flèches, 18e siècle
 
Il y a également dans ce musée quelques salles réservées à l’armement, du passé comme du présent. On peut voir des armures, des collections de casques, etc. Ici, cette arbalète est composée de parties d’une arbalète allemande du seizième siècle, complétée par des éléments copiés sur des modèles dont on ne dit pas s’ils se trouvent dans d’autres musées ou en gravure. À droite, ces petits objets sont des pointes de flèches du treizième siècle.
 
On le voit, ce musée est extrêmement divers. Célébration de Bogdanovitch, pinacothèque, glyptothèque, musée historique, musée d’arts et traditions populaires… et ce n’est pas tout, Le plus surprenant se trouve dans les salles voisines.
 
781h1 Musée du Nouveau Château de Grodno
 
781h2 Diodon Histrix
 
En effet, il y a aussi un petit muséum d’histoire naturelle présentant des animaux naturalisés appartenant à toutes sortes d’espèces. Ci-dessus, un beau tableau de coléoptères et un curieux animal marin, un diodon histrix.
 
781h3 Python Molurus
 
781h4 Piranga Rubra
 
781h5 Nycticebus Pigmaeus
 
Allez, encore trois photos pour finir. Ce serpent est un python molurus, ce joli oiseau orange est une pirangra rubra et cet amusant petit animal acrobate est un nycticebus pigmaeus. Inutile de préciser que, sans les légendes savantes, j’aurais été bien incapable de citer de tels noms. Pour moi, je vois un serpent ou un oiseau. C’est peu précis et peu scientifique !!!

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Published by Thierry Jamard
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