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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 09:00

908g1 Place du génocide de l'hellénisme pontique

 

Néa Smyrni est un quartier de la périphérie d’Athènes, la Nouvelle Smyrne, loti sur des terrains vagues dans les années 1920 pour accueillir les Grecs de Smyrne, en Turquie (aujourd’hui renommée Izmir), lors de l’échange de populations qui a suivi le traité de Lausanne (1923). C’est dans ce quartier que nous avons résidé quelques mois cet hiver, et nous sommes souvent passés par cette place du Génocide de l’Hellénisme Pontique. Je vais être maintenant amené à répéter un peu ce que j'ai évoqué dans mon précédent article, pour aller plus loin cette fos-ci.

 

Première Guerre Mondiale. La Triplice, c’est l’alliance des Empires Allemand et Austro-Hongrois avec l’Italie et l’Empire Ottoman. La Triple Entente, c’est l’alliance de la France avec la Russie tsariste et le Royaume-Uni. En Grèce, le premier ministre Elefthérios Venizelos est partisan de la Triple Entente, tandis que le roi Constantin, monté sur le trône en 1913, préfère la Triplice. Les légitimistes croient devoir le suivre, mais ceux qui, révoltés à l’idée de se ranger aux côtés de l’Empire Ottoman qui a occupé le pays tant de siècles, préfèrent la Triple Entente, suivent Venizelos. Le roi congédie son premier ministre, lequel crée un gouvernement parallèle et concurrent à Thessalonique. Il se trouve un peu dans la situation de De Gaulle à Londres face à Pétain à Vichy. Quand la France pousse le roi à abdiquer et à s’exiler, Venizelos revient à Athènes avec son gouvernement, comme De Gaulle est revenu à Paris en août 1944. À la fin de la Première Guerre Mondiale, la Grèce se trouve donc du “bon côté”, celui des vainqueurs. En 1920 le traité de Sèvres rattache au royaume de Grèce la Turquie d’Europe (Thrace) moins Constantinople, Smyrne et ses alentours (sur la côte ouest de l’Asie Mineure) ainsi que le Pont, région que j’ai présentée dans mon article précédent. Autant dire qu’il ne reste pas grand-chose de l’Empire Ottoman. Venizelos a fait fort.

 

Le sultan, lui, a signé ce traité, mais voilà que Mustapha Kemal, un officier turc républicain, se révolte contre ce traité qui détruit son pays. Cette fois-ci, c’est lui qui joue le rôle de Venizelos ou de De Gaulle en se dressant contre le pouvoir du sultan et en menant une guerre contre les Grecs auxquels a été donné son pays. Et sa victoire est écrasante. Les Grecs sont battus à plate couture. Le traité de Sèvres, du même coup, est caduc, et c’est le traité de Lausanne aux termes duquel la Grèce doit rendre les territoires qu’elle avait gagnés au traité de Sèvres. On parle de ce million trois cent mille Grecs de Smyrne, du Pont et de Thrace qui doivent quitter les lieux, et des trois cent quatre-vingt-cinq mille Turcs qui partent en sens inverse. Seuls sont autorisés à rester en place les Grecs de Constantinople et les Turcs de Thrace.

 

Ce que l’on ne dit pas, c’est qu’avant que soit décidé cet échange de populations, c’est-à-dire pendant la Première Guerre Mondiale puis pendant la guerre Gréco-Turque, des centaines de milliers de “Grecs” du Pont ont été exterminés. Selon les sources, le chiffre varie un peu, mais on s’accorde généralement sur le nombre de trois cent cinquante-trois mille. Et comme la population tuée était ciblée ethniquement, la Grèce parle de génocide de l’hellénisme pontique. La convention de l’ONU concernant le génocide, adoptée en 1948, définit ainsi “l'un quelconque des actes ci-après commis dans l'intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel: meurtre de membres du groupe, atteinte grave à l'intégrité physique ou mentale de membres du groupe, soumission intentionnelle du groupe à des conditions d'existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle, […]”. Malgré cette définition et malgré la reconnaissance des faits, l’ONU et la communauté internationale ne retiennent pas le terme de génocide des populations dites grecques du Pont.

 

908g2 commémoration du génocide pontique

 

908g3 statue du génocide pontique

 

908g4 statue du génocide pontique

 

La Grèce a choisi la date du 19 mai, chaque année, pour honorer la mémoire des morts du Pont et pour célébrer le souvenir, alors qu’en Turquie le 19 mai est férié et célèbre Mustapha Kemal Atatürk, le père de la Turquie moderne et républicaine. On comprend que les Turcs considèrent le choix de cette date par les Grecs comme une provocation… À Néa Smyrni, une semaine plus tôt, le 11 mai, des gerbes ont été déposées au pied de la statue qui se dresse sur cette place, il y a eu des discours et l’hymne national. Mes photos ici montrent cette statue d’une femme qui quitte sa terre avec son enfant et un maigre balluchon.

 

908g5 association des Grecs pontiques de Néa Smyrni

 

908g6 commémoration du génocide pontique

 

Si la Municipalité a choisi cette place pour y mettre cette statue avec ce nom, c’est parce que c’est là que se trouve le siège de l’Association du Pont, qui a le nom de “Mer Noire” (Mavri Thalassa). Les responsables de la cérémonie posent pour la photo. À droite, Rania, la présidente de l’Association.

 

908g7 allocution de Lazos Terzas

 

Puis c’est l’école primaire qui, disposant d’une grande salle, a accueilli la suite de la cérémonie. D’abord une allocution de Lazos Terzas, un acteur reconnu.

 

908g8 Rania et Despina

 

Après l’allocution, Despina, la fille de Rania, elle aussi très active au sein de l’Association, a lu des poèmes en relation avec le génocide.

 

908h1 chants pontiques

 

908h2 musique et chants pontiques

 

Maintenant, place au chant. Les membres de l’Association ont interprété des airs du Pont, accompagnés d’une kémentzé, la lyre pontique traditionnelle à trois cordes.

 

908h3 danses pontiques

 

908h4 danses pontiques

 

908h5 danses pontiques

 

908h6 danses pontiques

 

908h7 danses pontiques

 

C’est avec des danses pontiques nombreuses que s’est achevée la soirée. La dernière photo montre une danse traditionnelle où deux hommes simulent une lutte au couteau. Tout cela est très typique et très beau. Il est surprenant de voir le professionnalisme de ces danseurs qui sont des amateurs descendants de personnes exilées du Pont et membres de l’Association pontique.

 

908h8 danses pontiques (carte postale, musée Benaki)

 

908h9 danses pontiques (carte postale, musée Benaki)

 

Puisque dans mon précédent article j’ai parlé de l’exposition temporaire de cartes postales du Pont au musée Benaki, j’en ai réservé deux pour l’article d’aujourd’hui, puisqu’elles représentent des danseurs du Pont, avant la catastrophe qui les a décimés et a exilé les survivants, interprétant une machairia et une serra.

 

908i1 kiosque hellénisme pontique à Athènes

 

Rania nous a informés que cette semaine il se tenait sur la grande place où débouche la station de métro Keramikos d’Athènes un kiosque informatif sur les événements. Il va de soi que nous avons tenu à nous y rendre. Si l’on est trop impressionnable, il ne faut pas regarder mes photos suivantes.

 

908i2 génocide de l'hellénisme pontique

 

908i3 génocide de l'hellénisme pontique

 

908i4 génocide de l'hellénisme pontique

 

908i5 génocide de l'hellénisme pontique

 

L’expertise de ces photos a prouvé qu’elles étaient authentiques. C’était nécessaire, parce qu’il aurait été trop facile d’utiliser des photos de Buchenwald, voire de procéder à des montages truqués, d’autant plus aisément que les images sont floues. Mais non, hélas, elles sont absolument vraies. On y voit des exécutions par pendaison en place publique. C’est horrible, mais à cette époque en France on procédait encore à des décapitations en public. Ensuite, on voit un homme pendu par les pieds, trois corps décharnés dont celui d’un bébé, qui sont visiblement morts de faim, et une exposition de têtes coupées sur des étagères. Quelle horreur! Et, d’une façon ou d’une autre, de manière plus ou moins rapide provoquant une mort subite ou lente, plus ou moins sadique, ce sont plus de trois cent cinquante mille personnes, hommes, femmes, enfants, vieillards, qui ont subi ce sort.

 

On me dit que le responsable est le futur Atatürk, ce Mustapha Kemal, le grand homme de Turquie, qui aurait déclaré vouloir ainsi régler définitivement le “problème grec en Turquie”. Bien sûr, pour le début de ces morts programmées, c’est faux puisque tout le monde s’accorde à dire que cela a commencé pendant la Première Guerre Mondiale, alors que Mustapha Kemal n’exerçait aucune responsabilité politique. En revanche, il est bien possible qu’il ait pris cette décision au cours de la guerre qu’il a menée contre la Grèce sans l’aval de son sultan, de 1920 à 1923. Toutefois, malgré toutes mes recherches, toutes les sources consultées, je n’ai trouvé aucune trace concrète et vérifiée de cette décision. Ce ne sont que des sources grecques qui l’affirment, sans faire référence à aucun document historique. Or la preuve de la responsabilité de Mustapha Kemal est primordiale pour la reconnaissance du génocide, car sinon il peut s’être agi de pogroms suffisamment généralisés pour que des centaines de milliers de personnes périssent, mais sans coordination, et donc sans qu’il y ait cette intention délibérée de supprimer un groupe ethnique. Selon plusieurs historiens, ce seraient des soldats fanatiques qui, au cours de la guerre, auraient commis ces crimes en série. Cela ne change strictement rien à l’atrocité du crime ni à son ampleur, mais le terme de génocide serait alors inapproprié. C’est peut-être ce qui empêche l’ONU de le reconnaître. Le fait que nulle part je n’aie trouvé de référence à des preuves ne signifie pas qu’il n‘en existe pas car je ne suis pas historien, et mes ressources documentaires sont limitées.

 

908j1a Athènes, cérémonie du 19 mai

 

908j1b Athènes, cérémonie du 19 mai

 

908j1c Athènes, cérémonie du 19 mai

 

Lors de leur arrivée forcée en Grèce, les Grecs du Pont se sont installés en divers endroits, mais depuis près d’un siècle les générations suivantes ont bougé, de sorte que l’on en trouve à présent un peu partout autour d’Athènes. Et comme ils ont gardé un lien fort avec leurs racines culturelles, ils ont créé des associations. Pour la célébration du souvenir le 19 mai, toutes les associations sont venues sur la place Syntagma (place de la Constitution), face au sénat qui est l’ancien palais royal. Ci-dessus, l’association “Mithridate” de Lavrio (en Attique, sud d’Athènes non loin du cap Sounion), sur la seconde photo c’est l’association de Néa Smyrni (que nous connaissons bien, et d’ailleurs nous connaissons bien aussi ce monsieur, sur la gauche, aussi actif que sympathique) avec l’étendard de saint Eugène (agios Evgenios), patron des Orthodoxes du Pont, et enfin le grand étendard de l’association de Néa Ionia, une municipalité de la grande Athènes, au nord de l’agglomération.

 

908j2 Athènes, cérémonie du 19 mai

 

Comme nous l’avons vu avec les porte-drapeaux et les porte étendards, la plupart de ces personnes ont revêtu leur costume national. Et des enfants également portent le vêtement qu’ont porté il y a un siècle leurs arrière-grands-parents quand ils avaient leur âge.

 

908j3 arrivée de l'évêque, cérémonie du 19 mai

 

Le clergé orthodoxe grec s’est traditionnellement toujours impliqué dans la politique de libération. Le coup d’envoi de la Guerre d’Indépendance, en 1821, a été donné par l’évêque de Patras. Dans bien des monastères que nous avons visités, des plaques commémoratives rappellent la résistance héroïque du supérieur et des moines, qui très souvent l’ont payée de leur vie. En ce qui concerne Smyrne, l’Église Orthodoxe a canonisé un évêque martyr. Il en a été de même pour le Pont. On n’est donc pas étonné de voir ici un évêque se diriger vers le groupe des officiels de la cérémonie.

 

908j4a Athènes, cérémonie du 19 mai

 

908j4b Athènes, cérémonie du 19 mai

 

À chaque heure, ici devant le sénat, on peut assister à la relève de la garde qui effectue des pas et des mouvements très originaux. Trois evzones arrivent, vêtus de leur fustanelle (la jupette), le chef entouré des deux nouvelles sentinelles, qui repart avec les deux sentinelles précédentes. Mais aujourd’hui, à 19 heures, pour la cérémonie, les trois evzones sont suivis de deux de leurs collègues vêtus à la façon du Pont. Ces deux Pontins connaissent parfaitement la chorégraphie de la relève, car ce sont eux aussi des soldats de la garde, qui sont les autres jours normalement vêtus de la fustanelle et effectuent tous ces mouvements réglementaires.

 

908j4c Athènes, cérémonie du 19 mai

 

Il y a aussi toujours sur les lieux un soldat en tenue léopard chargé de deux missions, d’une part veiller à ce que les badauds ne s’approchent pas trop pendant les mouvements puis, quand les touristes se font photographier auprès des sentinelles, empêcher qu’on tente de les faire rire ou que l’on touche à leur uniforme, et d’autre part, dès que les evzones se sont immobilisés devant leurs guérites, rectifier leur habillement, remonter une chaussette qui plisse, replacer une ceinture, etc. Mais aujourd’hui la cérémonie est spéciale, et le soldat de service se fait touriste pendant deux minutes.

 

908j5a Athènes, cérémonie du 19 mai

 

908j5b Athènes, cérémonie du 19 mai

 

Les evzones qui venaient de monter la garde pendant une heure sont restés, ainsi que les trois qui venaient d’arriver avec les deux Pontins. Car il y a eu des discours. En grec, ce qui est normal. Mais à l’évocation du génocide pontique a été associée l’évocation du génocide arménien, et un orateur arménien a fait un discours. Étonnamment, il s’est exprimé en russe. Certes, l’Arménie a été intégrée à l’Union Soviétique et a dû utiliser le russe pour tout ce qui était officiel, mais depuis ce temps elle a revendiqué et obtenu son indépendance, sa langue officielle est l’arménien, et je trouve qu’il aurait été préférable qu’il s’exprime dans sa langue nationale, quitte à recourir aux services d’un traducteur. Car de toute façon je doute que les Grecs présents aient mieux compris le russe, sauf peut-être quelques commerçants qui ont appris cette langue pour servir les nombreux touristes qui viennent de Russie, les poches pleines de roubles sonnants et trébuchants.

 

Sentant quelques gouttes de pluie, j’ai sorti mon parapluie, mais avant de l’ouvrir j’ai pris trois ou quatre photos, et une fois les quelques clic-clac terminés, il était devenu inutile de l’ouvrir car ce n’étaient que quelques gouttes. Mais cela m’a donné l’occasion de prendre cette photo de la présentatrice (à droite) et de l’orateur (à gauche) sous le parapluie de l’assistante.

 

908j6a Athènes, cérémonie du 19 mai

 

908j6b Athènes, cérémonie du 19 mai

 

Les discours une fois terminés, la garde rend les honneurs au Soldat Grec, grande sculpture sur le mur du sénat. Il y a, de part et d’autre de la sculpture, les deux evzones en beige foncé, la tenue habituelle, les deux de la relève qui ont l’habit blanc de cérémonie dont le dos est particulièrement orné, et les deux Pontins en noir. Les evzones présentent les armes, les Pontins saluent. Puis des civils ont apporté ces couronnes de fleurs rouges en forme de chiffres, pour représenter les trois cent cinquante-trois mille Pontins tués entre 1914 et 1923.

 

908j7 Athènes, relève de la garde

 

Lorsque la garde qui venait d’être relevée est partie, j’ai braqué mon téléobjectif sur le pied d’un garde au moment où la chorégraphie lui faisait mettre la jambe à l’horizontale, pour voir comment ces chaussures à gros pompon noir sont ferrées sous la semelle. Impressionnant.

 

908j8 Athènes, cérémonie du 19 mai

 

Les Pontins les ont suivis, effectuant la même chorégraphie traditionnelle, avec ce moment où, en équilibre sur une jambe, les deux soldats joignent leurs pieds en l’air. Tout cela est réglé au millimètre.

 

908k1 19 mai, demande de reconnaissance du génocide

 

908k2 19 mai, demande de reconnaissance du génocide

 

908k3 19 mai, demande de reconnaissance du génocide

 

Quand s’est achevée la cérémonie, a commencé la manifestation. Je montre d’abord le calicot jaune par lequel les associations réclament la reconnaissance internationale du crime de génocide, puis deux petites pancartes, l’une demande la suppression d’un monument à Osman Topal (militaire turc impliqué directement en 1915 dans le génocide arménien) dans la ville de Kerassunde, l’autre la reconnaissance du génocide par l’ONU, et enfin un calicot rend responsables du génocide trois hommes dont le visage est rayé d’une grande croix rouge, le premier est nommé Parvous-Khelifant (j’avoue ne pas savoir de qui il s’agit, et Google ne m’a pas aidé sur ce point), le second est [Mustapha] Kemal, et le troisième Lénine, qui a fourni des armes aux combattants turcs (cela a été prouvé).

 

908k4 manif reconnaissance génocide du Pont

 

908k5 manif reconnaissance génocide du Pont

 

908k6 manif reconnaissance génocide du Pont

 

Le leoforos Vasilissis Sofias (avenue de la Reine Sophie) généralement envahi par les voitures est exceptionnellement bloqué pour que les manifestants puissent l’occuper. Un papas (prêtre orthodoxe) avec deux enfants en costume, puis une ligne d’enfants conduits par une adulte, et les lignes serrées des adultes descendants de Pontins, qui ont revêtu leur costume traditionnel. Derrière eux, on ne voit pas la masse compacte des personnes qui participent à la manifestation, autres descendants de Pontins ou Grecs solidaires. Le but, c’est de se rendre devant l’ambassade de Turquie à Athènes pour protester contre le génocide de l’hellénisme pontin.

 

908k7 manif reconnaissance génocide du Pont

 

Les autorités n’ont pas interdit la marche de protestation, mais il n’est pas question de se rendre devant l’ambassade de Turquie. La police bloque hermétiquement l’accès à la rue où elle se trouve.

 

908k8 manif reconnaissance génocide du Pont

 

Alors au milieu du cercle formé par les manifestants au centre de l’avenue, des hommes interprètent brièvement une danse pontique, et ensuite les manifestants restent en cercle sans qu’il se passe quoi que ce soit. Le rendez-vous était à 18h30 sur la place Syntagma, il est plus de vingt-et-une heures, la nuit est tombée, nous décidons de rentrer à la maison. Mais j’ai tenu à rendre compte, en deux articles, de ces événements dramatiques dont on ne parle guère hors de Grèce et de ces cérémonies émouvantes.

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Published by Thierry Jamard
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