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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 21:34
707a1 Parking à Neapoli
707a2 Neapoli
     
Jeudi 5 nous nous sommes rendus à Neapoli, tout au bout de la pointe sud-est du Péloponnèse. Quoique je trouve cette petite ville plutôt sympathique, ce n’est pas pour elle que nous sommes ici, mais c’est pour nous embarquer vers l’île de Cythère dans son port d’où part le ferry. J’en montre quand même une photo curieuse, cette rivière qui est à sec la plupart des mois de l’année est astucieusement transformée à peu de frais en un vaste parking grâce à la pose de larges dalles de ciment au fond de son lit. L’autre photo, prise du pont du ferry avant qu’il largue les amarres, donne une idée du cadre naturel attrayant de cette petite ville coincée entre mer et montagne.
 
707b1 Mer agitée entre Neapoli et Cythère
Ouranos, le Ciel, était seul assez grand pour couvrir Gaia, la Terre et, descendant sur elle chaque nuit, il fit que Gaia enfanta un grand nombre d’enfants (les Titans, les Cyclopes, etc.). Lassée de ces maternités répétées, elle demanda à ses enfants de la libérer de cet époux trop prolifique. Tous se récusèrent, sauf le petit dernier, Cronos, le Temps. Mettant à profit le sommeil de son père, avec une faucille que lui avait procurée sa mère il lui trancha les testicules et les jeta à la mer, au loin. Opération sanglante, on s’en doute, et le sang d’Ouranos mêlé de son sperme retomba sur la terre. La faucille serait devenue l’île de Corfou et de la semence sanglante seraient nés les Phéaciens, d’où sortiront le roi Alkinoos et sa fille Nausicaa, qui recueillera Ulysse. Les testicules eux-mêmes, tombés à la mer, ont engendré Aphrodite, née dans l’écume des vagues, et portée par le courant à Cythère, devenue ainsi l’île de la déesse. Puis les Zéphyrs l’ont transportée vers Chypre, où les Saisons l’ont vêtue et emmenée sur l’Olympe chez les Immortels. Il existe une autre version selon laquelle les organes sexuels d’Ouranos seraient tombés près du cap Drepanon, sur la côte ouest de Chypre, là serait née Aphrodite de l’écume des vagues, et elle aurait ensuite choisi pour résidence l’île de Cythère. De toute façon, c’est à Cythère qu’avant de faire voile vers Troie, Pâris et Hélène ont fait escale pour sacrifier à Aphrodite et lui fonder un temple. La mer ici est toujours agitée, et dans ce couloir entre continent et île, ou plus largement entre Crète et Péloponnèse, le courant d’air crée perpétuellement un vent violent. Il n’est pas étonnant, dans ces conditions, que la mer y soit couverte d’écume. J’aurais bien aimé voir Aphrodite en sortir, j’ai regardé, regardé, mais non, elle n’est pas née une seconde fois sous mes yeux.
 
707b2 Arrivée sur Cythère
L’écume, ce n’est pas encore grand chose, mais il y a aussi les naufrages. En arrivant sur Cythère on peut voir cette carcasse de bateau coulé. Dans l’Antiquité la passe avait la réputation d’être très dangereuse, et bien des navires en ont fait les frais.
 
707b3 Arrivée sur Cythère     707b4 Arrivée sur Cythère
Je me suis limité tout à l’heure aux temps légendaires. Des temps historiques, on a trouvé à Cythère des traces de la civilisation minoenne remontant à 3000 ans avant Jésus-Christ, puis sont venus les Mycéniens (1400-1100 avant Jésus-Christ). Après l’extinction du paganisme, Cythère a été byzantine. Suite au sac de Constantinople en 1204 par les Francs de la quatrième Croisade et à la conquête de la plus grande part de l’Empire Byzantin, je disais dans mon article sur Monemvasia que la République de Venise, pour sa participation, avait reçu les trois huitièmes des terres conquises, principalement les îles qui jalonnaient ses routes. Cythère était l’une de ces îles. Reprise par les Byzantins en 1269, elle est revenue très vite à Venise sans combat, aux termes d’un accord, puis prise par les Turcs en 1715 elle a été reprise par Venise dès 1718. Ainsi, l’île constitue l’une des terres grecques restées le plus longtemps sous la coupe de la Sérénissime, puisque presque sans interruption de 1230 à 1797, lors de la dissolution de la République de Venise par Bonaparte. Il y a eu ensuite création de la République des Sept Îles, associant politiquement Cythère aux îles Ioniennes Corfou, Paxos, Leucade, Céphalonie, Ithaque, Zante. Mais aujourd’hui Cythère est administrativement rattachée à Athènes et à l’Attique.
 
707c1 Cythère, Chora
707c2 Cythère, Chora
707c3 Cythère, Chora
Tout à l’heure, mes photos ont montré que le port d’arrivée du ferry est isolé dans un rude paysage. Nous faisons route vers le sud de l’île, où se trouve sa capitale, Chora. Et là nous trouvons une coquette petite ville aux maisons blanchies à la chaux, avec ses ruelles qu’enjambent des tunnels, ses escaliers fleuris, ses portes et ses fenêtres peintes en bleu.
 
707c4 Cythère, Chora, Naos Agias Triados
Évidemment, puisque nous sommes en Grèce, il y a des églises à chaque pas. Environ huit cents églises et chapelles sont recensées sur cette île qui n’est pas immense (284 kilomètres carrés) et qui n’a jamais été très peuplée (aujourd’hui trois mille habitants). Sur cette photo où paraît le naos Agias Triadas (l’église de la Sainte Trinité), on aperçoit, juste derrière, le clocher d’une autre église. J’ai envie de dire "de l’église suivante", épomenou naou.
Barberousse. Je ne parle pas de Frédéric Barberousse (1122-1190) de Hohenstaufen, empereur du Saint Empire Romain Germanique, dont j’ai eu beaucoup à parler en Italie, dans la généalogie des rois de Sicile et des Deux-Siciles. Ici, je vais me référer aux quatre frères dont l’aîné portait une grande barbe rousse et qui sont de redoutables corsaires du seizième siècle. À Constantinople, le sultan leur confie 2000 janissaires pour aller soumettre les Maures d’Afrique du Nord. De son côté l’Espagne, libérée des Musulmans depuis 1492, veut poursuivre son avantage et conquérir l’Afrique du Nord. Le roi d’Alger croit bon d’appeler Barberousse à son aide. Le corsaire arrive, assassine le roi dans son bain (comme l’avait fait Clytemnestre pour Agamemnon ou comme le fera Charlotte Corday pour Marat), et avec les janissaires on tue à qui mieux mieux, on décapite, on viole à tout va, on pend les nobles aux remparts. S’alliant pour la circonstance, le roi berbère de Tlemcen et le gouverneur espagnol d’Oran arrivent, défont les Barberousse et tuent l’aîné. Il ne reste plus qu’un des quatre frères qui, enragé, s’attaque aux armées de Charles Quint sous les murs d’Alger, leur inflige une terrible défaite et, tranquille de ce côté-là, va écumer la Méditerranée. Pour le sultan, il doit affaiblir la chrétienté. Il enlève des hommes et des femmes par dizaines de milliers. Les hommes riches sont libérés sur d’énormes rançons, les autres hommes sont vendus comme esclaves, soumis aux plus rudes travaux, dont ils meurent rapidement. Les femmes sont envoyées dans les harems. À Cythère, la quasi totalité de la population subit ce sort, puis ce corsaire devenu pirate n’épargnant ni Vénitiens ni Turcs rase la citadelle, située alors dans l’ancienne capitale Paliochora, au nord-est de l’île, construite pour s’opposer… aux raids de pirates. Les Vénitiens estiment alors préférable d’utiliser pour capitale un autre emplacement, celui de la Chora actuelle à l’autre bout de l’île, où exista un château construit en 1364 et récemment rénové et 1504, et ils entreprennent le repeuplement de Cythère, notamment en rachetant d’anciens habitants sur les marchés aux esclaves et aussi en favorisant l’installation de colons.
 
707c5 Cythère, Kapsali
Ci-dessus, un exemple des paysages somptueux de Cythère. Nous avons cette vue sur le village de Kapsali, voisin se Chora, en montant à l’acropole de la capitale, pour visiter le Kastro, c’est-à-dire la ville forte vénitienne. Pour notre première nuit à Cythère, nous avons cherché un coin sympathique où installer le camping-car, et nous sommes descendus vers le port de Kapsali. Nous sommes tous deux séduits par un emplacement quasiment pieds dans l’eau, mais quoiqu’il fasse nuit je remarque que sur la première maison, juste en face, une plaque porte l’inscription Limeniko Sôma, littéralement Corps Portuaire, c’est-à-dire Police Maritime. Certes, pour contourner la loi grecque qui interdit le camping sauvage sur tout le territoire national, on peut arguer que l’on est un véhicule comme les autres, que l’on stationne, et que si nous dormons dans notre véhicule cela ne regarde que nous dans la mesure où nous ne polluons rien, ne faisons pas de bruit, ne déployons pas l’auvent et ne sortons pas les fauteuils. Mais stationner sur la petite jetée face à la police portuaire, c’est presque de la provocation. Néanmoins, Natacha affirme avec tellement d’assurance que personne ne dira rien, que j’accepte de rester là et, malgré quelques doutes qui me tiennent un moment éveillé, je finis par m’endormir du sommeil du juste. Disons, du sommeil du presque juste. Évidemment, cela n’a pas manqué, à 7h30 toc-toc-toc à la porte, en toute justice (en toute lâcheté selon elle) je laisse la responsable de la décision se lever et s’expliquer, mais nous levons le camp et allons stationner à deux kilomètres, sur le grand terrain vague qui sert de parking à l’entrée de Chora, avant de pouvoir y prendre notre douche et notre petit déjeuner.
 
707d1 Cythère, vue du Kastro
Les Vénitiens, comme je le disais plus haut, ont transféré à Chora la capitale de l’île, mais il ne faut pas considérer que, digne de ce titre de capitale, la ville est une mégalopole prête à concurrencer Mexico, Tokyo et Buenos Aires réunies. Vue du Kastro, la ville est de dimensions modestes. Sur la droite, on voit la route qui descend vers Kapsali. Mais toute blanche dans ce cadre superbe, la ville vaut le coup d’œil.
 
707d2a Cythère, Kastro
707d2b Cythère, Kastro
707d3 Cythère, Kastro, Panagia Myrtidiotissa
Dans l’enceinte du Kastro, ce sont les églises qui sont les édifices les mieux conservés. Cette très curieuse église, sur les deux premières photos ci-dessus, n’est identifiée par aucune inscription, à la différence des autres, qui portent toutes une plaque sur leur porte, ou devant lesquelles est planté un panneau indiquant leur nom. Toutefois, je crois pouvoir l’identifier comme l’église du Christ Pantocrator, en la comparant avec une photo que j’ai trouvée, partielle et autrement orientée mais légendée. La troisième photo, elle, porte un panneau que l’on aperçoit devant le clocher, c’est l’église de la Panagia Myrtidiotissa. La Panagia, c’est la Vierge, mais son qualificatif est inconnu des traducteurs proposés sur www.lexilogos.com et de mon petit dictionnaire, et même en décomposant le mot et en imaginant que la deuxième partie désigne celle qui privatise, aucun mot connu ne commence comme la première syllabe. Elle a été construite par les Vénitiens en 1580 comme église catholique romaine, la Madonna dei Latini, et ce n’est qu’en 1806, après le départ des Vénitiens et en acquérant une semi-indépendance sous protectorat britannique au sein de la République des Sept Îles que les habitants l’ont convertie en église orthodoxe et lui ont donné son nom actuel.
 
707d4 Cythère, Kastro
707d5 Cythère, Kastro
707d6 Cythère, Kastro
Comme on peut l’apprécier, l’état des bâtiments civils est assez piteux. Il est difficile de reconnaître à quoi ils ont servi. Curieux, le rez-de-chaussée de la troisième photo est en parfait état et il semble même être encore en usage, tandis que l’étage est complètement en ruines, il n’en reste qu’un pan de mur avec sa fenêtre et une cheminée. Mais de tout cela il se dégage un certain charme, et la vue d’en haut est splendide. Nous ne regrettons pas notre visite.
 
707e1 Cythère, Mylopotamos
Nous avons à présent quitté Chora. À peu près à mi-distance du nord et du sud de l’île, mais non loin de la côte ouest, nous voici à Mylopotamos, la Rivière au[x] Moulin[s]. C’est le nom de la ville, mais la rivière qui y coule faisait tourner de nombreux moulins pour moudre le blé non seulement de la petite ville, mais aussi des environs.
 
707e2 Cythère, Mylopotamos
707e3 Mylopotamos à Cythère
707e4 Cythère, Mylopotamos
En effet, quoique bien modeste, ce petit cours d’eau suit une forte dénivellation. En suivant un petit chemin, on voit d’abord la belle et spectaculaire cascade Fonissa. Puis en marchant une quinzaine ou une vingtaine de minutes on parvient aux moulins qui sont très ruinés mais on jouit du spectacle de la rivière qui ruisselle sur les roches et parfois bouillonne quand, comme sur la troisième photo, un courant dévale et soudain se heurte à une pierre qui lui barre le passage.
 
707f Coucher de soleil sur Mylopotamos (Cythère)
Nous nous sommes attardés à contempler la nature, et sur le chemin du retour vers le camping-car nous profitons d’un joli coucher de soleil.
 
707g1 Mylopotamos, établissement byzantin
707g2 Mylopotamos, établissement byzantin
707g3 Mylopotamos, établissement byzantin
Lors d’une promenade dans les environs de Mylopotamos, nous voyons une placette avec des bâtiments anciens, et un petit panneau nous dit qu’il s’agit d’un établissement byzantin, le château de Mylopotamos et des églises. Très intéressant, nous décidons de visiter. Pas de clôture, pas de péage, c’est ouvert à tous vents et heureusement les gens ne viennent pas le dégrader avec des graffiti ou des dépôts d’ordures. Les documents les plus anciens que l’on possède au sujet de ce château datent du seizième siècle, les églises qui s’y trouvent datent, comme le château lui-même, de la fin du quinzième siècle, mais de toute évidence les lieux ont été habités beaucoup plus anciennement, en remontant au moins jusqu’au treizième siècle selon l’évaluation de certaines églises hors du périmètre du château. Au sein du château vivaient cinquante familles de réfugiés de Chypre et de Crète qui avaient fui l’occupation turque et dont les hommes étaient employés à la défense du château.
 
707g4 Mylopotamos, établissement byzantin, lion vénitien
Byzantin certes, cet établissement, mais possession vénitienne pendant bien des siècles. Le Lion ailé de saint Marc, emblème de Venise, nous accueille dès l’entrée du fort. Mais il nous rappelle aussi, hélas, que les Grecs, qu’ils fussent originaires de Cythère ou exilés de terres occupées par les Ottomans, n’avaient ici aucun pouvoir, qu’ils n’avaient accès à aucune charge publique, qu’ils avaient besoin d’obtenir une autorisation pour ouvrir un commerce ou pour le choix des cultures qu’ils voulaient entreprendre sur leurs terres, que le catholicisme romain était et devait rester prédominant, les métropolites orthodoxes étant interdits de séjour. On comprend pourquoi beaucoup de Grecs, comme je le disais au sujet de Monemvasia dans mon précédent article, préféraient l’occupation turque musulmane, qui autorisait la liberté de culte, laissait une autonomie (limitée et contrôlée) aux autochtones et prélevait moins d’impôts que les représentants d’une civilisation qui à première vue semble plus proche d’eux, chrétienne et héritière des grandes civilisations de l’Antiquité, mais imbue d’elle-même et jalouse de son autorité.
 
707g5 Mylopotamos, établissement byzantin
Cette photo, prise de l’extérieur du château, par derrière, donne une idée de l’ensemble. Ce n’est pas vraiment une vue générale, que seule pourrait donner ici une photo aérienne, à cause des mouvements de terrain qui cachent des édifices. En effet, ce que l’on voit à flanc de colline cache ce qui retombe de l’autre côté de la crête.
 
707h1 Mylopotamos, église byzantine Agios Ioannis Prodromo
707h2 Mylopotamos, église byzantine Sts Côme et Damien
707h3 Mylopotamos, église Panagia Mesosporitissa
707h4 Mylopotamos, église Saint Dimitri
Puisqu’il y a tant et tant d’églises, il me faut en montrer quelques unes, Agios Ioannis o Prodromos (1518) sur la première photo, soit Saint-Jean le Précurseur, c’est-à-dire Saint-Jean-Baptiste, puis l’église des Saints Côme et Damien, curieusement enterrée, ensuite l’église de la Panagia ê Mesosporitissa (me fondant sur le grec ancien, speirô = je sème, et sur l’actuel spora = les semailles, je crois pouvoir dire que c’est la Vierge au milieu des semailles, autrement dit Notre-Dame-des-Champs), et enfin Saint Dimitri (fin du quinzième siècle). Faute d’information dans mon livre qui ne date que deux de ces églises, je ne peux préciser l’époque des deux autres.
 
707i1a Cythère, Agia Pelagia
707i1b Cythère, Agia Pelagia
Nous nous sommes ensuite dirigés vers le nord de l’île et, traversant la ville de Potamos, nous sommes arrivés à Agia Pelagia, Sainte Pélagie, une station animée sur la côte est. Un parking le long de la mer nous a accueillis et, comme les vagues battaient la côte et que leur spectacle, leur bruit, nous plaisaient, arrivés ici le soir, nous avons passé la nuit et toute la journée du lendemain, ne repartant que le surlendemain. La mer faisait un tel vacarme que nous avons pu mettre en marche notre générateur, inaudible à cinq mètres, quand le bas-côté de la route emprunté par les piétons et la maison la plus proche étaient à une soixantaine de mètres. Jour et nuit le vent n’a pas cessé, jour et nuit les vagues ont bondi sur la jetée et sur les pierres du rivage.
 
707i2 Ile de Cythère
707i3 Ile de Cythère
       
Après avoir fait un petit tour encore plus au nord, nous sommes redescendus vers le port. Les deux photos ci-dessus témoignent de la variété des paysages, collines desséchées entourées de plaines à la végétation rare, ou vallons et ravins boisés couverts de buissons et d’arbustes qui poussent sur la rocaille du sol.
 
707j Retour de Cythère à Neapoli
Et voilà, c’est le retour vers Neapoli. Mais le vent n’a pas cessé, il est si violent qu’il faut se tenir pour ne pas être renversé. Certes je ne suis plus un jeune homme dans la force de l’âge, mais je ne crois pas être non plus un vieillard fragile que le moindre souffle emporte, et pourtant la violence du vent, plus encore que le roulis auquel il s’additionne, rendent la marche sur le pont difficile. Le bateau est secoué à tel point qu’un matelot vient me chercher parce que le camping-car a reculé et est allé heurter le fort pare-chocs d’un camion derrière lui. Pas de dégâts ni d’une part ni de l’autre, mais le frein à main pourtant serré à bloc n’est pas suffisant. Il me faut enclencher une vitesse, et on place des cales sous les roues. Sur ma photo, on distingue vaguement les franges d’écume qui volent à la surface de la mer en direction du rivage. Quoique la traversée soit brève, environ 1h30, il y a quelques personnes qui ont le mal de mer et doivent courir aux toilettes. Pas nous, heureusement. Et nous arrivons finalement à bon port. C’est aujourd’hui mardi 10 mai, nous passons la nuit sur le parking du port de Neapoli.

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Published by Thierry Jamard
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commentaires

alain26 29/01/2013 11:48

Je viens de découvrir votre site, nous avons visité Cythère++, un grand plaisir de lire votre texte + photos.
J'y reviendrai pour lire d'autres articles, vous aussi amoureux de la Grèce et des îles.
Notre article est publié dans revue Essentiel CC de fev mars 2013

sylvie8454 03/08/2011 14:59


très belles images
bonne continuation

cdlt

sylvie


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