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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 17:19
Le 25 mars, la Grèce fête son indépendance. Non pas le jour où elle a disposé de son propre gouvernement, parce que cela ne s’est pas fait pour toutes les provinces en même temps et il serait indécent de demander à une ville qui ne s’est rattachée à la Grèce indépendante qu’en 1913 de célébrer une autonomie obtenue ailleurs en 1830. Mais le 25 mars 1821 l’archevêque de Patras, un nommé Germanos, choisissant le jour de l’Annonciation, a brandi le drapeau grec. Et comme un peu partout en Grèce les patriotes bougeaient et souhaitaient se soulever contre l’occupant turc, ce geste a été, dans ce pays très fidèle à la religion chrétienne orthodoxe, le déclencheur du mouvement insurrectionnel. Voilà pourquoi cette date a été retenue comme fête nationale, dans laquelle peuvent se reconnaître ceux qui ont eu la malchance de devoir patienter plus longtemps avant d’être libres.
 
691a1 Immeuble dans Athènes
Je vais donc consacrer l’article d’aujourd’hui à ce que nous avons vu de cette célébration, une relève de la garde devant le Parlement, place Syntagma (place de la Constitution), particulièrement solennelle, mais cette fête qui célèbre le renouveau d’une Grèce vraiment grecque va également me servir de prétexte pour montrer des images de sa capitale glanées au cours de la promenade d’aujourd’hui mais aussi d’autres jours. Comme cette façade originale, ou plutôt même excentrique, avec cette excroissance en forme de chaussure de montagne.
 
691a2 Athènes, festival du film français
Cocorico. Cette affiche, photographiée ici sur le mur de l’ambassade de France, mais que l’on voit placardée un peu partout en ville, annonce la douzième édition du festival du cinéma francophone, organisé par les services culturels de notre ambassade. Et, parlant d’Athènes et de sa personnalité, je ne crois pas être ici hors sujet, parce que c’est une ville, c’est un peuple, ouverts à l’étranger, intéressés par ce qui se passe à l’extérieur, par les cultures des autres pays. Malgré leur dynamisme et leur désir de diffusion, si les services culturels de l’ambassade de France faisaient les projections devant des salles vides, ou seulement occupées par les membres de la communauté française, le festival tournerait court et n’aurait pas dépassé sa deuxième ou sa troisième édition. Mais les projections ont lieu dans plusieurs salles, chaque jour voit la projection de plusieurs films et le festival dure plusieurs jours, cela signifie à la fois que les responsables sont efficaces et que les Athéniens ont de l’intérêt pour ce festival.
 
691a3 Athènes, Metaxourgeio, Chute d'Icare
Nous sommes sur la place Metaxourgeio. Il s’agit d’un vaste rond-point au centre duquel a été placée cette sculpture. C’est, bien sûr, Icare. On se rappelle que son père, le génial ingénieur Dédale, avait soufflé à Ariane le moyen de sauver Thésée et ses compagnons destinés à se perdre dans le Labyrinthe du roi Minos, en Crète, s’ils échappaient au Minotaure dont c’était la demeure. Or non seulement grâce à ce conseil de Dédale (dévider un fil, qu’il suffirait de suivre au retour) Thésée a pu retrouver son chemin, mais il a embarqué avec lui Ariane, amoureuse du héros et qui veut l’épouser. Dédale, enfermé avec son fils Icare dans le Labyrinthe par Minos furieux de tous ces événements, invente un moyen de s’évader de cette prison, c’est la voie des airs grâce à des ailes de sa confection, fixées avec de la cire. Il a recommandé à Icare de ne voler ni trop haut, ni trop bas, mais le jeune présomptueux a voulu trop s’approcher du soleil, la cire a fondu et il s’est abîmé dans la mer. C’est sa chute qui est représentée ici.
 
691b1 Athènes, métro Metaxourgeio, Dédale et Icare
Metaxourgeio, c’est une place d’Athènes, c’est aussi une station de métro qui débouche là. Et sur le quai du métro, sur le mur, nous retrouvons nos deux héros. Je trouve amusant ce jeune Icare en culotte courte qui se détourne de son père, lequel du geste lui montre le chemin à suivre. Mais pour comprendre le pourquoi de leur présence ici, peut-être faudrait-il comprendre le sens du nom Metaxourgeio, ce dont je suis incapable, mon petit dictionnaire donnant METAXY = parmi, mais aucun mot commençant par OURG-. À moins qu’il ne s’agisse d’une contraction avec le mot ERGO, le travail, l’œuvre, ce qui signifierait alors "au milieu des œuvres" en référence aux inventions de Dédale. Mais je ne parle pas grec moderne, et je ne suis absolument pas sûr que cette conjecture soit possible. Ou bien c’est un simple rappel du thème de la sculpture du rond-point (dans un style radicalement différent), placée là à titre décoratif, sans référence particulière au lieu. Mais en aucun cas ce ne peut être un lieu lié à la légende. C’est en mer qu’Icare est tombé, pas à Athènes, et même il est précisé que c’est près de l’île de Samos, et pour cette raison cette mer est appelée Mer Icarienne.  
 
08 octobre 2012. Je viens corriger cet article ancien, où j’ai dit des âneries. D’abord, le nom de Metaxourgeio s’applique au quartier et à la station de métro, pas spécifiquement à la place. Certes, il n’y a aucun lien entre le nom de cette place et la légende d’Icare, mais venant de visiter le musée de la soie de Soufli, j’y ai appris son nom en grec, μετάξι (métaxi). L’autre partie du mot, c’est bien le travail, la manufacture. En effet, c’est dans ce quartier que la première manufacture de soie s’est installée à Athènes, à quelques pâtés de maisons vers le sud, entre les rues Millerou, Germanikou et Marathonos. Les bêtises dites précédemment me font un peu honte, mais il est plus honnête de les laisser et de les avouer...
 
691b2 Athènes, métro Panepistimio
Le sol grec, et particulièrement celui d’Athènes, est truffé de vestiges de l’Antiquité. Où que l’on aille, on peut être sûr qu’à un mètre, à cinq mètres ou à dix mètres sous le niveau du sol on pose le pied au-dessus d’un fragment de poterie, d’une décoration de chaudron, voire d’une statue de marbre… Nous l’avons vu dans mon article du 17 mars, en construisant le nouvel aéroport on a trouvé de quoi constituer un petit musée local. Et en construisant la station de métro Panepistimio on a également fait des découvertes. Là, pour comprendre ce que recouvre ce nom de station, pas de problème. Je reconnais le grec ancien EPISTÊMÊ, la connaissance (cf. l’épistémologie) et le mot PAN (PANTA), l’adjectif indéfini tout, c’est le lieu de toutes les connaissances, le lieu de la connaissance universelle, l’université. Endroit idéal pour avoir effectué ces découvertes et pour y placer ce musée.
 
691b3 Athènes, musée du métro Panepistimio
Parmi les nombreux objets exposés, ces poids sont intéressants, parce qu’ils jettent un regard sur la vie quotidienne. Plutôt que de donner une longue explication, je préfère montrer ce montage de ma photo des poids et d’une autre photo du petit dessin explicatif qui se trouve dans la vitrine. Ce qui n’est peut-être pas très évident sur ce dessin, c’est que ce travail de tissage, qu’effectuait elle-même la reine Pénélope, continuait, au quatrième siècle avant Jésus-Christ, d’être réalisé par les femmes libres, et n’était que rarement confié à des esclaves. Ou, parce qu’il y avait beaucoup à tisser, les esclaves étaient chargées de ce à quoi la maîtresse de maison et ses filles ne suffisaient pas. Beaucoup, car non seulement on n’achetait pas de vêtements en prêt-à-porter ou chez le tailleur en sur-mesure, mais on n’achetait pas non plus son tissu au mètre ou en coupon. Ce commerce n’existait pas. Le tissage puis la couture étaient réalisés à la maison.
 
691b4 Athènes, musée du métro Panepistimio
Les poteries sont aussi parmi les pièces d’antiquités les plus nombreuses. À titre d’exemple, voici une vitrine où sont exposés des récipients en terre qui datent du cinquième au quatrième siècle avant Jésus-Christ. On voit qu’il y a toutes sortes de formes pour toutes sortes d’usages. Tant les poids pour métier à tisser que les poteries d’usage signifient que se trouvaient là des constructions d’habitations privées.
 
691b5 Le métro d'Athènes station Syntagma
     
691b6 Le métro d'Athènes station Omonia
 
Laissons là ce petit musée dans la station Panepistimio et, puisque nous sommes dans le métro, faisons un petit tour à la station Syntagma pour voir comme elle est moderne et agréable (sauf le fait que l’accès avec les composteuses et la sortie se font au même endroit ce qui, aux heures d’affluence, fait un beau mélange entre ceux qui courent vers leur métro et ceux qui sortent. Mais ne critiquons pas, car c’est très propre et l’espace n’est pas compté. Sur l’autre photo, on peut voir une rame arrivant à la station Omonia.
 
691c Athènes, le sénat sur Syntagma
Mais venons-en au sujet principal, la célébration du début du soulèvement contre l’occupation turque. La cérémonie s’est déroulée devant le Parlement, ce bâtiment de la place Syntagma, place de la Constitution. Cette photo a été prise un autre jour, parce que ce matin du 25 mars la façade du bâtiment était cachée par les tribunes montées pour que les officiels assistent à un défilé militaire. Ce défilé, nous n’y étions pas.
 
691d Athènes, sur Syntagma le 25 mars
Des citoyens tiennent à exprimer leur patriotisme, comme cet homme, au haut des marches sur la place, qui arbore le drapeau grec sur lequel il a fixé les portraits de trois héros de l’indépendance. Héros dont je ne citerai pas les noms parce que j’avoue ne pas les identifier.
 
691e Athènes, tenue habituelle de la Garde
691f1 Athènes 25 mars, relève de la Garde
 
Sur ma seconde photo, nous allons assister à la relève de la garde devant le Parlement, et ce soldat est en grande tenue. Sur la première photo prise un autre jour, je ne saurais dire s’il est en tenue de tous les jours ou en tenue d’hiver, mais comme on peut le voir ce n’est pas aussi brillant ni aussi original.
 
691f2 Athènes 25 mars, relève de la Garde
La cérémonie va commencer. La relève est arrivée, trois hommes dont le chef au centre, et à sa droite et à sa gauche les deux hommes qui vont monter la garde pendant une heure. Un cordon de police empêche d’approcher trop près pendant la cérémonie de la relève, mais près de moi, il y avait une jeune femme qui se penchait en riant pour essayer de voir, entre les policiers, ce que ce soldat a sous sa jupe. Certes, je l’ignore, mais je suppose qu’il porte non des bas mais un collant, et que cette jeune personne n’a rien vu.
     
691f3 Athènes 25 mars, relève de la Garde
691f4 Athènes 25 mars, relève de la Garde         
691f5 Athènes 25 mars, relève de la Garde
 
Je ne décrirai pas les diverses phases de l’opération, qui comporte ce curieux pas où l’on lève haut la jambe jusqu’à l’horizontale. Évidemment, tous ne sont pas aussi souples, et la jambe est plus ou moins tendue, plus ou moins rectiligne.
 
691f6 Athènes 25 mars, relève de la Garde
         
691f7 Athènes 25 mars, relève de la Garde
 
691f8 Athènes 25 mars, relève de la Garde
 
Les gardes suivent un ballet bien ordonné, un rituel compliqué, où ils se rapprochent, repartent, et toujours avec cette projection de la jambe avec ses chaussures à gros pompon noir. Pour finir, les deux nouveaux gardes ont pris leur place, les deux qui ont été relevés reviennent vers le chef qui a amené leurs camarades et qui va les remmener. Ce pas, avec le mouvement du bras très haut déployant les immenses manches, a quelque chose qui paraît ridicule au premier moment, mais si l’on entre dans le jeu c’est élégant et spectaculaire. Sur ma dernière photo surtout, on peut voir que ces chaussures sophistiquées sur le dessus sont en réalité de grosses galoches cloutées. Et ces multiples clous qui résonnent fortement sur le macadam sont aussi terriblement glissants sur ce sol uni. Les deux gardes se sont placés derrière le chef et tous trois en file indienne ont pris le chemin de leur caserne. Mais alors qu’ils étaient encore sur la place Syntagma, le chef, levant haut la jambe, a fait une immense glissade et s’est retrouvé les quatre fers en l’air. Quelques touristes ont éclaté de rire, la plupart des Grecs étaient consternés. Je n’ai pas voulu prendre cette photo, parce que ces hommes sont fiers d’être admirés, ils font de leur mieux, et c’est terriblement humiliant de se retrouver dans cette position. Comme, avant la cérémonie, j’avais un peu discuté avec le policier derrière lequel j’étais, je lui ai demandé si, à l’armée, on était assez compréhensif (je n’ai pas voulu dire intelligent) pour ne pas le punir. Il m’a rassuré, les officiers savent à quel point c’est difficile, à quel pont c’est glissant, et il ne se passera rien de désagréable pour lui. Une fois les nouveaux gardes en service, bien immobiles, et les anciens repartis, les policiers ont de nouveau laissé la foule passer, et cela a été un défilé de touristes, grecs ou étrangers, se faisant photographier à côté d’eux, qui restent impassibles.
 
691g1 Athènes, prison de Socrate
         
691g2 Athènes, prison de Socrate
 
Après avoir assisté à cette cérémonie, je suis resté à discuter un petit quart d’heure avec mon policier sympathique, pendant que Natacha se régalait de photographier les différentes attitudes des gens qui se faisaient tirer le portrait en compagnie des gardes. Ensuite, nous nous sommes un peu restaurés et nous avons décidé de gravir la colline de Philopapos (avec un ou deux P, Philopappos dans la plupart des transcriptions, mais en grec il n’y en a qu’un) d’où l’on a une belle vue sur l’Acropole. Et puis c’est un endroit important, car Plutarque nous dit que c’est là qu’a eu lieu le combat de Thésée contre les Amazones. Comme le chemin passe au pied de l’Acropole, nous avons pu constater que bien des gens se plaignaient que l’Acropole soit fermée à la visite en ce jour de fête nationale. Notamment, un groupe de deux couples de Français qui se désolaient d’être venus de si loin et d’être obligés de reprendre l’avion le lendemain matin sans avoir vu ce lieu célèbre. Puisque nous, nous l’avons déjà visité, nous continuons notre chemin, et passons devant ces grottes naturelles dont on dit qu’elles ont été la prison de Socrate, avant qu’il soit condamné à boire la ciguë en 399 avant Jésus-Christ. Les deux grottes dont on voit les grilles sur ma première photo communiquent entre elles à l’intérieur, et ma seconde photo, prise à travers les grilles, montre l’une des cavités. Selon les historiens, il ne fait aucun doute que sur cette colline, et en particulier dans ces grottes, des hommes ont habité depuis les temps préhistoriques. Comme on le voit sur la première de ces photos, des trous dans la façade ne laissent aucun doute quant à leur usage. Ils ont reçu l’extrémité de poutres, des immeubles de plusieurs étages ayant été adossés à la paroi rocheuse, et ces cavités que nous voyons aujourd’hui étaient probablement à usage d’entrepôts au fond de l’immeuble.
 
691h1 Athènes, monument de Philopapos
         
691h2 Athènes, monument de Philopapos
 
Nous voici au sommet de la colline, où se dresse ce monument de Philopapos. La Commagène se situe au sud de l’Asie Mineure, juste en face du "doigt" que Chypre pointe vers le nord-est, entre Syrie et Cappadoce, en Turquie actuelle, et sa capitale est Samosate, sur l’Euphrate. Elle devient un royaume hellénistique quand son gouverneur Ptolémée s’en proclame roi héréditaire en 162 avant Jésus-Christ. Pour l’annexer à l’Empire romain, Tibère dépose le roi Antiochos III en 17 après Jésus-Christ, mais son successeur Caligula restitue le royaume au fils d’Antiochos III, Antiochos IV. Puis en 72, l’empereur Vespasien destitue Antiochos IV, et cette fois ce sera définitif, la Commagène perd son indépendance. Antiochos et sa famille s’exilent alors à Athènes. Le petit-fils de ce dernier roi, Gaius Julius Antiochus Epiphanes Philopappus, sera sénateur romain, organisateur de spectacles culturels, juge de jeux sportifs, et il fera beaucoup pour sa ville. À sa mort vers 114 ou 116, sa sœur Julia Balbilla se charge d’élever à sa mémoire ce monument haut de douze mètres, achevé avant 119. Ce n’est qu’en 212 que l’empereur romain Caracalla accordera systématiquement le droit de cité à tous les hommes libres de l’Empire (ce qui permettra dès 218 au prêtre syrien Élagabal de devenir empereur), mais il y avait déjà bien des façons d’obtenir la citoyenneté. Par exemple, auprès des cent cinquante mille légionnaires, tous citoyens, un nombre équivalent d’hommes était recruté dans les troupes auxiliaires et, après 25 ans de service, la citoyenneté leur était accordée. Auguste a créé un corps de pompiers, les cohortes de vigiles (en italien, aujourd’hui, les pompiers s’appellent vigili del fuoco) composées de volontaires recrutés parmi les esclaves et les affranchis et, afin de susciter des vocations pour ce métier dangereux, six ans de service suffisent pour devenir citoyen romain. Et puis, lorsqu’une cité a rendu à l’Empire un service insigne, par exemple en cas de guerre, tous les hommes libres de la cité obtiennent la citoyenneté. Notamment, depuis longtemps les citoyens d’Athènes étaient de droit citoyens romains, et c’était le cas de ce Philopapos. C’est lui que l’on voit sur cette frise, monté sur un char et accompagné de licteurs à pied. Ce monument, resté intact jusqu’au quinzième siècle, a ensuite été abandonné, et a été victime de l’injure du temps, mais aussi du vandalisme.
 
691h3 Athènes, l'Acropole vue de Philopapos
  
691h4 Athènes, Acropole et Lycabette vus de Philopappos
 
De mi-pente puis du sommet de la colline, on a une vue superbe sur l’Acropole, et derrière le Parthénon sur le mont Lycabette. Derrière le monument la colline se prolonge, on peut faire une courte promenade sur la crête et l’on a une vue superbe sur la ville moderne, sur les monts qui l’entourent, sur la mer.
 
691i1 Athènes, église de la Théotokos
     
691i2 Athènes, église de la Théotokos
 
691i3 Athènes, église de la Théotokos
 
691i4 Athènes, église de la Théotokos
 
Ce n’est pas aujourd’hui 25 mars que nous avons vu cette petite église de la Théotokos (mère de Dieu, exactement Celle qui a enfanté Dieu), mais j’ai pris le parti de parler aujourd’hui de ce que nous avons vu dans Athènes. Cette Théotokos est qualifiée de Gorgoépikoos, Celle qui exauce vite. C’est une petite église byzantine du douzième siècle dont tous les murs extérieurs réemploient des sculptures dont certaines sont antiques et remontent au quatrième siècle avant Jésus-Christ, d’autres proviennent d’églises paléochrétiennes ou plus récentes, un ou deux siècles avant la construction de celle-ci. Elle est située dans un coin tranquille et un peu isolé d’une grande place où s’élève la majestueuse cathédrale catholique de la ville. Mais de cette cathédrale je ne peux rien montrer parce que sa façade comme son intérieur sont couverts d’échafaudages pour de grands travaux de rénovation.
 
691j1 Amis finlandais au camping d'Athènes
     
691j2 Amis finlandais au camping d'Athènes
 
691j3 Amis finlandais au camping d'Athènes
 

J’ai pris la première de ces trois photos, Natacha a pris les deux autres. Au camping d’Athènes, nous avons fait connaissance avec nos voisins, une famille de Finlandais très, très sympathiques. Les parents, Jouni et Kaija, et leur fille Katja, font à travers l’Europe un long voyage de six mois. Ils ont déjà traversé la France, l’Allemagne, la Serbie, l’Albanie, la Macédoine et, après la Grèce, ils vont se diriger vers la Turquie, mais ensuite ils vont devoir rentrer assez rapidement. Le système finlandais d’éducation, au niveau du lycée, se fait par modules, ce qui permet aux élèves qui ont des difficultés d’aller à leur rythme, avec une aide personnalisée sans qu’il soit question de redoublements (et finalement c’est plus efficace sans coûter plus cher que ces classes supplémentaires ou plus chargées), et aux bons élèves comme Katja de prendre un congé d’un semestre pour se cultiver en découvrant d’autres cultures, d’autres usages, en voyant du pays, sans pour autant interrompre vraiment ses études. Nous avons dîné ensemble, puis nous avons pris le petit déjeuner ensemble, et ils sont partis. Mais nous avons échangé nos adresses et, sûr, nous nous reverrons, à Helsinki ou ailleurs. Car ils ne sont pas seulement sympathiques, nous avons pu constater aussi qu’ils avaient de vraies qualités humaines. À bientôt, Jouni, Kaija, Katja !

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Published by Thierry Jamard
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