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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 16:27

638a1 Gravina in Puglia, habitat rupestre

 

638a2 Gravina in Puglia, habitat rupestre 

 

 

Nous avons passé la nuit dans un quartier périphérique moderne de Gravina di Puglia, ce qui nous permet d’être à pied d’œuvre très rapidement pour visiter cette ville. C’est très fâcheux : ni mon (minuscule) dictionnaire bilingue Robert & Collins, ni mon (plus gros) dictionnaire tout italien Giunti Demetra ne connaissent le mot gravina qui, pourtant, est sans guillemets et sans italique dans tous les textes italiens que je consulte. Si je comprends bien, une gravina est un ravin, le lit profond d’une rivière à sec, dont les parois rocheuses creusées de cavernes naturelles ont servi d’habitat au cours des temps. C’est, en tous cas, ce qui s’est passé dans la ville qui, avec une majuscule, porte ce nom. Dès l’âge de bronze, elle a été habitée par des hommes qui ont laissé des traces de leur présence. À l’époque historique, sur les rives de la faille s’est développée une ville, qui a pris de l’importance comme relais quand la via Appia est passée à proximité. Mais lors des invasions barbares, la ville a été rasée jusqu’au sol, et les survivants sont allés se réfugier et s’installer dans les grottes de la gravina. Puis Lombards et Byzantins se sont disputé ce qui se reconstruisait, et les Sarrasins ont mis tout le monde d’accord en prenant la ville, en la pillant, en la détruisant. En dépit de cette histoire mouvementée, Gravina di Puglia était devenue siège d’un évêché au neuvième siècle, et sa cathédrale, San Michele, était rupestre : on en aperçoit les colonnes sur le flanc de la gravina.

 

Dès 1041-1042, ce sont les Normands d’Onfroi de Hauteville (Umfredo d’Altavilla en italien), puis de son frère Robert Guiscard, qui arrivent. À la fin du onzième siècle, ils édifient la cathédrale Saint Jean Baptiste que nous allons visiter et qui, par la suite, sera dédiée à l’Assunta, une église de rite latin qui remplace l’ancienne cathédrale rupestre Saint Michel de rite byzantin.

 

638b Gravina in Puglia, le château souabe de Frédéric II 

Un peu à l’écart de la ville, l’empereur souabe Frédéric II de Hohenstaufen qui a régné sur ce royaume au treizième siècle se construit en 1231 sur une colline un beau château, mi-résidence impériale, mi-forteresse défensive. Comme on le voit, il n’en reste que des ruines. Les fouilles ont néanmoins permis de voir que le premier étage était réservé à l’habitation et aux réceptions, le rez-de-chaussée organisé autour d’une cour longue et étroite étant réservé au service. Entre autres, ce passionné de chasse au faucon, auteur d’un traité à ce sujet, y fait aménager spécialement une pièce pour ses faucons et fait créer, pour eux encore, un lac artificiel à quelques kilomètres de là. Selon certains spécialistes, ce sont les mêmes sculpteurs qui avaient œuvré à Castel del Monte (que nous avons visité le 25 octobre) qui sont venus travailler à Gravina, mais Vasari, lui, attribue Gravina à un architecte et sculpteur florentin du nom de Fucchio.

 

638c1a Gravina in Puglia, Torre dell'Orologio 

638c1b Gravina in Puglia, Tour de l'Horloge 

Vu son état, le château ne se visite pas. Après nous être approchés de la grille qui ferme le chemin d’accès, nous retournons en ville. Nous trouvons à nous garer devant ce curieux bâtiment, la Torre del Orologio, la Tour de l’Horloge. Un panneau explicatif dit que la mesure du temps avec la clepsydre ou le cadran solaire devient obsolète à l’époque de l’industrialisation, c’est imprécis et on ne peut l’emporter avec soi, aussi chaque ville veut-elle être moderne, et Gravina aussi. D’où cette construction néogothique de 1890. Je trouve étonnant que l’on présente comme une nouveauté du modernisme cette horloge de la toute fin du dix-neuvième siècle, alors qu’un peu partout en Europe les clochers des églises étaient pourvus d’horloges depuis plusieurs siècles. Le mécanisme d’origine a été conservé, nécessitant d’en remonter les poids chaque jour. Un éclairage derrière les trois cadrans les rend lisibles même de nuit. Les cloches situées tout en haut sonnent tous les quarts d’heure.

 

638c2a Gravina in Puglia, chiesa del Purgatorio 

638c2b Gravina in Puglia, église du Purgatoire 

638c2c Gravina in Puglia, église du Purgatoire 

Un peu plus loin, nous arrivons à l’église du Purgatoire, construite au milieu du dix-septième siècle par les Orsini qui voulaient y prévoir leur sépulture. On peut apprécier le goût funèbre de la décoration du tympan représentant deux squelettes, ainsi que les panneaux situés sous les niches de statues disparues sur la façade, de part et d’autre du portail. Dans chacun des cadres, une tête de mort et deux tibias surmontent une inscription : "Tu seras ce que je suis", avec la date de 1760 et "Ce que tu es je l’ai été".

 

638d1 Gravina in Puglia, la cathédrale de l'Assunta 

Au fond de cette place tout en longueur, une église de Dominicains. Mais sur le côté droit, c’est la cathédrale dont je parlais tout à l’heure, dont le flanc se prolonge au-delà, le long d’une petite rue, tandis que la façade donne sur une petite place, en bordure de la gravina. C’est d’ailleurs de là que j’ai pris les deux premières photos de cet article. Si l’église originelle date du onzième siècle, elle a été profondément remaniée au quinzième siècle suite aux graves dommages subis lors d’un tremblement de terre, puis d’un incendie.

 

638d2 Gravina in Puglia, la cathédrale de l'Assunta 

L’église est, comme c’est habituel, orientée au sens étymologique, c’est-à-dire tournée vers l’orient. Nous sommes ici sur son flanc droit, donc du côté sud. Il est dommage que la nef latérale vienne partiellement recouvrir cette belle rosace romane.

 

638d3a Gravina in Puglia, la cattedrale dell'Assunta 

638d3b Gravina in Puglia, la cattedrale dell'Assunta 

Hormis la rosace, les éléments décoratifs du flanc sud datent de Francesco Orsini II, qui fut duc de la ville de 1488 à 1500 et qui fit venir des artistes dalmates. On voit ici, au-dessus du portail, les statues de saint Pierre et de saint Paul encadrant une ravissante Vierge à l’Enfant d’une remarquable finesse.

 

638d4a Gravina in Puglia, la cattedrale dell'Assunta 

638d4b Gravina in Puglia, la cathédrale de l'Assunta 

638d4c Gravina in Puglia, la cathédrale de l'Assunta 

De la Renaissance également sont les sculptures des frises tout au long du mur de flanc. On n’atteint pas à la fantaisie du bestiaire médiéval, mais les figures sont variées et originales. Selon le goût de l’époque pour l’Antiquité, on trouve aussi des allusions à la mythologie grecque, comme ce putto très italien armé du trident de Poséidon et chevauchant un dauphin ou peut-être plutôt un monstre marin, face à un Pégase qui vole vers lui.

 

638e1 Gravina in Puglia, la cathédrale de l'Assunta 

638e2 Gravina in Puglia, la cattedrale dell'Assunta 

Nous arrivons ici sur la façade ouest. Elle est nettement surélevée par rapport à la place, et l’on accède à son parvis par cette porte monumentale et dix marches. De ce côté-ci, il ne reste rien de l’édifice roman.

 

638f1 Gravina in Puglia, la cathédrale de l'Assunta 

638f2 Gravina in Puglia, la cattedrale dell'Assunta 

Ainsi, cette superbe grande rosace à vingt-quatre rayons est Renaissance, tout comme la décoration des portails. Pour la sculpture que je représente ici, j’ai eu un doute, mais sur l’autre portail Jésus porte sa croix ; je pense donc que c’est également ici Jésus, et puisqu’il a les mains dans le dos ce doit être une Flagellation. Sous réserve…

 

638f3a Gravina in Puglia, la cathédrale de l'Assunta 

638f3b Gravina in Puglia, la cathédrale de l'Assunta 

638f3c Gravina in Puglia, la cathédrale de l'Assunta

 

Le grand portail central fondu dans le bronze est magnifique. Au bas de chacun des panneaux, est gravée une phrase en latin tirée de l’évangile pour donner la clé de la représentation, pour le cas où on ne comprendrait pas. Je montre ici deux de ces panneaux.

 

Légende du premier : "Et après huit jours, Jésus vint de nouveau alors que les portes étaient closes, et il se tint au milieu". On se rappelle que Thomas, qui n’était pas présent la première fois, ne voulait pas croire ce que lui racontaient ses collègues, à savoir que Jésus était apparu alors que toutes les portes étaient fermées, et il avait dit qu’il n’y croirait pas tant qu’il n’aurait pas mis sa main dans ses plaies. De la main droite, Jésus montre sa poitrine percée, de la main gauche il prend la main d’un homme, je suppose donc que c’est Thomas dont il guide la main vers sa plaie. Nous sommes au moment où Thomas va s’écrier "Mon Seigneur et mon Dieu !" et Jésus va lui dire "Tu as cru, Thomas, parce que tu as vu. Heureux celui qui croit sans avoir vu".

 

Sous le second panneau que je présente, la légende dit : "Notre cœur n’était-il pas ardent en nous pendant qu’il nous parlait en chemin ?" Ce sont donc les disciples d’Emmaüs qui ont rencontré Jésus en chemin après sa Résurrection et ne l’ont reconnu que plus tard, à la façon dont il a rompu et béni le pain.

 

638g1 Altamura

 

Après notre visite à la cathédrale de Gravina di Puglia, nous sommes retournés au camping-car et avons fait route vers la toute proche Altamura (12 kilomètres). Car dans ce pays, et particulièrement dans cette région, les cathédrales poussent comme les champignons dans les sous-bois en automne. On ne peut faire trois pas sans en rencontrer.

 

638g2 Altamura

 

Les traces les plus anciennes que l’on trouve ici sont des empreintes de dinosaures. Certes, ce n’est pas encore une civilisation très évoluée et raffinée, mais cela remonte loin. Puis à l’âge du bronze et à l’âge du fer, les lieux ont été habités, et les hommes ont laissé, notamment dans les tombes, de nombreux témoignages de leur civilisation. Ensuite, il reste des murs de la civilisation peucétique (population venue d’Illyrie –ouest de la Croatie et Albanie actuelles– et qui occupait la région des Pouilles entre Bari et Brindisi) datant du cinquième siècle avant Jésus-Christ. Beaucoup plus tard, quand les Sarrasins sont passés par là, ils ont rasé la ville au sol comme ils l’avaient fait pour sa voisine Gravina (je ne sais si c’est ce que représente ce monument). La ville ne s’est pas relevée. Il a fallu attendre 1230 et Frédéric II pour qu’à partir de quelques maisons disséminées dans la campagne il recrée une ville qu’il nommera Alta Augusta et qui, après lui, prendra le nom d’Altamura. Pour cela, il amène ici des populations latines, grecques, juives.

 

638h1 Altamura, San Nicola dei Greci 

Des Grecs, donc, se sont établis ici. À la fin du treizième siècle, soit une cinquantaine d’années après leur implantation, ils ont construit pour leur communauté cette église San Nicola dei Greci qui est restée de rite grec jusqu’à la fin du dix-septième siècle. Vue de loin, comme sur ma photo, elle présente une belle rosace, mais ce n’est rien à côté de ce que l’on découvre en s’approchant.

 

638h2 Altamura, San Nicola dei Greci 

638h3 Altamura, Saint Nicolas des Grecs 

638h4 Altamura, San Nicola dei Greci 

En effet, tout le portail, encadrement et tour de la lunette du tympan, est orné de sculptures. Les scènes sont très nombreuses et variées. Je ne peux en donner que quelques exemples, même si je suis tenté de multiplier les images. Sur ma première photo, nous sommes à la jonction du tour de portail et du linteau à la base du tympan. Sur le côté, on est au Paradis Terrestre et Dieu est représenté coiffé d’une mitre d’évêque. En haut, Adam est endormi et Dieu fait sortir Ève de son flanc. Dessous, Dieu leur fait la leçon : Ici, vous pouvez manger tout ce que vous voulez, sauf le fruit de cet arbre. Sur le linteau, il y a une scène de guerre et ensuite une scène de demande de grâce à moins que ce ne soit l’imploration du pardon, mais je ne vois pas bien à quels événements il est fait allusion. Ce n'est plus le côté du portail, ce n'est donc pas Caïn qui tue Abel, ni Adam et Ève demandant pardon pour leur faute.

 

Ma deuxième photo montre deux moments de l’épisode de l’Arche de Noé. À gauche, on voit toutes sortes d’animaux qui pénètrent dans l’arche par un étroit orifice dans le toit. À droite, la terre est couverte d’eau qui est en train d’engloutir une maison, et des humains tentent de s’agripper au toit pour ne pas se noyer. Mais on sait que c’est en vain, puisque Dieu a décidé de ne sauver qu’un couple de chaque espèce animale ainsi que la famille de Noé. Lequel aurait mieux fait d’oublier de sauver une espèce. Le moustique.

 

Sur la troisième image j’ai joint deux tronçons de l’histoire d’Adam et Ève. Sur l’arbre derrière eux, on voit le serpent à tête humaine. Ève a encore la pomme en main, le premier couple n’a pas encore commis le péché originel mais cela ne va pas tarder. J’adore cette représentation d’un Adam fortement prognathe. Sur l’autre image, ça y est, ils ont commis l’irréparable. L’ange avec son épée de feu les chasse du Paradis Terrestre. Il est troublant que l’ange de la seconde image ait une tête qui ressemble à celle du démon de la première image, ou du moins qu’il ne soit pas plus sympathique. Mais il est en colère contre les vilains désobéissants. C’est à ce moment qu’Adam et Ève se rendent compte qu’ils sont nus. Et en effet, alors que sur l’image de gauche ils s’exhibent sans complexes, sur celle de droite ils se cachent de la main. Surprenant détail, c’est Adam qui se cache la poitrine, Ève ne se préoccupant pas de cette partie de son corps. Nous sommes au Moyen-Âge, et les aires désignées par la pudeur ne sont pas celles du dix-neuvième siècle puritain. Ni celles des églises italiennes de ce début de vingt-et-unième siècle où une femme ne peut montrer, ô horreur, un bout d’épaule.

 

638i1 Altamura, cathédrale de l'Assunta 

Mais laissons San Nicola dei Greci et rendons-nous à la cathédrale. Elle a été voulue par Frédéric II à une date qui n’est pas connue avec précision mais avant 1245 selon toute probabilité. Comme quoi, même si l’empereur a construit partout une multitude de châteaux, infiniment plus que d’églises ou de monastères, il n’est pas vrai qu’il s’est complètement désintéressé des monuments sacrés. Cette église consacrée à l’Assunta, la Vierge montée aux cieux, a été construite comme chapelle palatine, ce qui veut dire qu’elle ne dépend que de l’empereur qui règne sur le palais, et bien sûr aussi de Rome puisque c’est un édifice religieux, mais sans passer par l’évêque ni par aucune autorité intermédiaire. Au cours des siècles, de très nombreuses interventions ont complètement modifié le bâtiment. Notamment, au quinzième siècle la cathédrale a été allongée avec ajout d’un nouveau chœur. Constatant que, contrairement à l’usage, le chœur n’est pas tourné vers l’est et Jérusalem mais vers l’ouest, certains spécialistes ont émis l’hypothèse que le chœur d’origine était bien à l’est, côté rue mais que ne pouvant allonger l’église de ce côté, les architectes l’ont alors inversée, démontant la façade ouest et la remontant pierre à pierre à l’est à la place du chœur ancien, à l’identique y compris la rosace, ce qui leur donnait la possibilité d’allonger l’église autant qu’ils le souhaitaient de l’autre côté avec le nouveau chœur. Hypothèse astucieuse et très plausible.

 

638i2 Altamura, cathédrale de l'Assunta 

Sur le flanc droit de la cathédrale, on voit ce portail muni d’une belle grille de fer ouvragé. J’en aurais mieux profité si les habitants du lieu n’avaient pas l’idée saugrenue de mettre en plein trottoir d’énormes bacs de béton pour y planter des arbustes décoratifs. Avançant l’œil rivé à mon viseur d’appareil photo pour choisir le meilleur angle, je me suis cruellement heurté le tibia. Le sang a maculé mon jeans et j’ai sur le devant de la jambe une bosse grosse comme un œuf (de poule. Mais oui). Cela nuit à l’esthétique de ma jambe, ce qui est fâcheux, et cela m’oblige à un gros effort pour ne pas montrer que je boite. Tout ce que je souhaite, c’est que cela me fasse passer pour un valeureux guerrier. S’il vous plaît ne révélez pas aux admiratrices que je souhaite nombreuses l’origine de mon affreuse blessure.

 

638i3 Altamura, cathédrale de l'Assunta 

Nous voyons ici le portail côté est, couvert de sculptures que je vais montrer plus en détail tout à l’heure. Mais d’ores et déjà on voit la richesse de la décoration.

 

638j1 Altamura, cattedrale dell'Assunta 

638j2 Altamura, cattedrale dell'Assunta 

Au-dessus du portail, il y a la grande rosace dont on pense qu’elle a été transportée de l’ouest à l’est. Avec ses quinze rayons, un nombre impair, elle est curieuse mais son dessin original avec ses entrelacs arabisants à l’extrémité des rayons est du plus bel effet. De chaque côté, un éléphant. J’en montre un en plus gros plan.

 

638j3 Altamura, cathédrale de l'Assunta 

En bas, de chaque côté du portail, des lions gardent l’entrée comme dans la plupart de ces églises anciennes. Celui-ci a l'air particulièrement féroce alors qu’ailleurs, nombre de ses confrères ont une tête plutôt débonnaire, même lorsqu’ils tiennent un homme entre leurs pattes.

 

638k1 Altamura, cathédrale de l'Assunta 

J’ai annoncé quelques images du portail, j’y arrive. Je trouve ces sculptures admirables. Sur le linteau, cette longue surface horizontale a été judicieusement mise à profit pour représenter la Cène. Le personnage central ne semble pas être Jésus, sa barbe et son visage ne sont pas jeunes. Je pense qu’il a plutôt été représenté en bout de table, à l’extrême gauche, et l’apôtre qui l’embrasse est soit Jean, le disciple que Jésus aimait, et qui est plus souvent représenté dormant sur l’épaule de Jésus, soit Judas pour symboliser en l’anticipant le baiser traître du lendemain matin. Les détails sont méticuleux, pain et assiettes de poissons sur la table, rangée de coupes sur l’étagère derrière les convives, plis de la nappe.

 

Au dessus, dans le tympan, assise sur un trône entre deux anges agenouillés, Marie tient l’Enfant Jésus dans ses bras, assis sur ses genoux.

 

638k2 Altamura, cathédrale de l'Assunta 

Plus bas, un peu au-dessus du niveau des lions, les artistes ont représenté une Annonciation. L’archange Gabriel est sur le montant gauche du portail, et du côté droit il y a cette merveilleuse Marie. Le modelé de son visage, sa tête penchée, ses mains croisées sur sa poitrine, les plis de sa robe, tout est admirable. C’est sur cette image que j’aimerais conclure, mais j’en ai encore préparé deux autres, alors tant pis je les publie.

 

638k3 Altamura, cathédrale de l'Assunta 

638k4 Altamura, cathédrale de l'Assunta 

La première de ces deux photos représente la Fuite en Égypte. C’est une sculpture naïve, Marie en amazone sur le dos de l’âne, Joseph un peu en arrière, en tête un guerrier médiéval avec sa lance, sans souci de chronologie.

 

Quant à ma dernière image, je trouve amusants ces personnages avec leur grosse tête disproportionnée en comparaison de leurs corps fluets, je pense que ces trois cavaliers couronnés et portant des présents sont les rois mages, et on voit en bas les bergers et leurs moutons qui eux aussi vont honorer Jésus dans la crèche. Et puis il y a, désopilant, à droite, ce pâtre assis près de son chien et son bâton contre lui, les joues gonflées, qui souffle à toute force dans un pipeau. Toutes ces scènes méritent d’être examinées une à une, en détails, mais je dois arrêter ici.

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Published by Thierry Jamard
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