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11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 09:00

 

855a1 Entrée d'Edirne, pont sur la Meriç

 

 

855a2 Entrée d'Edirne, pont sur la Maritsa

 

 

855a3 Entrée d'Edirne, pont sur l'Evros

 

Quand, venant de Grèce, on entre en Turquie et que l’on gagne Edirne, on traverse un petit village nommé Karaagaç et, au bout d’une brève ligne droite, on arrive au pont de mes photos qui date de 1847 et  enjambe ce fleuve dont j’ai parlé dans un précédent article (20 septembre 2012) sous le nom d’Evros en Grèce, mais que les Bulgares appellent Maritsa, alors qu’ici c’est la Meriç. De l’autre côté, c’est Edirne. Après avoir franchi la frontière, nous avions hâte de découvrir cette première ville de Turquie et aussi de trouver un emplacement pour nous installer, et ne sommes donc pas restés longtemps mais un autre jour nous y sommes revenus pour admirer le paysage, et prendre un pot dans cet agréable bar dont les parasols indiquent qu’il est municipal (Belediyesi, c’est la municipalité).  

 

 

855a4 Edirne (expo ''Philoxenia'')

Longtemps, longtemps après avoir quitté Edirne et la Turquie, nous venons de visiter à Athènes –en ce 3 octobre 2013– une exposition du musée Benaki intitulée “Philoxenia” qui me permet d’enrichir ma présentation d’Edirne avec ce plateau décoré, datant de la fin du dix-neuvième siècle et destiné au marché ottoman. J’aime bien sa couleur locale, avec son train tiré par une machine à vapeur.

 855b1 Edirne et ses minarets

 

On passe, en quelques kilomètres, d’un pays chrétien orthodoxe sans séparation de l’Église et de l’État à un pays laïc dans sa constitution, mais dont le passé musulman et politique est encore tout proche et dont l’Islam revient en force au fur et à mesure que s’éloigne dans le passé la mort d’Atatürk. L’actuel président de la République, Abdullah Gül, et le premier ministre, Recep Tayyip Erdoğan, appartiennent l’un et l’autre à l’AKP, un parti qui a bien failli, en 2008, être dissout et interdit par la Cour Constitutionnelle pour “atteinte à la laïcité”, et leurs déclarations sur le port du voile ont risqué de leur valoir une interdiction de cinq ans d’appartenance à un parti politique. Or Atatürk et la création d’une république laïque en Turquie datent de quatre-vingt-dix ans seulement, et la ville est hérissée d’une forêt de minarets. C’est sans doute le plus dépaysant lorsque l’on vient de passer la frontière. Et c’est, avouons-le, très esthétique. “La seule chose qui soit originale dans les mosquées, qui appartienne à l’islamisme, dont il ait tout l’honneur, c’est le minaret. J’en suis jaloux pour le christianisme. Que le minaret est beau !” s’exclame l’abbé Michon (1806-1881) dans son Voyage religieux en Orient (1853). Mais pour le poète russe Brodsky, dissident soviétique exilé (1940-1996), cet art religieux musulman évoque “des batteries anti-aériennes à côté de mosquées trapues comme des crapauds”.

 

855b2 Balais, spécialité d'Edirne

 

 

En me promenant, j’ai été étonné de voir cette sculpture d’un homme assis auprès de son balai. S’agit-il de mettre à l’honneur les agents municipaux de la voirie et de la propreté de la ville ? Pas du tout. C’est qu’Edirne a une spécialité que j’ignorais. Il y a le nougat de Montélimar, les tripes à la mode de Caen, les mouchoirs de Cholet et les balais plats d’Edirne en fibres naturelles. C’est une spécialité très ancienne ici, qui se perpétue de façon artisanale et qui, même très largement industrialisée, continue de s’effectuer à la main. Difficile à voir sur ma photo, l’artisan s’attache avec une corde ou une chaîne, pour mettre toute sa force et son poids dans l’opération qui consiste à lier le balai sur le manche.

 

Et puis il y a aussi une tradition qui n’est pas représentée sur cette statue. C’est celle du miroir sur le balai. Dans les boutiques de souvenirs, on trouve des balais dont les crins, sur un côté, portent un miroir et un œil en verre bleu. On raconte qu’une belle-mère, trouvant que sa belle-fille trop coquette passait plus de temps aux soins de beauté qu’à l’entretien de sa maison qu’elle négligeait, lui offrit un balai ainsi décoré. L’œil, c’est pour détourner le mauvais œil, c’est très répandu, ce n’est pas réservé qu’aux balais. Mais le miroir, c’était, dit une tradition, pour que la jolie jeune femme puisse se contempler tout en balayant. Une autre tradition, à laquelle va ma préférence, veut que le balai une fois suspendu au clou permette à la belle-mère de surveiller sa bru. Cette seconde version justifie mieux, à mon avis, l’usage d’aujourd’hui qui consiste à suspendre le fameux balai devant la porte des jeunes filles à marier, non seulement pour signifier leur présence au prince charmant de passage, mais pour permettre à l’impétrante de voir le reflet du passant afin de savoir s’il vaut la peine de lui ouvrir la porte. Mais une fois mariée, la jeune femme rangera ce balai dans un coin sombre, là où les démons ont l’habitude de se dissimuler, car voyant l’image de leurs horribles visages grimaçants, pris de panique ils s’enfuiront. Le miroir renforcera donc l’action bienfaisante de l’œil bleu.

 

 

855b3a Fontaine de l'Amour, à Edirne

 

 

855b3b Fontaine de l'Amour, à Edirne

 

 

855b3c Fontaine de l'Amour, à Edirne
Au milieu d’une grande rue piétonne d’Edirne on peut voir cette belle fontaine. La nuit, elle bénéficie d’un éclairage coloré un peu kitsch. En guise d’explication, je préfère traduire purement et simplement le texte bilingue turc anglais figurant sur une plaque.

 

“La Fontaine d’Amour. Edirne, point de rencontre de rivières et de cultures, fut une ville importante des civilisations thrace, romaine et byzantine, et capitale de l’Empire Ottoman pendant 92 ans. Dans cette œuvre intitulée la Fontaine d’Amour, les anciennes civilisations qui ont existé à Edirne sont représentées à travers les masques en tête de lion et la période ottomane est représentée à travers la fontaine et ses reliefs. Les statues de jeune femme et de jeune homme symbolisant la paix et la liberté représentent la jeune république turque. Cette œuvre a été réalisée par la Municipalité d’Edirne et placée rue Saraçlar en 2009”.

 

Je note au passage cette durée de quatre-vingt-douze ans. Comme Constantinople a été conquise en 1453 et est devenue la nouvelle capitale en la même année, cela suppose un début en 1362. À ma connaissance, comme je le disais dans mon précédent article, les historiens discutent encore de la date précise de conquête de cette ville, peut-être 1361, peut-être 1369. La Municipalité porte son choix sur la première des deux dates. Certes, je me réfère à des études déjà anciennes, mais lors de mes recherches en bibliothèque et sur Internet je n’ai rien trouvé de plus récent qui les remette en question. Je cite un article de la Revue des études byzantines, n°25 de 1967, page 345 : “La prise d’Andrinople est l’un des points les plus obscurs de l’histoire ottomane. Diverses dates ont été proposées, entre 1361 et 1371 ; celle de 1361 vient encore d’être admise par H. Inalcik dans un ouvrage consacré au six-centième anniversaire de cet événement. La controverse s’explique par la confiance que l’on accorde aux chroniques ottomanes. La critique des sources turques qu’elle connaît admirablement conduit Madame Irène Beldiceanu-Steinherr (La Conquête d’Andrinople par les Turcs : la pénétration turque en Thrace et la valeur des Chroniques ottomanes, p. 439-461) à la conclusion que cette conquête, réalisée en 1369, fut l’œuvre de beys attachés à la dynastie ottomane. Murad I, alors occupé ailleurs, ne vint à Andrinople que plus tard (1376-1377)”.


 

855c1 cimetière en ville, à Edirne

 855c2 cimetière dans la campagne d'Edirne

 

La vie et la mort n’ont pas la même signification en pays musulman et en pays de tradition chrétienne ancienne. En Turquie, les morts ne sont pas relégués dans des cimetières fermés bien isolés du monde des vivants. Même si je n’ai pas retrouvé les “Champs des Morts” décrits par les voyageurs du dix-neuvième siècle, Lamartine, Gérard de Nerval, Théophile Gautier, Pierre Loti, ces morceaux de nature qui constituent des lieux de promenade pour les femmes voilées, des terrains de jeux pour les enfants, néanmoins un coin non clos près d’une mosquée, un espace entre deux immeubles, sont mis à profit pour placer quelques tombes. “Tous les lieux de plaisir de Constantinople, écrit Nerval, se trouvent au milieu des tombes”. De même, en pleine campagne, on trouve ici ou là des tombes au pied d’un arbre, parfois quelques ossements pointent à la surface du sol. Du temps de l’Empire Ottoman, les tombes étaient signalées par des stèles dont le sommet s’orne d’un turban pour les hommes –et plus tard d’un fez– et pour les femmes d’une sorte de bonnet plat dans soixante-dix-huit pour cent des tombes des dix-huitième et dix-neuvième siècles, d’une décoration florale dans les autres cas. Lorsque le cimetière est clos de murs, de place en place des ouvertures grillées permettent au passant de voir les stèles et de dire une prière pour l’âme du défunt. Cela explique que les stèles, à la différence de celles des cimetières chrétiens, ne soient pas systématiquement placées à la tête de la tombe avec l’inscription tournée vers le pied, mais positionnées pour être lues du côté du passage, allée, rue, etc. L’Islam prohibe la représentation humaine ainsi que toute référence à la position sociale du défunt. Les inscriptions se limitent donc à une prière ou à un poème, à l’identification du mort et à la date de son décès, et s’achèvent par une fâtiḥa (les sept versets de la première sourate du Coran), le tout écrit en calligraphie arabe. À défaut de la représentation physique de l’homme, son turban le symbolise, et la forme et la dimension de ce turban, indicateurs de la position sociale du défunt, contournent l’interdiction portant sur les mots. La République turque ayant interdit ces stèles, les tombes modernes ne portent plus qu’une plaque plus petite rédigée en caractères romains.  

 

 

855c3 Le Petit prince de Saint-Exupéry, en turc

Pour cette première étape en Turquie, il faut aussi se faire à une autre langue. Le turc n’est pas une langue indo-européenne. Alors que les peuplades indo-européennes parties d’Asie Centrale ont déferlé vers le nord et l’ouest (et le sud-ouest), Germains de Suède ou d’Allemagne, Celtes de Gaule, Bretagne, Pays de Galles, Irlande, Galice, Italiques d’Ombrie ou du Latium, Slaves de Russie, d’Ukraine, Grecs…, le groupe auquel appartient le turc est parti de l’Altaï (langues dites altaïques) pour se répandre vers l’est et le sud, et a donné naissance aux langues coréennes, japoniques, mongoles, toungouses et turques, lesdites langues turques s’étant divisées –entre autres– en hunnique (langue morte aujourd’hui), kazakh, kirghiz, ouzbek, turkmène et le turc de Turquie. Si, donc, entre le grec, le russe et le français, il y a des racines de mots en commun et des éléments grammaticaux qui répondent à une même logique, pour nous Français le turc est à cent pour cent étranger. Je suppose donc qu’à moins d’être né turc ou d’avoir longuement étudié le turc, personne ne sera capable de traduire le titre du livre de ma photo. Parlant linguistique, il est essentiel ici de préciser que si l’Islam est en grande partie répandu dans le monde arabe et si pendant des siècles le sultan a régné sur les pays qui vont de l’Iran au Maghreb en passant par l’Irak, l’Arabie Saoudite, l’Égypte, la Libye, sa langue n’a rien à voir. L’arabe appartient au groupe des langues sémitiques, comme l’hébreu. D’ailleurs, la tradition biblique veut que Jacob, fils d’Isaac, petit-fils d’Abraham, ait pris le nom d’Israël après sa lutte avec l’ange et l’ait transmis à son peuple, le peuple Juif, tandis qu’Ismaël, fils aîné d’Abraham, a donné naissance au peuple arabe d’où est issu Mahomet. Ismaël et Israël sont donc oncle et neveu, leur langue est commune, et se diversifie au cours des siècles. Ils ne viennent pas de l’Altaï, eux. Est-il besoin de préciser que l’Altaï, la “Montagne d’Or”, est une chaîne de Sibérie et du Kazakhstan, qui va jusqu’en Mongolie et en Chine.

 

855d1 en centre ville d'Edirne
Poursuivons notre promenade. Une halte ici, une agréable rue piétonne, un petit ruisseau décoratif et rafraîchissant, et sur la droite, hors champ, un bar installé à l’ombre de ces arbres. Oui, Edirne est une ville accueillante et sympathique.

 

 

855d2a Edirne, ancienne prison

855d2b Mur de l'ancienne prison d'Edirne

 

Accueillante ? Elle l’était même en ces lieux ! Il s’agit de l’ancienne prison. Plaisanterie mise à part, il devait être plus dur de scier la pierre de cet œil-de-bœuf que des grilles de fer, et côté rue, pour le passant, la décoration est plus esthétique.

 

 

855d3a Marché, à Edirne

 855d3b porte de galerie, à Edirne

 

Dans mon précédent article, j’ai montré le marché Ali Pacha créé par l‘architecte Mimar Sinan. L’économie ottomane était largement basée sur le butin des conquêtes, mais aussi sur le commerce et les échanges. Pas seulement la vente du butin. On a donc multiplié les marchés (Çarşısı). Ici, avec sa vieille porte de bois, un marché situé tout près de la grande mosquée de Selim et… de notre parking.  


 

855d4 ancienne medrese (Edirne)

 

855d5 Mosquée Trois Balcons (Üç Şerefeli)
Quelques images d’architecture, à présent. D’abord, l’ancienne medrese, c’est-à-dire l’école coranique. Ensuite, cette multitude de petits dômes (les crapauds de Brodsky) appartiennent aux dépendances, en fait la galerie de la cour, de la mosquée aux Trois Balcons (Üç Şerefeli camii). Ça y est, le turc commence à nous être familier. Avec ce nom et sa traduction, on comprend que la mosquée c’est camii (prononcé Djamii), que üç c’est le chiffre trois (prononcé utch, avec un U comme en français une rue), et que şerefeli c’est le balcon (prononcé chéréféli).


 

855e1 pont sur la Tunca à Edirne

 

 

855e2 petits potagers à Edirne

Au début, j’ai montré un pont sur le large fleuve Meriç (il faut prononcer Méritch, mais depuis que vous avez vu le nombre üç, vous le savez déjà). Or Edirne est située au confluent de son affluent la Tunca (prononcer Toundja) qui est enjambée par plusieurs jolis petits ponts de pierre. Afin d’éviter les inondations elle est bordée d’une levée de terre (à droite sur ma photo) sur laquelle court un chemin constituant une très agréable promenade. De là-haut on peut voir les potagers qui s’étalent au pied. Les terrains sont minuscules, mais à l’amoncellement des cageots de bois dans un coin on comprend qu’il s’agit de cultures maraîchères destinées à la vente, non à la consommation familiale.

 

 

855f1 Le Bedesten d'Alaaddin à Edirne (début 15e s.)

 

 

855f2 Le Bedesten d'Alaaddin à Edirne (début 15e s.)

 

 

855f3 Le Bedesten d'Alaaddin à Edirne (début 15e s.)


 855f4 boutique de laine du Bedesten à Edirne

 

Dans mon précédent article, j’ai eu l’occasion de parler de Mourad II et de son fils Mehmet II, le conquérant de Constantinople en 1453. Son grand-père, le père de Mourad, est Mehmet I, né en 1382, sultan de 1413 à sa mort en 1421. Nous avons vu que de son temps, Andrinople était déjà ottomane depuis quelques décennies. Il y a fait construire une mosquée dont je parlerai dans mon prochain article, puis il charge le même architecte, Haci Alaaddin, de construire un grand marché couvert. C’est le Bedesten, dont les toitures des deux allées sont faites d’une succession de sept dômes chacune. Il s’agissait, avec les revenus du marché, d’assurer les revenus de la mosquée, aussi les boutiques étaient-elles spécialisées dans des produits de luxe, à savoir essentiellement bijouteries et armureries. Aujourd’hui, c’est plus modeste et moins guerrier, comme en témoignent les boutiques de vêtements, chaussures, pelotes de laine.  


 

855g1 hammam Sokollu Mehmet Pacha, par Sinan

 

 

855g2 hammam Sokollu Mehmet Paşa, par Sinan

 

Avançant dans le temps, j’en reviens à ce Mimar Sinan dont j’ai précédemment parlé au sujet du marché d’Ali Pacha et du caravansérail. Il a aussi construit ici un luxueux hammam. Un certain Sokollu Mehmet Pacha avait été janissaire à Edirne, avant de devenir grand vizir à Constantinople. Le grand vizir est le premier personnage de l’Empire après le sultan, c’est une sorte de premier ministre. Devenu un haut personnage, Sokollu n’a pas oublié la ville où il avait servi autrefois, il a choisi le meilleur architecte, c’est-à-dire Sinan, pour l’enrichir d’un bel établissement de bains. En voyant sa façade, on pourrait penser que le hammam est désaffecté mais il n’en est rien. Nous ne l’avons pas testé mais il paraît qu’à l’intérieur on a maintenu un superbe décor. Comme certaines municipalités, en France, jugent bon de le faire pour leurs piscines, ce hammam alterne les jours ouverts aux hommes et les jours ouverts aux femmes.  


 

855h Edirne, parking camping-car face à Selimiye

 

Et voilà pour ce petit tour d’Edirne. Il nous restera à visiter des mosquées et des musées, mais ce sera pour de prochains articles. Pour terminer, je voudrais montrer à quel point notre emplacement sur ce parking était exceptionnel (j’en redonne ici les coordonnées que j’ai déjà indiquées dans mon précédent article: N41°40’43,72” E26°33’30,48”). Derrière ce mur que l’on voit passe une rue pas trop bruyante, et de l’autre côté ce sont les jardins de la merveilleuse mosquée Selimiye, œuvre du génial Sinan. Mais je ne veux pas anticiper sur sa description.  

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Published by Thierry Jamard
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commentaires

miriam 11/03/2014 09:35

la Maritsa, souvenir de Bulgarie, Plovdiv et Sylvie Vartan, et puis une photo que j'ai vue d'un pont où des réfugiés fuyaient vers la Turquie voisine....
L'histoire des balais m'a touchée. Anecdote de voyage lointain, j'ai balayé en compagnie des villageoises sénégalaises pour le vendredi matin, un balai plat et sans manche. Est-ce que les balais
turcs ont de longs manches comme les nôtres?

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