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24 juillet 2010 6 24 /07 /juillet /2010 01:10

Nous avons beau prendre notre temps, visiter à fond, donner l’impression que notre tour d’Europe peut s’éterniser, il y a tant et tant à voir en Italie qu’il nous faut malgré tout faire des choix. Des choix larges, mais des choix quand même. Aussi aujourd’hui rangeons-nous dans le coffre table et chaises, bloquons-nous tout dans les placards et le réfrigérateur, et laissons-nous notre cher volcan Solfatara. Notre voyage doit se poursuivre vers le sud, mais nous ne résistons pas au désir de retourner vers les Champs Phlégréens, à l’ouest, pour aller contempler de près le lac Averno.

  

 

536a Lac Averno

 

536b Lac Averno

 

Ce lac est, lui aussi, lové au creux d’un volcan, mais ce volcan-là est éteint. Il est situé à proximité de la mer, de sorte que la perspective donne, tout près les unes des autres, les eaux bleu profond de la baie et les eaux émeraude du lac. Pour voir le cratère en entier il faudrait pouvoir avoir plus de recul et être plus haut. Au premier coup d’œil il ne nous a pas semblé possible de gagner, à partir de cette route, d’autres collines qui donnent cette vue. Et nous n’avons pas pris le temps d’approfondir, parce qu’il nous reste à filer vers l’est pour gagner l’autoroute de Rome, puis vers le nord sur cette autoroute vers une zone commerciale où, chez Ikea, chez Leroy-Merlin et chez Carrefour nous avons bien des choses à acheter avant de poursuivre le voyage.

 

Enfin, nous reprenons l’autoroute en sens inverse, plein sud. Au début, la circulation est un peu chargée, c’est le soir et les gens rentrent chez eux après une journée de travail, mais ensuite, à partir du moment où après avoir tourné autour de la ville, on s’est un peu éloigné de Naples vers le sud, nous roulons au calme. Jusqu’au moment où une déviation nous fait quitter l’autoroute et tomber sur une route étroite qui zigzague à travers la montagne. Peu de voitures particulières, mais de longues théories d’énormes camions. On avance de dix mètres, et puis on arrête le moteur, et on attend dix, quinze minutes sans faire un tour de roue. Que se passe-t-il, je ne comprends pas. C’est vrai, parfois, quand deux géants semi-remorques se croisent dans une épingle à cheveux, c’est difficile. Mais pour parcourir les 28 kilomètres de la déviation il nous faudra un peu plus de huit heures. Soit 3,5 kilomètres à l’heure, à pied on aurait fait beaucoup mieux, mais pas avec nos 3,5 tonnes sur le dos. Entre temps, nous avons assisté au somptueux lever de soleil sur la montagne. Il nous reste à parcourir quelques kilomètres sur l’autoroute retrouvée, et encore quelques autres sur la route qui, en une quinzaine de kilomètres, nous mène jusqu’au petit bourg de Padula où nous trouvons dès l’entrée de la ville un parking qui nous accueille.

 

Pas de temps à perdre à dormir. La matinée est déjà bien entamée. Nous nous douchons, nous prenons un solide petit déjeuner, et en avant.

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Published by Thierry Jamard
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