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6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 23:31

 

Puisque la Magnésie, région de Volos et du Pélion en Thessalie, a été habitée depuis le paléolithique, on y a découvert des objets extrêmement anciens, depuis 6500 avant Jésus-Christ, des objets de l’époque de Jason, qui a précédé les Mycéniens, des objets des époques géométrique, archaïque, classique, hellénistique, romaine… Cela fait un musée extrêmement riche. Et tout cela pour 2 petits Euros seulement. Et 1 Euro pour les plus de 65 ans. Et la photo est autorisée. Voilà un bel exemple de politique culturelle. Voyons donc un peu ce qu’on y trouve.

 

812a Outil néolithique (Thessalie, 6500-3200)

 

Cet outil, situé dans une très large fourchette, 6500-3200 avant Jésus-Christ, est en fait une reconstitution, mais réalisée à partir d’éléments authentiques, ce qui la rend très crédible. Un os a été incisé dans sa longueur, et des silex tranchants y ont été insérés. On obtient ainsi un outil à couper, une sorte de couteau, à une époque antérieure à l’usage des métaux.

 

812b1 Visages sur poteries thessaliennes néolithiques

 

Sur ces fragments de grands vases de terre, on voit des visages humains en relief. Nous sommes à la fin de l’époque néolithique, dans la première moitié du quatrième millénaire avant Jésus-Christ.

 

812b2 Poterie thessalienne (Dimini, 4700-4600)

 

Lorsque l’on se rend compte que cette poterie a été datée 4700-4600 avant Jésus-Christ, on reste admiratif devant la qualité de sa réalisation, l’esthétique de sa forme, la beauté de sa décoration incisée. Elle provient du site de Dimini, dont je parle dans mon article sur Volos.

 

812b3 boutons (Thessalie, époque néolithique)

 

En matière de joaillerie et d’accessoires d’habillement, c’est une caverne de Thessalie qui a livré les éléments les plus anciens, du paléolithique, il y a 25000 ans. Ce qui est présenté ici ne remonte pas aussi loin, néanmoins il est frappant de trouver ces boutons datant du néolithique. Certains sont en pierre, d’autres réalisés dans un coquillage, le spondylus gaederopus.

 

812c1 Terres cuites néolithiques thessaliennes (6500-4500)

 

Ici, ce sont trois masques humains, trouvés dans des habitats néolithiques de Thessalie et datant de 6500-5800 avant Jésus-Christ. À droite, cette figurine animale en terre cuite provient elle aussi d’un habitat néolithique thessalien, mais elle est sans doute plus récente que les masques.

 

812c2 Figurines néolithiques thessaliennes (6500-5300)

 

Comme les objets précédents, les trois figurines de terre cuite ci-dessus proviennent d’habitats néolithiques thessaliens. Elles sont datées entre 6500 et 5300 avant Jésus-Christ. Ces deux femmes et cet homme sont extrêmement réalistes. L’homme est représenté avec un ventre avachi, il est âgé. Les femmes ont de fortes hanches, de grosses cuisses, de grosses fesses, elles possèdent les caractéristiques considérées comme favorables à la reproduction. La femme enfante, la femme nourrit, la femme crée le lien social, son rôle est essentiel, ce qui explique qu’elle soit représentée beaucoup plus fréquemment que l’homme. On s’est demandé si ces figurines représentent des dieux et des déesses objets d’un culte, ou si elles ne sont que des représentations symboliques de la fécondité, statuettes utilisées dans des rites magiques propitiatoires (enfants, récoltes), ou même tout simplement des objets décoratifs. Mais on ne les trouve pas dans les sépultures.

 

812d1 tombe mycénienne (Dimini, 2000-1600)

 

Traversant les millénaires, nous en venons à la fourchette 2000-1600 avant Jésus-Christ pour cette tombe transférée de Dimini et par conséquent antérieure à l’arrivée des Mycéniens (vers 1550).

 

812d2 tombe mycénienne (Thessalie, 14e siècle)

 

Datant, elle, du quatorzième siècle, cette tombe est d’époque mycénienne. Le transfert de tombes complètes, avec leurs murs, avec les ossements, avec les objets votifs replacés là où on les a trouvés, permet de mieux se représenter les sépultures néolithiques et mycéniennes.

 

812d3 chariot mycénien (région de Larissa, 13e s.)

     

Ce chariot de terre cuite mycénien (treizième siècle avant Jésus-Christ) a été trouvé dans une tombe taillée dans la roche, au cimetière de Megalo Monastiri, dans la région de Larissa. Ces chars sont bien connus, par quelques autres terres cuites, et surtout par des peintures de vases. Ce sont des chars de ce modèles que montaient les soldats de la Guerre de Troie, comme celui que menait Patrocle pour Achille. Leur usage n’était pas que guerrier, ils servaient aussi pour la chasse, pour les compétitions (jeux funèbres de Patrocle, par exemple), pour des cérémonies officielles, dans des processions religieuses.

 

812d4 collier mycénien en or (Volos, 15e-13e s.)

 

À Volos, dans une tombe mycénienne à tholos renfermant des sépultures du quinzième au treizième siècles avant Jésus-Christ, a été trouvé ce merveilleux collier d’or fait de pastilles en forme de rosettes et de fleurs de papyrus.

 

812e1 boucles d'oreilles hellénistiques en or

 

812e2 boucles d'oreilles hellénistiques en or

 

812e3 collier hellénistique en or

 

Le musée comporte bien des objets des périodes géométrique et archaïque, mais pour passionnant qu’il soit de les voir ici, les montrer en petites photos dans mon blog pourrait donner l’impression d’être répétitif par rapport à ce que j’ai déjà montré de ces époques et en provenance d’autres musées. Concernant la période classique, je ne vais pas respecter l’ordre chronologique parce que de ce bijou mycénien je voudrais rapprocher d’autres bijoux beaucoup plus tardifs puisqu’ils sont des débuts de l’époque hellénistique, fin du quatrième siècle avant Jésus-Christ ou début du troisième. Ces deux paires de boucles d’oreilles et ce collier proviennent tous trois d’Homolion, ville du nord de la Thessalie annexée par la Macédoine en même temps que toute la Magnésie, en 352 avant Jésus-Christ. Il est intéressant de remarquer que ces pièces de joaillerie en or, qui sont d’une finesse exceptionnelle, répondent à un goût beaucoup moins sobre que le collier mycénien.

 

812f1 Colorants Thessalie antique

 

Phères, palais présumé du Mycénien Admète (cf. Alkestis, tragédie d’Euripide) a livré bien des objets intéressants. Comme le site a continué d’être habité bien longtemps après les Mycéniens, les découvertes concernent toutes les époques, comme ces vases contenant des pigments destinés à la décoration de figurines et autres articles de terre cuite que l’on situe, de façon bien vague, entre le sixième et le premier siècle avant Jésus-Christ.

 

812f2 L'appartement des femmes (gynécée) 6e-4e s. avt JC

 

L’intérêt de ce fragment de couvercle de pyxide réside dans le fait qu’il représente une scène se déroulant au sein de l’appartement des femmes, le gynécée. Il a été trouvé dans les fouilles d’une maison privée de Phères et cette poterie à figures rouges a été datée entre le sixième et le quatrième siècle avant Jésus-Christ.

 

812f3 Course, sur amphore panathénaïque. 336-335 avt JC

 

Ici, la datation est beaucoup plus précise. Non seulement on est au quatrième siècle avant Jésus-Christ, mais parce que cette représentation d’hommes en compétition de course à pied se rapporte à des jeux panathénaïques précis, on sait que l’amphore qui porte cette peinture est de l’année 336/335. Trouvée sur le site de la ville antique d’Amphanae, près de Volos, dans le temple d’Apollon, elle porte inscrit le nom de Pythodélos.

 

812f4 stèle votive, Apollon et le donateur, 4e s. avt JC

 

Également trouvée dans le temple d’Apollon d’Amphanae et datée du quatrième siècle avant Jésus-Christ, cette stèle votive en marbre représente Apollon à droite auprès du donateur. La différence de taille s’explique par le fait que, comme d’habitude, le dieu est représenté plus grand que l’humain.

 

812f5 Enfant assis (marbre), 4e s. avt JC

 

Encore le temple d’Apollon d’Amphanae et encore le quatrième siècle avant Jésus-Christ pour cette statue de marbre d’un petit garçon assis sur son pied, dont malheureusement la tête est perdue. Dommage, car même acéphale cet enfant est surprenant de réalisme.

 

812f6 Tête d'Aphrodite (marbre), 4e s. avt JC

 

Sans quitter l’époque classique et son quatrième siècle, nous nous transférons sur l’acropole de Phères pour cette tête de marbre qui a dû appartenir à une Aphrodite. Malgré son nez brisé et ses lèvres arrachées, je trouve admirablement beau ce visage.

 

812f7 Guerrier galate assis (3e-2e s. avant JC)

 

Nous arrivons maintenant à l’époque hellénistique. Cette terre cuite représentant un guerrier galate assis (la Galatie est une région du centre de l’Asie Mineure) est en effet du troisième ou du second siècle avant Jésus-Christ. Il provient de la ville antique de Démétrias.

 

812f8a Edit de Philippe V de Macédoine (184 avt JC)

 

812f8b Edit de Philippe V de Macédoine (184 avt JC)

 

Cette petite stèle de marbre datée de 184 avant Jésus-Christ et provenant du théâtre de Démétrias porte un édit du roi Philippe V de Macédoine par lequel il fixe la couleur des vêtements des “chasseurs d’Héraklès”, éphèbes constitués en un corps chargé de l’éducation de jeunes Macédoniens appartenant à la plus haute aristocratie proche du roi. Le vêtement traditionnel de ces catégories de personnes est constitué du pétase et de la chlamyde. Pour lesdits chasseurs d’Héraklès, pétase et chlamyde seront gris foncé, excluant toute polychromie. Un détail de ce genre ne revêt pas qu’un aspect folklorique ou amusant. Il est au contraire très significatif. En effet, s’il y a à Démétrias des chasseurs d’Héraklès, c’est qu’il s’y trouve aussi une haute aristocratie macédonienne, et par conséquent que la cité n’est pas en situation de dépendance ou en situation d’alliée vassale, mais qu’elle est bel et bien sur un pied d’égalité avec les cités Macédoniennes. La conquête de la Magnésie a maintenant 168 ans, et l’on voit en quel sens a évolué l’assimilation. Je publie aussi la transcription de ce texte. L’épigraphie (science qui étudie les inscriptions) est une science extrêmement complexe. J’ai déjà attiré l’attention sur un lien que j’indique sur la droite de l’écran, plus haut, et qui mène à un site remarquable sur le sujet. Dans l’édit ci-dessus, on voit que la transcription supplée entre crochets droits ce qui manque (stèle endommagée), sépare les mots (le grec antique ne laisse aucun espace entre mots), ajoute la ponctuation, les esprits, les accents, rendant le texte compréhensible pour un helléniste non épigraphiste. La numérotation des lignes permet en outre de se reporter aisément au texte correspondant sur la stèle.

 

812f9 Pièces d'argent, Démétrias, 47-27 avant JC

 

Nous arrivons dans les toutes dernières années de la période hellénistique, ou même un tout petit peu après, avec ces pièces d’argent provenant du théâtre de Démétrias (47-27 avant Jésus-Christ). Ce trésor est constitué de 68 pièces d’argent. 67 d’entre elles proviennent de trois éditions successives de la ligue thessalienne, tandis que la soixante huitième pièce est de la ligue de Magnésie.

 

812g1 Stèle peinte de Stratonikos (3e-2e s. avt JC)

 

Le musée archéologique de Volos possède une incroyable collection de stèles peintes. Parmi les liens que je propose sur mon blog, à droite (et tous très bien faits et proches de mon sujet), c’est celui qui concerne l’épigraphie qu’il faut consulter maintenant car, même pour qui ne lit pas le grec, il apporte de précieux renseignements, par exemple sur la composition de la population de Volos (“Au menu de ce site” puis “Des stèles funéraires peintes…”) tirés de la lecture et de l’interprétation de ces pierres. En voici sept, choisies presque au hasard. Toutes proviennent du cimetière de la ville antique de Démétrias et toutes sont datées entre le troisième et le deuxième siècles avant Jésus-Christ, à savoir entre la fondation de la ville en 293 et l’arrivée des Romains en 168, comme je l’expliquais à la fin de mon article sur Volos. On remarque dans ces stèles de grandes similitudes avec le style athénien, et cela n’a rien de bizarre. Ce n’est nullement dû à une influence exercée sur les artisans locaux. En fait, les riches Athéniens avaient l’habitude de faire construire pour leurs proches ou pour eux-mêmes des monuments énormes, qui occupaient beaucoup trop de place dans les cimetières. Aussi en 317 une loi interdisant le luxe des sépultures à Athènes, limita à une simple colonnette gravée la marque des tombes. Les nombreux artisans qui travaillaient alors pour les cimetières se seraient retrouvés au chômage s'ils n'avaient choisi de partir pour des villes où on leur permettait de continuer à réaliser des monuments funéraires. Telle est l’explication de ce style athénien à Démétrias ou ailleurs. La pierre ci-dessus signale la tombe de Stratonikos.

 

812g2a Stèle peinte de Démétrios (3e-2e s. avt JC)

 

812g2b Stèle peinte d'Olympos (3e-2e s. avt JC)

 

La première de ces deux stèles est celle d’un certain Démétrios fils d’Olympos. Sans indication de lieu d’origine, cette stèle comme celle de Stratonikos sont celles de citoyens du crû. Mais la seconde stèle ci-dessus est celle d’Olympos, d’Héraklée (le monde grec comporte plusieurs villes de ce nom, dont une sur la côte ouest de l’Asie Mineure). Démétrios est sans doute le fils de cet Olympos-là, et ses grands-parents étaient citoyens d’Héraklée.

 

812g3 Stèle peinte de Jason (3e-2e s. avt JC)

 

Nombre de stèles représentent, comme celle-ci, un ruban rouge noué. Ici, il s’agit de la tombe de Jason, fils d’Antipatros, d’Askalon (colonie phénicienne de Tyr, au sud de l’État actuel d’Israël, non loin au nord de Gaza).

 

812g4 Stèle en bas-relief peint (banquet funéraire)

 

Ici, pas de texte, pas de nom. Mais si j’ai choisi de montrer cette stèle c’est parce que, en plus de la peinture, elle est en bas-relief et parce que, en outre, elle montre un banquet funèbre, nous informant de façon réaliste sur la manière dont se déroule ce rite.

 

812g5 Stèle peinte de Boion (3e-2e s. avt JC)

 

Stèle de Boion, fils de Bion, originaire de l’île de Kos dans le Dodécanèse. Or, comme on sait, Hippocrate est né à Kos vers 460 avant Jésus-Christ et est mort à Larissa (notre prochaine étape) en 370. Le premier, il a dégagé la médecine de l’action divine et de son étude comme objet philosophique. Il est l’auteur (quoique contesté par les études les plus récentes) du serment prêté par les médecins. Ce serment est maintenant adapté, dans les différents pays, à la médecine moderne et aux mœurs contemporaines. L’original dit, entre autres “[…] Je dirigerai le régime des malades à leur avantage, suivant mes forces et mon jugement, et je m'abstiendrai de tout mal et de toute injustice. Je ne remettrai à personne du poison, si on m'en demande, ni ne prendrai l'initiative d'une pareille suggestion. Semblablement, je ne remettrai à aucune femme un produit abortif […]. Dans quelque maison que je rentre, j'y entrerai pour l'utilité des malades, me préservant […] surtout de la séduction des femmes et des garçons, libres ou esclaves. Quoi que je voie ou entende dans la société pendant, ou même hors de l'exercice de ma profession, je tairai ce qui n'a jamais besoin d'être divulgué, regardant la discrétion comme un devoir en pareil cas […].” À Kos, Hippocrate a enseigné la médecine au sein de la Confrérie des Asclépiades et longtemps après lui la tradition de la médecine s’est maintenue dans l’île. Aussi en vient-on rapidement à l’idée que très probablement ce Boion était un médecin de Kos qui aurait migré sur le continent un ou deux siècles après le Père de la Médecine.

 

812g6 Stèle peinte d'Archidikè (3e-2e s. avt JC)

 

 

Le long texte, très émouvant, gravé sur cette stèle d’une certaine Archidikè dit tout de son origine. Aussi est-il préférable que je le cite : “Si toi, Rhadamante, ou toi, Minos, avez jugé une autre femme comme vertueuse, alors jugez aussi cette fille d’Aristomachos. Menez-la aux îles des bienheureux, parce qu’elle fut pieuse et juste. Tylisos, cité crétoise, l’a élevée, et maintenant cette terre l’enveloppe. Ta destinée, Archidikè, t’a classée parmi les immortels”. Rappelons seulement que Minos et Rhadamante, fils (comme Sarpédon) d’Europe aimée de Zeus qui avait pris l’apparence d’un taureau, sont devenus, après leur mort, juges des enfers. Quant à Tylisos, c’est une ville antique dont les ruines sont au sud-ouest d’Héraklion.

 

812h1 Charon conduit les âmes au monde des morts

 

La pierre de cette photo est un fragment de stèle, mais cette stèle ne fait pas du tout partie de la même série. D’abord, elle n’est pas peinte. Ensuite, elle est postérieure aux autres dans une fourchette de dates qui laisse un grand flou, entre le premier siècle avant Jésus-Christ et le troisième siècle après. Enfin, sa provenance est inconnue, ce qui suppose qu’elle n’a pas été, comme les stèles précédentes, descellée par les archéologues du mur qui en faisait réemploi. Elle représente Charon qui, sur sa barque, mène les âmes des morts vers les enfers en leur faisant traverser le Styx. Généralement, Charon est accompagné de Cerbère, le chien à trois têtes, et il rame. Ici, pas de Cerbère, et le nautonier, assis à la poupe, fait ramer les morts qu’il transporte.

 

812h2 Autel cylindrique transformé en puits

 

Cette grosse pierre a connu une histoire particulière. À l’origine, c’était un autel cylindrique de marbre, datant probablement du premier siècle de notre ère. Puis vers le quatrième siècle, alors que le christianisme remplaçait la vieille religion païenne et en rendait inutiles les accessoires, on a creusé cet autel pour en faire la margelle d’un puits. Le frottement des cordes remontant les seaux pleins d’eau ont creusé des sillons dans le marbre, comme on peut le constater sur cette photo. Belle décoration de bucranes reliés par des guirlandes.

 

812h3 Zeus, 3ème siècle après JC

 

812h4 Hermès, 3e siècle après JC

 

812h5 Aphrodite, 3e siècle après JC

 

Et nous terminerons la visite de ce musée par ces trois petites statuettes de bronze représentant respectivement Zeus, Hermès et Aphrodite. Toutes trois sont du troisième siècle après Jésus-Christ, et toutes trois proviennent d’autels privés situés dans des maisons romaines de Dimitrias. Lorsque le musée dit “maison romaine”, cela signifie une maison de l’époque romaine, de gens vivant à la romaine. Mais ces gens peuvent être des Grecs ou des Romains. Et comme les rapprochements de légendes, d’attributs, etc., entre les dieux du panthéon grec et ceux du panthéon romain ont amené les croyants à penser que les différents peuples utilisaient des noms différents pour nommer, dans leur langue, les mêmes dieux, les habitants de ces maisons romaines ont peut-être plutôt honoré, dans ces statuettes, Jupiter, Mercure et Vénus…

 

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Published by Thierry Jamard
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commentaires

Joelaindien 02/11/2012 00:00

Hello !
un passage et un petit coucou pour te signaler que suite à l'ouragan Sandy,
et les debâts sur les conséquences du réchauffement climatique
j'ai fait une carte des catastrophes naturelles dans le monde depuis 2008,
très instructif sur certains points !
@+

miriam 10/10/2012 10:21

je n'avais encore pas vu de stèles peintes! le char mycénien est merveilleux!

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