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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 14:13

809a le défilé des Thermopyles

 

Les Thermopyles ont laissé leur nom dans l’histoire, synonyme de sacrifice héroïque. Difficile, aujourd’hui, de se représenter cet étroit défilé de quelques mètres à peine courant d’ouest en est sur près de 1500 mètres, coincé entre la falaise abrupte au sud et la mer du golfe Maliaque au nord, car la rivière Spercheios a déposé ses alluvions, repoussant loin la côte, de sorte qu’aujourd’hui peuvent passer parallèlement la route, l’autoroute et la voie ferrée. Mais à l’époque des faits, en 480 avant Jésus-Christ, c’était extrêmement étroit, du moins à chacune des extrémités, car au centre le défilé s’élargissait un peu, là où il justifie son nom. THERMO-, cela signifie chaud (un thermomètre mesure la chaleur, isotherme maintient une chaleur égale, etc.). PYLAI, ce sont des portes (comme les propylées). Ces “Portes Chaudes”, ou cette “Entrée Chaude”, justifie son nom par les sources qui y coulent. Héraklès, là-bas dans le Péloponnèse, à Lerne, avait coupé les têtes de l’hydre, son neveu Iolaos les cautérisant avec des troncs d’arbres incandescents pour les empêcher de repousser. Le terrible venin mortel craché par l’hydre de Lerne avait été recueilli par le héros pour empoisonner ses flèches, mais il en avait été aspergé et s’en était lavé dans ces sources, froides auparavant, mais qui s’en étaient trouvées chaudes et sentant le soufre. De nos jours, l’établissement thermal est très fréquenté. La source, jaillissant à 49°, est riche en acide carbonique, en chaux, en sel et en soufre, et elle est efficace contre les sciatiques, les raideurs articulaires et les troubles glandulaires. Merci Héraklès. Ma photo ci-dessus coupe, à droite, le vaste espace d’où la mer s’est retirée, pour montrer le passage entre la montagne à gauche et là où il convient d’imaginer la côte, juste à droite.

 

809b1 Thermopyles, monument aux Lacédémoniens

 

809b2 Thermopyles, allégorie de l'Eurotas

 

809b3 Thermopyles, allégorie du Taygète

 

Ayant appris que Xerxès était en train de jeter un pont flottant sur l’Hellespont pour venger la conquête ratée par son père en 490, les Grecs confédérés se réunissent à Corinthe pour réfléchir au moyen de l’arrêter. Comme on sait son armée beaucoup plus nombreuse que celle que les Grecs peuvent aligner, on cherche à le coincer dans un endroit étroit, où le nombre ne sert à rien, seuls les premiers rangs de l’un pouvant combattre les premiers rangs de l’autre. On propose le passage resserré des gorges de Tempé (que nous comptons emprunter dans quelques jours), plus au nord. Mais si les éclaireurs perses voient les Grecs s’y rendre, Xerxès peut le contourner plus à l’ouest. On arrête le choix sur les Thermopyles, seul passage possible entre des montagnes à n’en plus finir et la mer. Selon Hérodote, Xerxès arrive à la tête de cinq millions deux cent cinquante mille hommes. Pour les historiens modernes, la réalité devait tourner autour de trois cent mille. Du côté grec, sept mille trois cents hommes commandés par le roi de Sparte Léonidas. Il place la flotte dans le détroit entre l’île d’Eubée et le golfe Maliaque, pour empêcher la flotte perse de voler au secours de l’infanterie. “Les alliés renvoyés par Léonidas se retirent sur son ordre, et seuls les Thespiens et les Thébains restèrent aux côtés des Lacédémoniens. Les Thébains restaient par force et contre leur gré, car Léonidas les gardait en guise d’otages. Mais les Thespiens demeurèrent librement et de leur plein gré. Ils se refusaient, dirent-ils, à laisser derrière eux Léonidas et ses compagnons. Ils restèrent donc et partagèrent leur sort. Ils avaient à leur tête Démophilos fils de Diadromès”. Avec les sept cents Thespiens et ses trois cents Spartiates d’élite, Léonidas s’établit au centre du défilé pour y attendre Xerxès. Les photos ci-dessus montrent le monument moderne (1955) aux Lacédémoniens. On voit, au bas, derrière les buissons, deux sculptures d’hommes allongés, c’est eux que je montre sur ces photos. Il s’agit à gauche (photo n°2) d’une allégorie de l’Eurotas, fleuve de Sparte, et à droite (photo n°3) d’une allégorie du Taygète, montagne de Sparte.

 

Mais un sentier étroit et difficile permet malgré tout de contourner le défilé par la crête de la montagne, et par prudence Léonidas y envoie 1000 Phocidiens. Hélas, un Grec, un traître, un Malien du nom d’Ephialte (rien à voir avec le Mali d’Afrique, il s’agit d’un natif des bords du golfe Maliaque), va trouver les Perses pour leur indiquer ce sentier puis, de peur que les Lacédémoniens ne se vengent, il prend la fuite (néanmoins, sa tête mise à prix, il sera recherché, et sera exécuté). Les troupes d’élite de Xerxès sont les “Dix Mille”, et Hérodote explique qu’on les appelait les Immortels parce que “si l’un des hommes venait à manquer, frappé par la mort ou la maladie, on lui choisissait aussitôt un remplaçant, et ils n’étaient jamais plus et jamais moins de dix mille”. Un bataillon composé de 2000 “Immortels” sélectionnés par Xerxès se met en route lorsque le soir tombe et suit le sentier de nuit. “Les Phocidiens, écrit Hérodote, furent avertis de l’arrivée des Perses grâce au fait suivant : en gravissant la montagne, l’ennemi leur demeurait caché par les chênes qui la couvraient mais, sans qu’il y eût de vent, le bruissement des feuilles les trahit car le sol en était jonché et, naturellement, elles craquaient sous leurs pieds. Les Phocidiens coururent donc prendre leurs armes et les Barbares, au même instant, leur apparurent. […] Les Phocidiens lâchèrent pied sous la grêle de leurs flèches et se réfugièrent sur la cime de la montagne”, attendant la mort, mais les Perses, sans s’en soucier, continuent leur marche et vont se poster à l’autre bout du défilé des Thermopyles, à l’est. Léonidas est pris en tenaille et, se sachant perdus, les 300 Spartiates se battent pour l’honneur, sans utiliser la protection du mur qu’ils ont monté. “Ils engagèrent la mêlée hors du passage et les Barbares tombèrent en foule, car en arrière des lignes leurs chefs, armés de fouets, les poussaient en avant à force de coups. Beaucoup d’entre eux furent précipités à la mer et se noyèrent, d’autres plus nombreux encore, vivants, se piétinèrent et s’écrasèrent mutuellement et nul ne se souciait de qui tombait. Les Grecs qui savaient leur mort toute proche par les Perses qui tournaient la montagne, firent appel à toute leur valeur contre les Barbares et prodiguèrent leur vie, avec fureur. Leurs lances furent bientôt brisées presque toutes, mais avec leurs glaives ils continuèrent à massacrer les Perses. Léonidas tomba en héros dans cette action, et d’autres Spartiates illustres avec lui”.

 

809c1 Thermopyles, colline de Kolonos

 

809c2 Thermopyles, colline de Kolonos

 

Léonidas une fois tombé, “Perses et Lacédémoniens se disputèrent farouchement [son] corps, mais enfin les Grecs, à force de vaillance, le ramenèrent dans leurs rangs et repoussèrent quatre fois leurs adversaires. La mêlée se prolongea jusqu’au moment où survinrent les Perses avec Ephialte”. C’est, on s’en souvient, le traître. Les Grecs sont donc pris en tenaille. Ils “se replièrent sur la partie la plus étroite du défilé, passèrent de l’autre côté du mur et se postèrent tous ensemble, sauf les Thébains, sur la butte qui est là (cette butte se trouve dans le défilé, à l’endroit où on voit maintenant le lion de marbre élevé à la mémoire de Léonidas)”. Ce n’est qu’en 1939 que l’on a identifié la butte en question. C’est la colline de Kolonos ci-dessus. Le lion de marbre a disparu depuis longtemps. La plaque au sommet (seconde photo) cite les mots du poète Simonide de Kéa “Passant, va dire à Sparte qu’ici nous sommes morts pour obéir à ses lois”. Et c’est la fin. “Là, tandis qu’ils luttaient encore, avec leurs coutelas s’il leur en restait un, avec leurs mains nues, avec leurs dents, les Barbares les accablèrent de leurs traits”.

 

Dans mon article sur Platées, j’ai parlé des deux Spartiates atteints d’ophtalmie que Léonidas avait tenus hors du combat mais dont l’un, apprenant que ses camarades allaient tous mourir, s’est fait conduire au combat pour partager leur sort tandis que l’autre, Aristodèmos, était resté à l’abri et avait survécu. “De retour à Sparte, Aristodèmos y vécut accablé d’outrages et déshonoré. Il avait à supporter certains affronts et, par exemple, pas un Spartiate ne consentait à lui donner du feu ni à lui adresser la parole, et il avait la honte de s’entendre appeler ‘Aristodèmos le Poltron’. Cependant, à la bataille de Platées, sa conduite effaça tous les soupçons qui pesaient sur lui. Un autre Spartiate, dit-on, chargé lui aussi de porter un message, s’était rendu en Thessalie et survécut aux Trois Cents. Il s’appelait Pantitès et, de retour à Sparte, il se vit déshonoré, et se pendit”.

 

809d1 Thermopyles, monument aux Thespiens

 

809d2 Thermopyles, monument aux Thespiens

 

En fait, les Spartiates n’étaient pas seuls, N’oublions ni les Thespiens, ni que Léonidas avait contraint un contingent de Thébains à l’accompagner, en otages. Le monument ci-dessus est dédié aux Thespiens. Le texte gravé dit “À la mémoire des sept cents Thespiens qui, avec leur général Démophilos, tombèrent en 480 avant Jésus-Christ en même temps que les Trois Cents de Léonidas à la bataille des Thermopyles”. C’est Hérodote qui nous parle des Thébains : “Les Thébains qui étaient sous les ordres de Léontiadès combattirent, par force, les soldats du Grand Roi tant qu’ils furent encadrés par les Grecs. Quand ils virent que les Perses prenaient l’avantage, ils s’écartèrent de Léonidas et des Grecs au moment où ceux-ci se repliaient en hâte sur leur butte, et ils s’approchèrent des Barbares en leur tendant les mains et en protestant, ce qui était parfaitement exact, qu’ils étaient du parti des Mèdes, qu’ils avaient été des premiers à céder au Grand Roi la terre et l’eau, qu’ils étaient venus par force aux Thermopyles et n’étaient pour rien dans l’échec qu’il avait essuyé. Ces paroles leur valurent la vie sauve […] mais ils n’eurent pas à s’en réjouir entièrement car, lorsqu’ils vinrent se rendre aux Barbares, ceux-ci en tuèrent quelques uns au moment où ils s’approchaient d’eux et, sur l’ordre de Xerxès, ils en marquèrent le plus grand nombre du chiffre royal, à commencer par leur chef Léontiadès”. Il s’agit de la marque au fer rouge comme esclaves du roi, sanction de leur lâcheté.

 

809e1 Thermopyles, monument aux Spartiates

 

809e2 Thermopyles, Léonidas

 

“Xerxès traversa le champ de bataille au milieu des cadavres. Comme il avait appris que Léonidas était le roi et le chef des Lacédémoniens, il fit décapiter son corps et fixer la tête au sommet d’un pieu”. Puis “des hommes qu’il avait perdus aux Thermopyles, vingt mille au moins, il en fit laisser sur le terrain mille environ et fit creuser des fosses pour ensevelir le reste. Les fosses furent ensuite comblées et recouvertes de feuilles, pour que les soldats de l’armée navale ne les vissent point”. Xerxès envoie ensuite un héraut aux troupes de l’armée navale, cantonnées sur l’île d’Eubée, juste en face. “Le héraut fit réunir tous les soldats et leur dit : ‘Alliés du roi, Xerxès permet à qui le voudra parmi vous de quitter son poste et d’aller voir comment il combat les êtres insensés qui ont cru pouvoir triompher de sa puissance’. La proclamation faite, il devint presque impossible de trouver un bateau, tant il y eut de curieux. Passés sur l’autre rive, les hommes se promenaient au milieu des cadavres et les examinaient. Tous croyaient que les morts gisant à leurs pieds étaient, tous, des Lacédémoniens et des Thespiens”.

 

809f Thermopyles, monument aux Spartiates

 

Le seul nom des Thermopyles évoque pour tout un chacun le nom de Léonidas et de ses 300 Spartiates sacrifiés face à des Perses innombrables. En témoigne ce groupe de Japonais débarqué pendant notre visite, qui faisait suite à deux autocars transportant un groupe nombreux d’Ukrainiens et de Russes. N’oublions quand même pas les 700 Thespiens qui ont subi le même sort que les Spartiates et à leurs côtés. Les événements survenus en 480 avant Jésus-Christ dans ce défilé sont sans conteste les plus célèbres. Mais pour nous qui nous trouvons sur les lieux, il faut quand même en évoquer d’autres. En 280-279 avant Jésus-Christ les Gaulois de Brennus sont parvenus jusqu’en Macédoine, qu’ils ont ravagée. Puis, déclarant que les dieux sont assez riches pour donner aux hommes, Brennus marche sur Delphes. Là, ça se passe très mal, les Gaulois sont vaincus, Brennus blessé se suicide, c’est la retraite en désordre. Et les Gaulois rescapés, fuyards, sont contraints de passer par les Thermopyles pour repartir vers le nord. Athéniens, Béotiens, Étoliens s’unissent pour pourchasser l’ennemi.

     

809g Le Spercheios aux Thermopyles

 

C’est Diodore de Sicile qui le raconte (j’ai trouvé le texte grec, la traduction est de moi) : “Les Barbares eurent beaucoup de mal à se diriger vers le Spercheios [je le disais au début, le Spercheios est la rivière qui apporte ses alluvions dans le golfe Maliaque], alors que les Étoliens les poussaient de force. Et quand ils arrivèrent au Spercheios, les Thessaliens et les Maliens qui s’étaient postés là se jetèrent si bien sur eux que pas un ne rentra chez lui sain et sauf”.

   

Un petit siècle plus tard, en 191 avant Jésus-Christ, nous rencontrons Antiochus III, roi de l’Empire Séleucide,  en face des Romains. Antiochus a conquis Éphèse, l’Hellespont, il a reçu Hannibal, son allié le roi de Macédoine essuie une cuisante défaite face aux Romains. Tout cela fait de lui un ennemi désigné de Rome. En 192, il passe en Grèce. L’armée romaine est sous les ordres du consul Manius Glabrion, et le tribun militaire est Caton le Censeur (234-149 avant Jésus-Christ). Ici, c’est à Plutarque que je donne la parole. “Antiochus, s'étant saisi du détroit des Thermopyles et ayant ajouté aux fortifications naturelles du lieu des retranchements et des murailles, se tint fort tranquille, persuadé qu'il avait, de ce côté-là, fermé tout accès aux Romains, qui eux-mêmes désespéraient de forcer jamais de front ces passages. Mais Caton, s'étant souvenu du détour qu'avaient pris autrefois les Perses pour entrer par-là dans la Grèce, partit de nuit avec une partie de l'armée. […] Il apprend que le gros de l'armée est campé dans les détroits avec Antiochus et que les hauteurs sont gardées par six cents Étoliens d'élite. Caton, méprisant leur petit nombre et leur sécurité, ordonne aux trompettes de sonner; et, mettant le premier l'épée à la main, il marche à eux avec de grands cris. Dès qu'ils voient les Romains descendre des montagnes, ils prennent la fuite et gagnent leur camp, qu'ils remplissent de trouble et d'épouvante. En même temps Manius, au bas des montagnes, donne l'assaut, avec toutes ses troupes, aux retranchements d'Antiochus et les emporte. Ce prince, blessé à la bouche d'un coup de pierre qui lui brise les dents, est forcé, par la douleur, de tourner bride et de se retirer. Dès lors aucune partie de son armée n'ose tenir tête aux Romains et, quelque difficile que soit la fuite dans des lieux escarpés et presque impraticables, environnés de marais profonds et de rochers à pic, le long desquels ils glissaient et ne pouvaient se soutenir, ils se jettent dans ces détroits, se poussent les uns les autres, et la peur qu'ils ont du fer des ennemis les fait courir à une mort inévitable”.

   

Un grand bond dans le temps. Un peu plus loin, nous franchissons le pont Alamanas qui enjambe ce Spercheios canalisé dans les alluvions par lui apportées et qui ont fait reculer le rivage et a élargi les Thermopyles. Pendant la Guerre d’Indépendance, en 1821, il a héroïquement été défendu par 700 Grecs menés par l’évêque de Salona (Amphissa, en Phocide, non loin du Golfe de Corinthe) et Athanasios Diakos (1788-1821), petit-fils de klephte, ancien mercenaire d’Ali Pacha de Ioannina. En face, une armée ottomane bien plus nombreuse sous les ordres de Mehmet Pacha. Les Grecs sont défaits, Diakos est gravement blessé, il est capturé. On lui propose alors d’abjurer le christianisme, de se faire musulman, de devenir officier de l’armée ottomane. “Je suis né grec, je mourrai grec”, répond-il. Et il est empalé. Les Turcs passent le pont.

   

Puis c’est la Seconde Guerre Mondiale. Les Italiens sont entrés en Grèce. Les Grecs les ont refoulés. 1941, les Allemands volent à leur secours (opération Marita), prennent Thessalonique, occupent l’Olympe. Avec les Grecs, les Alliés, Britanniques, Australiens, Néo-zélandais, font barrage en tenant les Thermopyles. Le 24 avril les Allemands attaquent, la bataille fait rage, ils perdent nombre de chars et d’hommes, mais finalement réussissent à passer, vont aller conquérir l’isthme de Corinthe et atteindront Kalamata, au bout du Péloponnèse, quatre jours plus tard. Mais l’opération des Thermopyles les a retardés et affaiblis.

   

Deux monuments, une plaque… Les Thermopyles, aujourd’hui, ce n’est rien de plus qu’une route et un grand parking. Mais que d’histoire ! Tant d’événements dramatiques qui ont changé la face du monde. Il n’y a presque rien à voir, mais l’émotion est bien là. Nous ne pouvions rester sur l’autoroute tracée en plein où était la mer autrefois et nous contenter de regarder par la fenêtre en nous disant que “ça a dû se passer quelque part là-bas”.

 

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Published by Thierry Jamard
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commentaires

miriam 01/10/2012 19:31

contente de vous lire à nouveau!j'avais justement envie de vous demander des nouvelles

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