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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 22:05

Vendredi 9 octobre

Après une journée calme hier à Menton, où nous n’avons que peu bougé, où je n’ai pris aucune photo, et dont je n’ai strictement rien à raconter, nous nous sommes rendus le soir vers à Nice, sur ce parking de Carrefour afin d’être à pied d’œuvre le lendemain. Cela, comme lorsque nous étions allés par le train, évite les problèmes de déménagement du camping (branchements, calage des objets, etc.), la difficile descente par une route très étroite et en épingles à cheveux que notre véhicule de sept mètres ne peut négocier sans manœuvrer, le parking impossible en ville. Nous avons donc pris le bus qui dessert le centre commercial et sommes montés vers Cimiez pour voir les ruines romaines de l’antique Nikaia créée par les colons grecs. Il y a là aussi un vieux monastère, et une église bâtie sur les fondations d’un temple de Diane.

 


Nous sommes restés longtemps avant de prendre un bus qui nous a ramenés dans la ville basse, et nous avons bien marché pour rejoindre un arrêt de l’autre qui allait vers notre parking de Carrefour où nous avons passé une seconde nuit bien tranquille. Chemin faisant, nous avons pu admirer (?) l’une des sept œuvres d’art qui jalonnent la ligne du tramway, ces hommes lumineux qui changent de couleur, juchés au sommet de colonnes. J’ignore quelles sont les six autres, il faut s’inscrire auprès de l’office de tourisme et, en échange de six Euros, plus deux pour le tramway, on a une visite guidée et commentée. Ce que nous n’avons pas fait.


Samedi 10 octobre. Aujourd’hui, c’est dit, nous passons en Italie. Mais pas sans avoir vu deux musées à Nice. De nouveau nous laissons le camping-car sur le parking de Carrefour où nous avons passé la nuit, et nous prenons le bus. En ville, il y a le préfet et le ministre (lequel, je n’en sais rien. Mais puisqu’il y a des démonstrations de police et de gendarmerie je peux supposer qu’il s’agit de Brice Hortefeux, le ministre de l’Intérieur). Un stand concerne l’énergique coopération entre douaniers et policiers français et italiens pour lutter contre la contrefaçon. Sans doute est-ce pour cela que (j’anticipe sur la fin de la journée) nous avons pu voir sur le port de Gênes une ligne de Noirs vendant en toute impunité sur des cartons posés au sol de belles collections de sacs Vuitton et de montres Rollex. Authentiques, bien sûr. Plus loin (je suis revenu à Nice), une équipe de pompiers sauveteurs désenclavait d’une voiture accidentée, à l’aide de cisailles, un (faux) blessé et l’évacuaient par hélicoptère.

 

Mais là n’était pas le but de notre retour à Nice. Nous sommes donc allés dans un musée de la photo qui proposait en entrée libre une exposition d’œuvres d’André Kertesz, ce photographe hongrois qui, après avoir acquis une bonne renommée dans son pays au début du vingtième siècle, est venu s’installer à Paris et a aussi passé quelques années aux Etats-Unis. Bien évidemment, ayant été abonné à Photo pendant une vingtaine d’années, et Natacha y étant abonnée depuis deux ans, je connaissais déjà un grand nombre de ses œuvres, mais ce n’est pas la même chose dans un magazine et en exposition. Ce n’est pas la même chose non plus dix photos un jour, et cinq quelques mois plus tard. Comme il n’est évidemment pas permis de les rephotographier, je ne peux rien en montrer ici.

 

Ensuite, nous nous sommes rendus assez loin, au musée Chéret, en entrée libre lui aussi. C’est un musée des beaux-arts. Les œuvres présentées sont variées, et la plupart intéressantes. Il est installé dans un magnifique hôtel particulier aux dimensions de château, construit par une richissime artiste russe, Marie Bashkirtseff, dont on peut voir quelques tableaux, mais surtout de très nombreuses œuvres de divers peintres et sculpteurs. Ici, Le Triomphe de Flore, par Jean-Baptiste Carpeaux. J’aime beaucoup ce sculpteur, dont quelques œuvres sont situées au rez-de-chaussée, et d’autres au premier étage. Comme, à l’accueil, on m’avait prévenu qu’en haut la photo n’était pas libre, je demande au gardien ce qui est permis. "Rien", me répond-il. Je lui fais remarquer que Carpeaux fait partie des expositions permanentes et qu’en bas on peut le photographier. "Oui, mais en haut c’est interdit". Comme je crois pouvoir m’en étonner à bon droit et que je lui demande pourquoi, il me répond d’un ton bourru "Parce que ce qui est au premier étage ne doit pas être photographié". Dont acte. Avec une belle explication dans ma poche et mon mouchoir par-dessus.


Au rez-de-chaussée, donc, essentiellement, statuaire religieuse du Moyen-Âge et de la Renaissance, et peinture –religieuse également– des mêmes époques. Par exemple, ce panneau d’un retable de la vie de saint Jean-Baptiste, daté vers 1450, provenant de l’église de Lucéram. Mais aussi j’ai été frappé par la beauté et la grâce d’une Vierge d’humilité en bois datant de la fin du quatorzième siècle. À l’étage, hélas sans photos, il y a beaucoup de toiles du dix-neuvième siècle, notamment un Bonnard, de nombreux Dufy, etc. Une visite très intéressante, dont on profite d’autant mieux qu’elle est gratuite.

 

Et voilà. Notre programme en France s’achève là. Il est environ 15h quand nous reprenons notre bus vers le parking de Carrefour où nous attend notre véhicule-domicile. Ayant l’estomac dans les talons, nous cassons une petite croûte et nous voilà partis vers l’Italie. Faisant l’impasse sur Vintimille, nous prenons l’autoroute et roulons jusqu’à Gênes (Genova). C’est là que nous voyons, sans nous arrêter, les vendeurs de contrefaçons alignés sur le port, au milieu d’une foule dense. En effet, nous tombons en plein salon nautique, ce salon très réputé et couru des amateurs. Les embouteillages sont assez importants, or nous voulons sortir de la ville pour trouver où passer la nuit. Mais après bien des kilomètres sans rien trouver, alors que nous sommes déjà à une cinquantaine de kilomètres en direction de Milan (qui n’est pas dans notre programme) nous faisons une halte dans une station service, et comme il est tard et qu’un coin du parking nous paraît calme, nous décidons d’y passer la nuit.

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Published by Thierry Jamard
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