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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 19:55

 

 

Notre grand parking avec électricité et sanitaires était très bien placé. Quelques pas et, à son extrémité, la gare. On traverse la gare, et on débouche sur le funiculaire qui, pour un Euro la course, nous emmène tout là-haut, en ville. Et de plus, le billet est encore valide un quart d’heure pour prendre le bus qui nous emmène (à une allure folle, fonçant à 70 kilomètres à l’heure dans une rue sans trottoirs si étroite qu’il n’y a pas vingt centimètres de chaque côté entre le bus et le mur des maisons. Et si quelqu’un sortait à l’improviste ? Et si un touriste, sans méfiance, débouchait à l’angle ? Aucun doute, il n’y a pas de place pour le bus et le piéton. Alors, puisqu’il ne pourrait pas piler sur place… Sans compter que, plus tard dans la journée, j’ai vu une voiture s’aventurer là en sens interdit, à toute allure aussi bien entendu.

 

Toujours est-il que nous débarquons sur la grande place, face à la cathédrale. La façade de ce Duomo est, paraît-il, la plus riche de tout le gothique italien. Et quand on voit la multiplicité des statues de marbre ou de bronze, des sculptures en bas-relief, des mosaïques de couleurs, les colonnades, la rosace inscrite dans un carré, etc., on est en effet convaincu qu’il est impossible de faire plus orné et plus coloré.

 

 


 


 

 

Le flanc, au contraire, est massif, nu, sa seule décoration tient à l’alternance des pierres noires et blanches, comme un mille feuilles. Les photos que j’en montre ici représentent, outre la façade et le flanc (ça, c’est assez explicite), la grande rosace centrale, le lion de saint Marc (sur ma première photo, on distingue ces bronzes des quatre évangélistes, sur les piliers à chaque extrémité et de part et d’autre du portail central), des bas-reliefs représentant Dieu en chirurgien, ouvrant le flanc d’Adam endormi, puis en extrayant Ève sous le regard de deux anges (ces sculptures innombrables recouvrent les piliers, sous les bronzes des évangélistes), et enfin deux anges de bronze constituant les poignées du portail central. La raie noire verticale entre eux ne provient pas d’un montage de deux photos, mais c’est la jonction entre les deux vantaux.

 

À l’intérieur, le plus intéressant, ce sont les fresques de l’Apocalypse, commencées en 1447 par Fra Angelico et Gozzoli (excusez du peu), et finies de 1499 à 1504 par Signorelli. Mais pour y accéder, dans une chapelle sur la droite, et sous l’œil vigilant d’un cerbère qui veille à ce qu’on ne les vole pas sur support magnétique (ni argentique), il faut prendre un billet groupé avec d’autres musées. En avant. Mais je ne peux évidemment pas en montrer de photos.

 

L’une des visites groupées est constituée par le Palazzo dei Papi. Oh, la belle statue de la Vierge ! Je la prends en photo, et voilà que se rue sur moi, telle une furie, un garde qui me dit m’avoir vu, sur son écran de contrôle, prendre une photo dans ce musée. C’est interdit ici aussi. La police peut saisir ma carte mémoire. Il veut que j’efface immédiatement la photo. Et tout cela avec un visage haineux, un ton de chien enragé, comme si l’on venait de tenter de l’assassiner. Pas de photo là non plus, donc, ni dans les autres musées pourtant intéressants. Nous revenons à pied jusqu’à la gare du funiculaire, à la fois pour ne pas poireauter à l’arrêt de bus, pour prendre un peu l’air et nous dégourdir les jambes, et pour voir la ville.

 

Ensuite, nous partons vers Viterbo, que nous visiterons demain.

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Published by Thierry Jamard
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