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9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 19:06

578a Palermo, palazzo Abatellis

 

Lorsque, le 9 juillet, nous avons visité la galerie d’art sicilien au palazzo Abatellis, nous n’avons pas eu le temps de tout voir, mais nous y avons fait une rencontre capitale, celle d’Angelo Di Garbo, qui est devenu un ami. Et il nous a proposé de le retrouver ce matin sur son lieu de travail, au palazzo Abatellis, où il va nous guider et nous expliquer ce que nous ne comprenons pas, puisque sa formation de spécialiste en histoire des arts et sa fonction dans ce musée le prédisposent à cela.

 

578b Palermo, palazzo Abatellis, Carlo Scarpa

 

Entre autres, il nous parle de Carlo Scarpa, le grand architecte et designer italien (1906-1978) qui a travaillé dans bien des domaines, mais dans les années 1950 il a tout particulièrement restructuré des musées, dont le palais Abatellis en 1953, la gypsothèque Canoviana à Possagno en 1955, le Musée Civique de Castelvecchio à Vérone en 1956, la Quadreria du Musée Correr à Venise en 1957… C’est un maniaque du détail, chaque œuvre est placée exactement là où elle doit l’être, avec tel fond, tel espace autour d’elle, et dans cet espace ce doit être le vide, ou bien au contraire une autre œuvre qui lui réponde. Ici, Angelo nous a fait passer derrière un panneau, là où évidemment les touristes ne sont pas autorisés à aller, pour nous montrer comment Scarpa dessinait sur place pour indiquer aux ouvriers et techniciens ce qu’il voulait précisément.

 

578c Palerme, palazzo Abatellis, vase atelier de Malaga, fi

 

Ce vase est fin treizième siècle, début quatorzième siècle et il est sorti des ateliers de Malaga en Espagne. Or à cette époque les Arabes occupent l’Espagne, ce vase est donc bien entendu arabe, cela se voit à son style et à sa technique de réalisation. Mais son emplacement, dans une salle avec d’autres objets arabes (dont le plafond de bois dont j’ai montré un détail le 9 juillet), a été voulu précisément par Carlo Scarpa. En effet, juste en face, sous la dernière arcade, monte un escalier. Sur le mur du palier, une fresque représente un ange, et justement, pour Scarpa, les anses de ce vase arabe évoquent les ailes d’un ange. Le vase doit donc être placé dans cette salle pour l’unité d’origine et de style des objets présentés, mais pas n’importe où, devant cette ouverture pour que sa forme réponde à celle des ailes de l’ange de la fresque. Il ne doit pas y avoir un visiteur sur mille à faire le rapprochement, mais qu’importe, Scarpa est un perfectionniste maniaque, il veut donner un sens à chaque détail de ce qu’il réalise.

 

578d Palermo, palazzo Abatellis, Éléonore d'Aragon

 

Le mois dernier, j’ai publié deux photos de cette Éléonore d’Aragon par Francesco Laurana. Je la trouve si admirable que je suis encore resté en contemplation devant elle, que je l’ai de nouveau prise en photo et que je ne peux résister à l’envie de publier celle-ci.

 

578e Palermo, palazzo Abatellis, chars santa Rosalia 19e si

 

Le 14 juillet, j’ai montré le défilé profane des charrettes siciliennes précédant le char de Santa Rosalia. Le 11, déjà, j’avais montré une étape de la fabrication de ce char. Voici des dessins de la première moitié du dix-neuvième siècle représentant des projets pour le char à cette époque. On voit que le style en a radicalement changé, mais il s’est aussi simplifié pour de basses raisons budgétaires.

 

578f1 Palerme, palazzo Abatellis, ste Catherine d'Alexandri

 

578f2 Palerme, palazzo Abatellis, ste Catherine d'Alexandri

 

Sainte Catherine, princesse née vers 290 en Égypte, à Alexandrie, est une jeune fille brillante, cultivée, poétesse, philosophe. Elle s’est convertie au christianisme tardivement, assez longtemps après sa mère, ayant vu en rêve la Vierge qui voulait la présenter à son Fils, mais Jésus détournait la tête, disant qu’il ne voulait pas la voir puisqu’elle n’était pas régénérée. Sa foi était telle qu’elle la faisait rayonner autour d’elle. Dans un autre songe, Jésus lui apparaissait de nouveau, disant qu’il l’aimait et, et présence de Marie, il lui passait au doigt un anneau de mariage. C’est pourquoi nombre de tableaux représentent son mariage mystique. Elle décida donc de ne pas se marier et de vivre en épouse du Christ. Un jour, à l’occasion d’une grande fête païenne, l’empereur Maximin avait fait le voyage de Rome à Alexandrie. Catherine en profita pour l’aborder (elle était princesse et vivait à la cour) et tenta de le convertir au christianisme, lui démontrant qu’il était absurde de sacrifier à ces idoles ridicules. Alors lui, n’ayant pas d’arguments à lui opposer, mais à la fois intrigué par cette fille courageuse et éloquente, et mécontent d’être resté coi, la mit en présence de cinquante savants philosophes. Mais elle fut si convaincante dans ses réponses que les cinquante philosophes se convertirent au christianisme. Fou de rage, Maximin les fit mettre à mort. Néanmoins, il pensa que cette fille, qui finalement lui plaisait par la beauté et par l’intelligence, céderait devant l’ambition, aussi pensa-t-il qu’en lui proposant de l’épouser il satisferait son attirance tout en l’amenant à revenir au paganisme, mais elle refusa dédaigneusement, disant qu’elle était mariée mystiquement avec Jésus-Christ. Furieux, humilié, il la supplicia en lui faisant étirer et disloquer les membres sur un chevalet, puis la jeta en prison mais quand l’impératrice, le lendemain, alla lui rendre visite dans sa geôle Catherine rayonnait malgré les tortures endurées et sa situation misérable. Alors l’empereur décida de la mettre à mort en faisant déchiqueter son corps dans une machine infernale composée de quatre roues bardées de clous, qui la feraient passer et repasser entre elles jusqu’à ce qu’elle meure en lambeaux. Mais la légende dit que les clous tombèrent d’eux-mêmes au passage de son corps et que les roues se brisèrent. Alors pour en finir, l’empereur la fit décapiter.

 

Depuis, elle est la patronne des érudits et des chercheurs, et nombre de toiles la représentent parmi les philosophes, disputant savamment avec eux. Ici, elle porte en main un disque nommant les neuf sciences, à savoir, au centre l’astrologie (qu’il faut considérer comme science astronomique d’abord, d’où sont ensuite tirées des prédictions purement astrologiques), et tout autour la rhétorique, la grammaire (à savoir la science du langage, la philologie, la linguistique, la stylistique, ainsi que la connaissance des auteurs), la dialectique, la géométrie, la musique et… je ne parviens pas à lire la dernière, un peu effacée, sur la gauche. Elle semble commencer par Alt… et finir par …trica, c’est-à-dire en français –trique. Je cherche, je cherche, mais je manque d’imagination. Ces photos, même la première, ne sont que des détails d’un grand panneau en cinq parties par un maître toscan au début du quinzième siècle, représentant sur la partie centrale la Madone sur un trône avec l’Enfant Jésus et des anges, entre sainte Catherine d’Alexandrie et saint Paul sur les deux parties de gauche, saint Pierre et saint Dominique sur celles de droite.

 

578g1 Palerme, palazzo Abatellis, travail de restauration

 

578g2 Palerme, palazzo Abatellis, travail de restauration

 

 

578g3 Palerme, palazzo Abatellis, artiste restaurant une œ 

Un peu plus loin, dans la salle où est présentée la merveilleuse Annunziata d’Antonello da Messina, mon attention est attirée par quelque chose de fort intéressant. Une jeune artiste est occupée à restaurer un meuble. C’est un travail délicat, minutieux, et qui exige un haut savoir-faire afin de redonner de l’éclat sans trahir l’esprit de la décoration d’origine. Fort intéressé, je suis resté un moment à contempler l’habile travail de ses mains, d’autant plus que son visage est également fort agréable à regarder… Et comme, avec une grande gentillesse et un charmant sourire elle m’a autorisé à observer, à photographier et même à publier, alors j’ai grand plaisir à montrer son travail et son sourire.

 

578h Palerme, palazzo Abatellis, œuvre (déb. 16e s.) du M

 

Ceux-là sont moins souriants, c’est le moins qu’on puisse en dire, mais je trouve leur expression intéressante. On appelle l’auteur le Maître de la Pentecôte parce qu’il a représenté… il a représenté quoi ? Oui, c’est ça, bravo, il a peint la Pentecôte, le Saint-Esprit qui descend sur les apôtres. C’est une interprétation très libre parce que, autant que je me souvienne, il n’y avait que les apôtres, or là la colombe de l’Esprit Saint vole dans un halo lumineux au-dessus de onze hommes et deux femmes, qui sont Marie très clairement et Marie-Madeleine semble-t-il. Je ne suis pas particulièrement accroché par la représentation de Marie mains jointes et yeux baissés, ni de Marie-Madeleine les yeux levés vers la colombe, en revanche je suis tombé en arrêt devant le regard et le visage qui sont l’objet de cette photo.

 

578i Palerme, palazzo Abatellis, Sainte Agathe et saint Pie

 

Je terminerai cette seconde visite du palazzo Abatellis avec ce tableau du Français Simon Vouet (Paris 1590-1649) qui représente sainte Agathe en prison visitée par saint Pierre. La façon dont l’artiste campe les personnages me laisse perplexe. Car enfin sans doute ai-je très mauvais esprit (je le sais et je ne le nie pas), mais il est étonnant que dans sa prison sainte Agathe, qui dispose de sa chemise blanche et de son vaste manteau jaune, soit aussi dévêtue. Par ailleurs, puisqu’elle tient le tissu dans sa main gauche et que sa main droite est libre, il lui serait facile de cacher sa poitrine. Quant à saint Pierre, non seulement il ressemble beaucoup à l’un des vieillards du célèbre tableau de Suzanne et les vieillards, mais de plus il avance la main dans une direction que la pudeur réprouve. Doté d’ailes, le garçonnet à côté est donc un ange, il jette sur saint Pierre un regard soupçonneux, et sa main gauche a l’air de signifier "qu’est-ce que tu vas faire là ?" mais, avec son grand cierge à la main, peut-être après tout s’apprête-t-il à leur tenir la chandelle. Cela dit, l’étude des jeux de lumière dans cette toile sont admirables, quoique dans ce domaine Vouet soit, à mon avis, encore surpassé par Georges de la Tour.

 

579a1 Palerme, palazzo Chiaramonte

 

579a2 Palerme, palazzo Chiaramonte

 

Quand nous ressortons du musée, Angelo est contraint de nous quitter parce que son service n’est pas fini. Mais travaillant cinq jours par semaine de 7 heures à 14 heures, il nous propose de nous rejoindre après quatorze heures, suggérant qu’en l’attendant nous visitions Santa Maria dello Spasimo, qui est proche. Mais cette église est fermée. Une dame arrive, déposée par une voiture, elle frappe, cogne, appelle au téléphone, sans résultat, et repart à pied. Puis arrive un homme à vélo, il entre avec sa clé et referme immédiatement derrière lui. Angelo arrivera sans que nous ayons rien vu.

 

Il nous emmène alors voir le palazzo Chiaramonte, qui date de 1307 et qui, devenu propriété des vice-rois espagnols, a servi à héberger le tribunal de la Sainte Inquisition (elle s’appelle sainte, personnellement je la trouve diabolique) depuis le dix-septième siècle et jusqu’à son abolition en 1782. Nous étions passés devant le 9 juillet sans nous y arrêter. D’ailleurs nous n’aurions pas pu y pénétrer. Mais Angelo connaît tout le monde, cela tient à la fois à son métier et à sa personnalité ouverte et liante, et grâce à lui nous entrons.

 

579b1 Palerme, palazzo Chiaramonte, salon des Barons

 

Il nous emmène ainsi voir le salon des Barons. Une banale salle de conférences, murs nus, tableau blanc, grande table avec micros, sièges modernes pliables. Mais il suffit de lever les yeux pour que ce ne soit plus banal du tout.

 

579b2 Palerme, palazzo Chiaramonte, salon des Barons

 

579b3 Palerme, palazzo Chiaramonte, salon des Barons

 

579b4 Palerme, palazzo Chiaramonte, salon des Barons

 

579b5 Palerme, palazzo Chiaramonte, salon des Barons

 

Car le plafond est exceptionnel. Ces poutres peintes représentent des scènes pittoresques, parfois réalistes, mais parfois fantastiques quand on voit un chasseur bander son arc en direction d’une licorne. En ce quatorzième siècle, ce sont les Aragonais qui règnent. Finie, la dynastie normande. Finie, la dynastie souabe. Je ne suis donc pas sûr du tout que la scène du sanglier tué d’un coup d’épée sur le crâne soit une allusion au père des conquérants normands de la Sicile, mais c’est quand même une anecdote suffisamment particulière pour qu’elle ait des chances d’être évoquée ici. Pas très loin de chez lui, quelque part dans le Cotentin, le baron Tancrède de Hauteville (le père de Robert Guiscard et de Roger I, les conquérants de la Sicile) chassait avec le duc Richard l’Irascible. Or voilà que, sortant d’un taillis, un énorme sanglier charge le duc. Tancrède, que les chroniqueurs décrivent comme doté d’une force incroyable, se précipite et, d’un seul coup, enfonce son épée jusqu’à la garde dans le crâne du sanglier, qui s’effondre. Le duc, pour récompenser le valeureux baron qui lui a sauvé la vie, lui donne l’une de ses filles. Il n’est pas courant d’être capable de percer le crâne d’un sanglier, voilà pourquoi cette image, sur la poutre, me rappelle cette histoire de Tancrède de Hauteville que j’ai lue un jour. Mais aucune indication ici ne donne d’explication, et d’ailleurs je n’ai rencontré personne à Palerme qui connaisse cette anecdote de Tancrède avec le sanglier. Alors j’ignore si j’ai raison ou si je rêve.

 

579c1 Palerme, indulgences

 

579c2 Palerme, indulgences 

 

Le 4 juillet, me promenant par les rues de Palerme, j’avais noté, sur des plaques fixées sous des statues ou des peintures de la Vierge ou de saints, que les cardinaux accordaient de façon assez anarchique des indulgences de 40 ou de 100 jours sans que ces différences soient explicables. Fort critique envers ce système d’indulgences qui rappelle le Moyen-Âge et qui me semble desservir l’Église par son manque de crédibilité, je disais alors qu’au prix d’une même prière mieux valait choisir sa cible quitte à parcourir quelques mètres de plus. Or aujourd’hui j’ai trouvé encore mieux. Quarante jours, cent jours, qui dit mieux ? Deux cents jours, une fois, deux fois, trois fois, adjugé. Encore une fois, un Ave suffit, mais c’est pour deux cents jours. Cinq fois plus qu’à trois rues d’écart. Quant à la dernière plaque, elle se contente d’un petit Gloria. Ce n’est vraiment pas cher. Une excellente affaire.

 

579d1 Palerme, appartements

 

579d2 Palerme, appartements

 

Nous allons passer le reste de la journée à nous promener dans la ville. Ici, c’est un ancien palais loué en appartements. J’ignore le prix du loyer, mais cette cour, cet escalier, ce palier au premier étage, cette porte d’appartement, quelles merveilles.

 

579e1 Palerme, la poste (style Mussolini)

 

Nous passons devant la poste centrale de Palerme, construite –on s’en doute en la voyant– à l’époque fasciste de Mussolini. Un bâtiment grandiose, écrasant.

 

579e2 Palerme, soldat déboulonné

 

579e3 Palerme, soldat déboulonné

 

Angelo nous raconte quelque chose que j’ai, ce soir, cherché sur Internet et que je n’ai pas trouvé. Il semble que personne ne souhaite en parler. Il y avait ici une statue de Soldat Inconnu gigantesque, symbolisant le combattant fasciste. Des mouvements de population l’ont fait enlever, et remiser tout simplement dans le garage des employés de la poste, à côté de leurs voitures. Le public n’y a pas accès, mais Angelo sait où elle se trouve et nous fait obtenir l'autorisation d'aller la voir.

 

579f1 Palerme, monument aux victimes de la mafia

 

579f2 Palerme, monument aux victimes de la mafia 

 

Ailleurs, près du port, du côté de San Giorgio dei Genovesi, se dresse vers le ciel un grand monument lié à l’une des malheureuses particularités de la Sicile, la mafia. Il célèbre ceux qui sont tombés dans la lutte contre la mafia. Il est vraiment dommage, d’ailleurs, que lorsque l’on parle de la Sicile, et particulièrement de Palerme à des étrangers, leur première réaction soit une association avec la mafia. Comme si nous, visiteurs, nous étions ciblés. Je ne cherche pas à prétendre que le problème n’existe pas ou qu’il n’est pas extrêmement grave. Je sais qu’il pèse très lourd dans l’économie et dans la conscience des Palermitains. Mais je veux dire que le visiteur a, en dépit de la mafia, des merveilles à découvrir et que lui n’est pas en danger. En revanche, il est évident que le tribut humain payé à la mafia est dramatique, et que ce monument leur rend un hommage posthume.

 

579g Palerme, images de la ville

 

Nous continuons notre promenade en relevant ce qui est typique de Palerme ou de la Sicile, comme cette chaise d’un style qui rappelle le Louis XV posée devant une porte délabrée et qui attend son ou sa propriétaire qui va y passer quelques heures ce soir quand une relative fraîcheur va être revenue.

 

579h Palerme, images de la ville

 

Sur un mur, une femme lance un appel aux hommes, en indiquant son numéro de téléphone. À moins que ce ne soit la basse vengeance d’un homme qui a des choses à lui reprocher. Sous la représentation d’une généreuse poitrine, le texte dit "Je suis une vache".

 

579i1 Palerme, images de la ville

 

579i2 Palerme, images de la ville

 

Cette petite place est typique de Palerme. Immeubles décrépits voisinant avec des bâtiments ravalés, petite fontaine à sec, un homme en short et sans casque passe à moto, il n’y a pas de trottoirs mais ce n’est pas grave, on s’installe en plein milieu pour taper le carton autour d’une table légère ou pour discuter le coup assis en amazone sur un scooter.

 

579j Palerme, images de la ville, zone dite piétonne

 

Je ne connais pas la constitution de la Sicile (puisqu’elle a acquis son autonomie), mais je peux supposer qu’elle stipule que ce qui n’est pas interdit est permis et que ce qui est interdit est toléré. En effet, on peut voir, tout en haut à gauche de ma photo au-dessus de la Twingo verte (c’est petit mais discernable, je crois) un panneau indiquant que l’on se trouve dans une zone piétonne. Et pourtant on peut apprécier combien de voitures y stationnent, ce qui suppose qu’elles y sont entrées et qu’elles vont en ressortir. D’ailleurs, la Fiat Panda bleue, la moto à côté d’elle, la voiture dont on voit le rétroviseur en tout premier plan, sont en mouvement. La Twingo recule (feu de recul allumé), elle quitte son emplacement, elle va se joindre à la circulation. Et là-bas dans la rue, on aperçoit la lumière rouge d’une voiture freinée. Hé oui, elle est à l’arrêt, le conducteur a le pied sur le frein, parce qu’il y a un embouteillage. Dans la zone piétonne. Il faut être en Sicile pour voir cela. Quand je ne suis pas occupé à admirer un monument je m’amuse à observer comment on conduit. Ne menant pas notre gros camping-car en ville, je trouve cela très drôle. Si je conduisais j’aurais moins de plaisir.

 

Et puisque nous avons réussi à ne pas nous faire écraser, nous voici de retour à notre parking.

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Published by Thierry Jamard
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commentaires

Angie 11/01/2014 21:16

Bonjour je suis passée par hazard, et je me permets d'écrire que j'ai aimé ce voyage en Sicile et les descriptions
amicalement
Angie

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