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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 23:20

Nous sommes venus mardi soir à Polignano a Mare, sur la côte à une trentaine de kilomètres au sud-est de Bari, où nous avons passé la nuit. Non seulement j’ai maintenant deux mois de retard dans la publication des articles de mon blog, mais j’ai aussi une semaine de retard dans la rédaction. Je vais mettre à profit cet inconvénient parce que, après nos visites à Polignano puis à Monopoli, nous sommes allés jeudi 11 à Castellana et, vendredi 12, nous sommes repassés par Monopoli : je vais donc pouvoir parler en une seule fois de cette deuxième ville qui est pleine d’intérêt.

 

643a Polignano a Mare, arco Marchesale

 

Mais pour l’heure, nous sommes à Polignano a Mare, que nous ne visiterons qu’une fois et dont on voit ci-dessus une porte qui ouvre sur la vieille ville, l’Arco Marchesale. Un acte notarial de 959 signale cette entrée comme l’unique accès à la ville fortifiée, mais la porte actuelle n’a été construite qu’à la fin du dix-septième siècle, et un acte de vente de l’inféodation de Polignano, rédigé en 1713, décrit “Premièrement, dans ladite cité on entre par une porte à pont-levis à usage de forteresse, et au-dessus se trouvent trois blasons de pierre, l’un avec les armes royales et les deux autres avec le patron de la ville”. Sous le porche de cette porte se trouvent à droite et à gauche les pièces où se tenaient les employés du feudataire qui percevaient pour lui un impôt sur tout ce qui entrait en ville et qui entreposaient les outils des bûcherons et tous les autres objets qui pouvaient servir d’armes, mais ils les restituaient à leurs propriétaires lorsque ceux-ci ressortaient de la ville, sans percevoir d’impôt ou de droit de garde. Le vice-roi Pedro de Toledo vint en personne inspecter les fortifications en 1541, et ne trouva rien à y redire. Ce n’est qu’au début du dix-neuvième siècle que, toutes ces protections n’ayant plus leur raison d’être depuis longtemps, les fossés furent comblés et le pont-levis, devenu inutile, supprimé, et les épaisses murailles furent vendues. Les nouveaux propriétaires les démolirent et en utilisèrent les pierres pour construire des résidences, ouvrant la ville à une expansion vers l’extérieur de la vieille enceinte.

 

643b1 Polignano a Mare 

Sous la porte, on peut admirer cette belle fresque d’une Crucifixion de la fin du seizième siècle.

 

643b2 Polignano a Mare 

Et juste avant la porte, sur le mur, cette plaque qui mêle Jésus et le cyclisme me paraît tout à fait savoureuse. “À Jésus crucifié, pour les trente ans de sa plaque, Polignano a Mare et les amateurs d’Italie ont exalté le cyclisme sur le circuit des grottes”.

 

643c1 Polignano a Mare 

643c2 Polignano a Mare 

643c3 Polignano a Mare 

La ville occupe une position très originale et splendide. Une baie très profonde et très étroite a été ouverte dans la haute falaise par l’embouchure d’un cours d’eau. La vieille ville fortifiée s’est édifiée sur l’un des versants de cette faille (côté droit sur ma première photo), ce qui la mettait à l’abri d’éventuelles attaques de ce côté. Puis un pont a été construit entre les falaises des deux versants, et un autre quartier de la ville s’est développé de l’autre côté. Comme on le voit sur la troisième photo, la falaise est toute creusée de grottes naturelles.

 

643d1 Polignano a Mare, Domenico Modugno 

643d2 Polignano a Mare, Domenico Modugno 

Toute personne de ma génération ou même de dix ou vingt ans plus jeune se rappelle une chanson italienne que l’on entendait sans cesse à la radio “Cantare, o, o, volare o-o-o-o (lien sur You Tube). Un tube qui méritait son succès, d’ailleurs. L’interprète en était Domenico Modugno, originaire de Polignano, et qui venait ici même, sur cette falaise, pour répéter ses tours de chant. Aussi la municipalité ne pouvait manquer de placer là une statue en son honneur.

 

643e Polignano a Mare 

Un graffito littéraire et sentimental à la fois. C’est une citation du Tasse : “Perdu est tout le temps qui n’est pas passé à aimer”.

 

643f1 Polignano a Mare, chiesa Madre Santa Maria Assunta

 

643f2 Polignano a Mare, chiesa Madre Santa Maria Assunta 

Cette église est la chiesa Madre, l’église Mère, de Polignano. Dédiée à Santa Maria Assunta, la Vierge de l’Assomption, ce église romane de la fin du treizième siècle a été tant et tant remaniée que presque plus rien de l’édifice d’origine ne transparaît à travers les divers ajouts et modifications. Il lui reste quand même son fort campanile carré.

 

643f3 Polignano a Mare, chiesa Madre Santa Maria Assunta 

643f4 Polignano a Mare, chiesa Madre Santa Maria Assunta 

Lorsque l’on pénètre dans l’église, on est en présence d’un intérieur des quinzième et seizième siècles. En regardant vers le chœur, on remarque surtout la chaire, l’autel central et la décoration des chapelles des absidioles. Le chœur sans aucune profondeur fait que l’autel se trouve juste au niveau du transept. Si l’on se retourne, on découvre alors le splendide orgue dominant le portail richement décoré.

 

643f5a Polignano a Mare, san Vito nella chiesa Madre 

643f5b Polignano a Mare, Pieta nella chiesa Madre 

643f5c Polignano a Mare, Pieta nella chiesa Madre

 

Quelques statues intéressantes participent à la décoration. Ma première photo montre un san Vito (en français saint Guy, martyrisé en 303 sous Dioclétien) du quinzième siècle avec ses deux chiens et sa palme de martyr. Les deux autres sont, au plus tard, du seizième siècle. Si j’ai plaisir à montrer de la Vierge à l’Enfant un détail en gros plan, c’est parce que j’aime bien le visage de Marie, plein d’humanité dans le doux regard, dans le demi-sourire, dans le geste tendrement maternel pour tenir l’Enfant Jésus d’une main posée sur son épaule, et le visage aux joues rebondies de Jésus, bébé souriant et éveillé. La Pietà, elle, avec son visage de femme mûre marqué par le chagrin, avec un Christ qui n’est pas fait comme un Apollon, constitue un ensemble émouvant parce que très humain.

 

643g1 Polignano a Mare, Giuseppe Raffaele Del Drago

 

643g2 Polignano a Mare, Giuseppe Raffaele Del Drago

 

Avant de quitter la place de l’église, nous remarquons une plaque indiquant la maison natale d’un théologien, mathématicien, à qui ses idées et son action républicaines ont valu prison et exil. Il a nom Giuseppe Raffaele Del Drago (1813-1869). Et sur le côté de la place, cet élégant bâtiment blanc qui porte la date de 1561 semble, dans sa partie supérieure, être une église, mais il n’en est évidemment rien car à part le clocher il comporte nombre de fenêtres sur chaque façade et, au rez-de-chaussée, est installé un bar.

 

 

643h Polignano a Mare, Santo Stefano

 

Retournant vers le camping-car pour poursuivre notre route, nous passons devant cette chapelle de Santo Stefano. Son style permet de situer sa construction entre le douzième et le treizième siècles, tandis qu’un document des archives capitulaires daté de 1490 dit que la chapelle était autrefois administrée par le chapitre. Mais un legs de deux terrains a permis à cette chapelle de recevoir une petite rente immobilière qui, jointe aux aumônes des paysans venus prier le saint protecteur contre la grêle, alimentait la vie de la petite communauté. Elle était située juste contre le rempart et la tour de Santo Stefano (elle aussi) qui s’est effondrée au début du dix-neuvième siècle. C’était l’un des quartiers les plus pauvres de la ville et venaient se marier là les couples qui n’avaient pas les moyens de s’offrir une noce à la cathédrale. Par le passé, multiples étaient les petites chapelles de quartier, mais celle-ci est la seule survivante, même si depuis 1863, quand en a été chassée la confraternité qui y était établie, elle n’est plus lieu de culte. Aujourd’hui, et depuis la restauration des années soixante-dix du vingtième siècle, elle abrite une galerie d’art. Avant de poursuivre notre route, j’ajoute que cette dédicace à saint Stéphane dénote une claire influence du monde byzantin et slave.

 

644a1 Monopoli 

644a2 Monopoli

 

Venant de Polignano a Mare, nous nous sommes rendus à Monopoli, située sur la côte à seulement 9 kilomètres en s’éloignant de Bari en direction de Brindisi. Nous nous sommes un peu promenés en ville le soir puis à la nuit tombée avant de repartir dormir ailleurs. Le lendemain jeudi 11 nous nous sommes rendus à Castellana, dont je parlerai dans mon prochain article, et nous sommes revenus à Monopoli où nous avons passé la nuit et que nous avons visitée de nouveau vendredi 12. Je vais donc mêler, pour cette ville, des images du 10 et d’autres du 12, des photos de jour et des photos de nuit puisque nous avons pu profiter de ces deux types d’ambiance. Ci-dessus, la vue que l’on a de la ville abritée derrière ses remparts quand on arrive de la route, puis, contournant les murs, la vue de son joli petit port bien abrité au fond d’une crique.

 

644a3 Monopoli 

644a4 Monopoli 

644a5 Monopoli 

Un site à une douzaine de kilomètres au sud-est de Monopoli, sur la côte, a été occupé de temps immémoriaux. Vers le quinzième siècle avant Jésus-Christ s’y est établi un premier village organisé. Puis une ville se développa, que les Grecs appelèrent Gnathia, puis les Romains, qui s’y installèrent au troisième siècle avant Jésus-Christ, Egnatia. C’était une cité florissante quand, en 545 après Jésus-Christ, est arrivé l’Ostrogoth Totila, élu roi d’Italie en 541 après avoir assassiné son cousin, lequel gentil Totila a gracieusement détruit la ville mais, ne voulant pas trop s’éloigner, il s’établit là où est aujourd’hui Monopoli. Egnatia réussit cependant à survivre jusqu’au neuvième siècle mais ensuite la cité s’est éteinte d’elle-même pour des raisons inconnues. Les habitants de Monopoli sont alors allés  se servir dans les ruines pour se procurer des matériaux de construction. Mais déjà depuis longtemps, ayant hérité d’Egnatia ses fonctions commerciales, Monopoli s’était développée et enrichie. C’est ainsi que la ville est devenue le principal port exportateur d’huile d’olive du royaume de Naples.

 

Particulièrement agréable est le spectacle de ces nombreuses barques peintes en bleu vif, serrées les unes contre les autres dans le port. De nuit, le décor change complètement, mais ne manque pas de charme non plus.

 

644a6 port de Monopoli 

Le 28 août 1971, une violente tempête a provoqué le naufrage d’un navire mais, bravant le danger, les bateaux de pêche de Monopoli sont allés secourir leurs frères marins. Une plaque le rappelle et cette sculpture sur le mur du port évoque l’événement et le courage des marins de Monopoli. La plaque parle du secours apporté mais visiblement, selon l’illustration, il y a eu des victimes.

 

644a7 port de Monopoli 

Pas de justification pour cette photo. Passons. Je l’ai faite uniquement pour mon petit plaisir égoïste de photographe amateur en me baladant sur le port de Monopoli…

 

644b1 Monopoli

 

 

644b2 Monopoli. Make love, not war 

 Longeant les remparts pour arriver au port, suivant cette ligne de beaux immeubles blancs, on rencontre ce château fort du seizième siècle établi sur décision de Charles Quint (Monopoli est tombée dans le giron de l’Espagne en 1529 et est administrée par le vice-roi Pedro de Toledo) et construit de 1544 à 1552. Le rôle défensif a cessé d’être nécessaire au dix-septième siècle, ce qui a valu au château de devenir résidence et lieu de représentation du pouvoir politique. Au dix-neuvième siècle, on s’en est servi de prison, et puis le château a été abandonné. Il a nécessité de longs travaux de restauration pour revenir à l’aspect qu’il avait à l’origine, du fait des modifications dues aux usages successifs et des dégradations dues à l’abandon. Sur un petit promontoire rocheux au sommet des murs à faible distance du château, deux vieux canons ont été maintenus en place. Ils servent, au même titre que les murs de la ville, de support à des graffiti. Et ici comme ailleurs en Italie, un graffito se doit d’être sentimental, d’exprimer l’amour de la façon la plus authentique, la plus originale, la plus exaltée possible. Cela sur le fût de canons… Comment ne pas évoquer la devise soixante-huitarde “Faites l’amour, pas la guerre” ?

 

644c1 Monopoli, cattedrale della Madonna della Madia 

644c2 Monopoli, cathédrale 

644c3 Monopoli, cathédrale

 

Venons-en à la cathédrale. Il ne fait aucun doute qu’il existait à Monopoli une cathédrale romane, parce qu’une inscription sur l’archivolte, qui ne peut qu’avoir appartenu au portail de l’édifice précédent, nous informe qu’en 1107 l’évêque Romualdo a fait construire une cathédrale grâce à une subvention de Robert Guiscard. Le 3 décembre 1741, la décision fut prise d’abattre la cathédrale pour en reconstruire une nouvelle, construction qui dura de 1742 à1772. Déjà, parce que le campanile s’était écroulé en 1686, on en avait construit un nouveau en 1693.

 

644c4 Monopoli, cattedrale della Madonna della Madia

 

La place de la cathédrale est fermée au fond par un grand mur que l’architecte Giuseppe Palmieri a construit en 1785-1786, supportant des statues de saints et de vertus dans des niches et au sommet.

 

644d1 Monopoli, cattedrale della Madonna della Madia 

644d2 Monopoli, cathédrale 

644d3 Monopoli, cattedrale della Madonna della Madia 

 L’intérieur est entièrement recouvert de marqueterie de marbres multicolores ou bien de stucs et autres décorations. Au-dessus du chœur, à six mètres cinquante du sol, une chapelle haute a été aménagée, et c’est de là que j’ai pris la seconde photo ci-dessus. Le côté interne du portail d’entrée ruisselle lui aussi d’or et de couleurs.

 

644d4a Monopoli, cathédrale 

644d4b Monopoli, cattedrale della Madonna della Madia 

On raconte que dans la nuit du 16 décembre 1117, est venu flotter dans le port un radeau fait de poutres sur lequel se trouvait une icône de la Vierge qui porte Jésus bénissant, reproduisant le type de la Madonna dell’Odegitria. Bien entendu, cette icône ainsi que le radeau ont été considérés comme miraculeux. De grandes toiles représentant l’événement sont exposées dans le bas-côté de l’église. Le premier de ces tableaux peints par Michelangelo Signorile en 1732 montre le moment où l’on découvre l’icône sur le radeau qui vient d’aborder dans le port. Puis l’image et les poutres sont portées en procession dans l’église qui –on se rappelle que la construction a commencé en 1107 et que nous ne sommes que dix ans plus tard– n’est pas encore pourvue d’un toit. Chacun de ces tableaux (il y en a quatre en tout), commandés par l’évêque du moment, a été payé 30 ducats.

 

644d5a Monopoli, cathédrale, poutre miraculeuse 

644d5b Monopoli, cathédrale, poutres miraculeuses 

La légende veut que l’évêque Romualdo se soit trouvé à court d’argent pour poser le toit de sa cathédrale, et il se demandait comment il pourrait trouver les poutres nécessaires. Or vivait à Monopoli un homme de bien qui portait une grande dévotion à la Vierge. Il avait nom Mercurio. Il advint qu’une nuit, dans son sommeil, Mercurio entendit une voix céleste lui disant de se lever et d’aller dire à l’évêque que ses poutres étaient dans le port. Dérangé dans la nuit et ne croyant pas aux annonces d’un visionnaire, l’évêque renvoya Mercurio chez lui. Mais la voix redit le message, et Romualdo n’y crut pas davantage. Éconduit une troisième fois, Mercurio se rendit lui-même au port et y vit le radeau. Quand il en informa Romualdo, celui-ci se rendit au port malgré ses doutes et dut bien se rendre à l’évidence, un radeau miraculeux de 32 poutres flottait bien là. Mais sa stupéfaction fut plus grande encore lorsque sur le radeau on découvrit l’icône de la Vierge. On a pensé que ces poutres étaient en cèdre du Liban et avaient traversé la Méditerranée depuis le Proche Orient. Mais une étude très sérieuse de 1960 a montré qu’il s’agissait de pin d’Alep, en revanche ces poutres auraient bien séjourné un certain temps dans l’eau de mer. Lorsque l’on a détruit la cathédrale de Romualdo, on a réutilisé quelques unes des poutres dites miraculeuses et on en a enfermé quelques autres dans ce grand buffet, dans le bas de la cathédrale. Le petit fragment sur la première de ces deux photos est placé à hauteur d’homme pour que chacun puisse voir ce bois de près.

 

644e Monopoli, cathédrale

 

La précieuse icône byzantine, elle, est conservée dans la chapelle haute au-dessus du chœur. Un radeau, en italien, c’est una zattera ou una madia. Aussi parle-t-on de la Madonna della Madia, et la cathédrale est consacrée à Maria Santissima della Madia. Hé oui, c’était pour réserver mes effets si je n’ai pas dit le nom de cette église en commençant…     

 

644f1 Monopoli, cathédrale, Visitation 

644f2 Monopoli, cathédrale, Présentation au temple 

Avant de quitter la cathédrale, je montre ci-dessus à titre d’exemple deux des toiles qui sont aux murs dans des cadres de marqueterie de marbre. La première représente la Visitation et la seconde la Présentation de Jésus au temple. Composition, couleurs, expressions, j’aime bien ces tableaux.

 

644g1 Monopoli, santuario rupestre Madonna del Soccorso 

644g2 Monopoli, santuario rupestre Madonna del Soccorso 

644g3 Monopoli, église rupestre Madone du Secours 

Il y a aussi en ville une petite église du onzième siècle, un sanctuaire rupestre dédiée à la Madonna Soccorso, la Vierge Secours. Hélas, lors de nos divers passages, elle était fermée. J’aurais pourtant bien aimé voir à l’intérieur à quoi elle ressemble parce que cette église rupestre, à la différence de celles que nous avons vues ailleurs, est située en pleine ville, la roche n’apparaît nulle part ni à sa droite ni à sa gauche, et quoique visiblement très ancienne sa façade ne laisse pas présager un caractère rupestre. Je suppose donc qu’elle est souterraine, et que cette porte donne sur un escalier. Je montre en gros plan la sculpture qui surplombe la porte parce que je trouve amusant ce petit Jésus qui roule des yeux en posant sur sa tête une couronne trois fois trop grande pour lui.

 

644h Monopoli, chiesetta di San Vito 

Juste au passage, parce que je ne dispose d’absolument aucune information à son sujet, la jolie petite église de San Vito. Aujourd’hui même, au sujet d’une statue, j’ai eu l’occasion de dire deux mots de ce saint Guy, je ne recommence pas.

 

644i1 Monopoli, chiesa di San Domenico 

644i2 Monopoli, chiesa di San Domenico 

644i3 Monopoli, église Saint Dominique 

Et pour en finir avec cette petite ville de Monopoli si attachante, encore une église, San Domenico. Elle est du seizième siècle et présente une splendide rosace d’une finesse extraordinaire. Je ne sais que penser du Christ aux liens qui trône au-dessus du portail. Formellement très beau, je le trouve bien curieux, assis tête en arrière juste au-dessus de l’entrée. En fait, je crois que c’est surtout son emplacement qui le rend bizarre, et sans doute l’admirerais-je sans réserve s’il se trouvait contre un mur dans l’église.

 

 On le voit, il y a bien des choses à voir à Monopoli, mais c’est son port et ses murailles qui font le charme de cette ville. 

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Published by Thierry Jamard
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