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15 août 2014 5 15 /08 /août /2014 09:00

916a1 Recanati, Museo Civico, Villa Colloredo Mels

 

916a2 Recanati, Museo Civico, Villa Colloredo Mels

 

916a3 Recanati, Museo Civico, Villa Colloredo Mels

 

Au programme de notre visite de Recanati, le Museo Civico catalogué comme étant la pinacothèque municipale, mais qui est beaucoup plus qu’une pinacothèque. Il est hébergé dans un très bel hôtel particulier qui a appartenu aux comtes Colloredo-Mels originaires du Frioul, cette région à l’extrême nord-est de l’Italie actuelle. La Villa Colloredo-Mels date du seizième siècle, mais c’est en fait une complète restructuration néoclassique d’une villa du Moyen-Âge.

 

916b1 Couronnement (13e-14e s.)

 

Ce bas-relief sur bois date du treizième ou du quatorzième siècle, et si l’on a ce doute sur la date précise c’est parce que son auteur est inconnu. Il s’agit d’un couronnement. Beaucoup plus grand et portant une auréole, celui qui couronne doit être Jésus, mais je ne saurais dire qui est le barbu qui reçoit la couronne. L’empereur du Saint-Empire Romain Germanique, peut-être. Mais Frédéric II, dont j’ai amplement parlé lorsque nous étions en Sicile puis dans les Pouilles, est mort en 1250, et il n’y a pas eu d’empereur du Saint-Empire jusqu’à Henri VII en 1312. Mais un roi peut s’être fait représenter couronné par le Christ.

 

916b2 Annonciation (Olivuccio di Ciccarello)

 

Cette fresque de l’Annonciation provenant de l’arc triomphal de l’église Sant’Agostino est l’œuvre d’Olivuccio di Ciccarello, documenté à partir de 1390 et mort en 1439. La notice, en conséquence, dit que la fresque a été peinte au quatorzième ou au quinzième siècle, mais un document dactylographié placé un peu plus loin la date entre 1420 et 1430. Elle avait été recouverte lors de la restructuration de l’église au dix-huitième siècle, et une autre fresque était venue là au dix-neuvième siècle. En regardant cette peinture, j’ai cru à la représentation de l’archange Gabriel en adolescent nu volant sans ailes et envoyant vers la Vierge la colombe du Saint-Esprit à bout portant dans son visage… Interprétation complètement erronée, c’est l’Enfant Jésus qui, complètement nu, suit la colombe du Saint-Esprit, et l’archange Gabriel est absent. Pour être franc, je ne suis pas du tout séduit par cette représentation. Au musée des Marches d’Urbino, une Annonciation du même peintre, réalisée sur bois, est beaucoup plus classique. Marie, en revanche, effrayée par cette nouvelle qui l’inquiète (et non, j’espère, par la colombe qui rappelle les Oiseaux de Hitchcock), est très intéressante.

 

916b3 Vierge à l'Enfant (Madonnari dell'Illiria)

 

Le musée attribue cette Vierge à l’Enfant au “ Madonnari dell'Illiria”. Je ne connais pas le premier de ces mots, qui ne figure pas dans mon petit dictionnaire, mais je pense devoir traduire par “le peintre de Madones d’Illyrie”. Dans sa main gauche, Jésus tient un parchemin, et de la main droite il nous bénit. La notice dit –mais c’est tellement évident que cela va sans dire– que c’est typiquement une icône byzantine, précisant en outre que, comme chez les Byzantins, l’auréole de l’Enfant Jésus est percée de trous sur toute sa surface et celle de Marie sur son pourtour, ce qui témoigne que ces auréoles étaient ornées de pierres précieuses.

 

916c1 Lotto, Polyptyque de Recanati

 

Nous arrivons aux œuvres les plus célèbres de ce musée. En effet, nous abordons Lorenzo Lotto (1480-1556). Ce Vénitien a commencé sa carrière à Trévise, puis a été appelé par les Dominicains de Recanati pour peindre ce polyptyque destiné à leur église Saint-Dominique, avant d’aller à Rome peindre, auprès de Raphaël et sous sa conduite, les appartements du pape. Lotto y a travaillé de 1506 à 1508 et cette œuvre de jeunesse lui a été payée 100 florins d’or, ce qui était une somme énorme. Au dix-huitième siècle, on avait séparé chacun des six tableaux du polyptyque, et ce n’est qu’en 1914 que l’on s’est avisé de reconstituer l’œuvre originale démembrée en la plaçant dans un cadre qui n’est pas celui d’origine.

 

916c2 Pietà du polyptyque de Recanati (Lotto)

 

916c3 Ste Catherine de Sienne et St Sigismond (Lotto)

 

Sur ma photo du polyptyque entier, j’ai eu beau couper le haut et le bas du cadre, il est bien difficile d’apprécier l’art du peintre. En voici donc deux panneaux en plus gros plan. Tout en haut au centre on me dit que c’est une Pietà, mais je ne vois pas la Vierge portant son Fils sur ses genoux, comme le veut le genre, et je dirais plutôt qu’il s’agit d’une Mise au tombeau. Le Christ a été déposé assis sur le bord du tombeau, et à gauche un ange soutient son corps en regardant avec sollicitude son Maître. Derrière, c’est Joseph d’Arimathie qui a passé une main sous le bras de Jésus, et la couleur de cette main fait un fort contraste avec le cadavre blême. Faisant ce geste, il nous regarde, nous les spectateurs de la scène, pour nous communiquer son émotion et sa douleur. À droite, au premier plan, Marie-Madeleine soulève d’une main le coude de Jésus pour embrasser sa main avec amour, tandis que, derrière elle, Marie éplorée se cache le visage dans ses voiles. La scène est poignante, pleine de réalisme.

 

Mon autre gros plan concerne sainte Catherine de Sienne et saint Sigismond. Sainte Catherine de Sienne (1347-1380), on le sait, est cette mystique marquée des stigmates du Christ qui était une religieuse dominicaine canonisée et proclamée docteur de l’Église. Sigismond, roi des Burgondes de 516 à 523 qui avait été élevé dans l’arianisme, s’est converti au catholicisme et a lutté ensuite contre l’hérésie arienne. Lorsque les fils de Clovis et Clotilde envahissent ses états, il est livré à l’un d’entre eux, Clodomir, qui le fait décapiter (avec sa femme et ses deux fils) en sa présence. Considéré comme martyr, il a été canonisé. En 1365, l’empereur du Saint-Empire Charles IV emporte sa tête, qui est conservée à Prague (il est le patron de la République Tchèque). Entre sa défaite et son exécution, Sigismond s’était réfugié à l’abbaye d’Agaune (aujourd’hui Saint-Maurice, dans le Valais suisse) qu’il avait fondée dans les premières années du sixième siècle. Je ne comprends pas bien sa présence ici car cette abbaye suit la règle de saint Augustin. Au contraire, la présence de la Dominicaine sainte Catherine de Sienne se justifie pleinement dans cette commande des Dominicains pour leur église de Recanati.

 

916c4 Lotto, la Transfiguration (Recanati)

 

916c5 Saint Pierre (dans la Transfiguration, de Lotto)

 

916c6 Saint Jean (dans la Transfiguration, de Lotto)

 

Après son séjour à Rome, Lotto revient à Recanati en 1511 ou 1512 pour peindre sur bois une Transfiguration destinée à l’église Santa Maria di Castelnuovo. Quand les spécialistes et les amateurs d’art s’exclament devant une œuvre, il est de bon ton de se montrer également enthousiaste, car le contraire prouve que l’on n’a pas de goût, que l’on est insensible à l’art. Tant pis, je l’avoue, cette Transfiguration ne me plaît pas. Je ne comprends pas l’attitude maniérée de Jésus. Il est Dieu, c’est d’accord, dans les évangiles il enseigne sa morale et il se doit d’être sûr de lui, mais jamais les évangélistes ne le présentent comme un personnage prétentieux affichant sa supériorité, il se veut au contraire très humain. Or ici je lui trouve de grands airs, qui êtes-vous, vous là, que venez-vous m’importuner quand je suis dans ma gloire? Saint pierre a un air effrayé, saint Jean préfère se détourner et se protéger. Certes, il est dit que les trois apôtres présents (les deux que je montre, et Jacques) ont été terrifiés, mais Jésus, au lieu d’ajouter à leur peur, va les toucher et les rassurer. Cela dit, si je n’aime pas du tout la façon dont Jésus est présenté, je trouve très belles les peintures des apôtres.

 

916d1 L'annonciation (Lotto, musée de Recanati)

 

Et puis il y a cette merveilleuse Annonciation de ce même Lorenzo Lotto. Après deux ans dans les Marches, où il a peint notamment cette Transfiguration, il part vers le nord et s’installe à Bergame. Il y reste plus de six ans avant de retourner dans sa Venise natale en 1525, sans toutefois refuser les commandes de Bergame ou des Marches. C’est ainsi qu’il est amené à se rendre à Recanati aux alentours de 1527 peut-être (la date précise, à la fin des années 20 ou au début des années 30, est discutée) pour y peindre cette Annonciation.

 

Ce qui me frappe d’abord, c’est la simplicité de cette pièce, avec certes une grande porte surmontée d’un arc en plein cintre, mais avec une toute petite fenêtre aux carreaux translucides en verre teinté de jaune, un intérieur plutôt sombre, un mobilier spartiate. Au fond, un torchon ou une serviette pend à un crochet et le mobilier se résume à un lit caché derrière le lourd rideau vert à gauche, un petit tabouret supportant un sablier, et le pupitre de prière avec un livre ouvert. C’est tout. On voit que Marie est une jeune fille toute simple, et que pour elle la prière est l’essentiel.

 

916d2 Lotto, L'Annonciation. Dieu le Père

 

Dieu le Père n’apparaît pas comme un élément essentiel de la scène. Très dynamique penché en avant sur son nuage dans une attitude autoritaire, de ses mains jointes devant lui il indique Marie à l’ange annonciateur. Il a beau être vêtu de rouge, il est situé dans l’angle supérieur droit et la perspective le rend plus petit que les deux autres protagonistes, ce qui fait que devant ce tableau le regard est attiré d’abord par Marie et par l’ange. Et cela vaut mieux parce que ce n’est pas sa représentation qui m’enthousiasme le plus dans cette toile.

 

916d3 Lotto, L'Annonciation. L'ange

 

L’archange Gabriel, en revanche, est remarquable. D’abord parce qu’il entretient l’ambiguïté du sexe des anges. Fameuse discussion byzantine, à laquelle le second concile de Nicée, en 787, a finalement répondu en disant que les anges n’ayant pas de corps matériel ne peuvent avoir de sexe, ni masculin ni féminin. Ce doux visage à la peau transparente et aux légers cheveux dorés est plutôt féminin, quoique le cou soit un peu fort, mais le bras est assez musculeux, et surtout la jambe découverte est dotée d’un mollet puissant, ce qui évoque plutôt un homme. Ses grandes ailes rigides l’ont emporté très vite, le vent du vol entraîne ses cheveux en arrière et colle les plis de sa robe sur son corps. Son bras levé en signe de salut est aussi dirigé vers la main de Dieu.

 

916d4 Lotto, L'annonciation. La Vierge

 

Et puis il y a Marie. C’est une toute jeune fille qui ne s’attend absolument pas à la nouvelle qui va lui être annoncée, et l’irruption de cet ange la désarçonne. À la longueur de sa robe sur le sol et aux proportions de son corps, on devine qu’elle a les genoux fléchis, d’où l’on déduit qu’elle était agenouillée à prier avec ce livre ouvert devant elle. Dans sa stupeur, elle se lève en se détournant  rapidement, et elle nous regarde intensément, ses paumes tournées vers nous dans une position presque implorante. D’ailleurs même le petit chat au milieu de la pièce s’enfuit effrayé en regardant l’ange qui vient d’entrer, tombé du ciel. Marie, disais-je, est désarçonnée, mais son visage est pourtant calme, on comprend qu’elle va se soumettre à la volonté de Dieu et à ce lourd destin.

 

Je m’attarde trop, bien sûr, je commente trop longuement ce tableau, mais je le trouve intensément beau. Il serait absurde de dire que cette scène est banale, ce n’est pas tous les jours qu’un ange vient dire à une vierge qu’elle est enceinte du Fils de Dieu, mais je la trouve merveilleusement “humaine”, même pour l’ange et même pour le chat, dans un décor dépourvu de dorures et d’apprêts. Dans mon article sur la basilique de Lorette, j’ai montré, sur le revêtement de marbre, l’Annonciation sculptée par Andrea Sansovino en 1521-1523. Si l’on regarde attentivement, on aperçoit, tout à droite, un petit chat qui, de même, a peur et se cache, mais celui de la Santa Casa n’est qu’un détail très secondaire de la scène, tandis que celui de Lotto, quelques années plus tard, est central. Alors que je regarde cette Marie de Lotto, me revient en mémoire celle d’Antonello da Messina que j’ai vue au palais Abatellis à Palerme (mon article Palerme : musée sicilien et palais des Normands, daté du 9 juillet 2010). Elle aussi est très jeune, mais elle me semble plus mûre, et si elle a également un geste de la main –d’une seule main, l’autre resserrant son voile–, elle n'exprime pas la peur que ressent celle de Lotto au premier moment. Certes, on ne voit que son buste, c’est un portrait sans mise en scène, mais en la voyant je n’imagine pas qu’elle soit en mouvement, qu’elle se retourne, et son regard n’interroge pas le spectateur, il est oblique, plus intérieur. Précisons que Lotto est né un an après la mort de Messina (1430-1479), mais qu’il en a étudié les œuvres, qui l’ont impressionné.

 

916e1 Présentation au temple (Pomarancio, 17e s.)

 

Je me décide enfin à quitter cette Annonciation de Lotto. Ici, nous voyons une œuvre réalisée pour l’église San Vito par Pomarancio, de son vrai nom Cristoforo (ou Niccolò) Roncalli (vers 1553-1626). Parce que, de 1605 à 1610, le peintre quitte Rome où il a travaillé la plus grande partie de sa vie pour se rendre à Lorette où il œuvre à la basilique, c’est dans cette fourchette du début du dix-septième siècle qu’il peint cette Présentation au temple, où l’on voit Marie tendre l’Enfant Jésus à Siméon. Je préfère cadrer sur ce gros plan qui permet de mieux voir les visages et les gestes, la transparence du voile sur le front et la gorge de Marie, le regard de Jésus vers le prêtre. À part peut-être dans le visage de Siméon, je trouve que l’on est loin de retrouver la finesse, la beauté, l’expressivité des personnages de Lotto.

 

916e2 Crucifixion de trois Jésuites (17e s.)

 

Nous sommes au dix-septième siècle pour cette huile d’un auteur inconnu, intitulée Crucifixion de trois Jésuites. Je ne vois guère que le Japon, évangélisé à partir du milieu du seizième siècle par saint François-Xavier et les Jésuites, à avoir persécuté et exécuté par crucifixion des prêtres de cette congrégation. À Nagasaki, en 1597, vingt-six chrétiens ont été torturés puis crucifiés, et parmi eux il y avait six Franciscains et trois Jésuites. Mais d’une part il serait curieux que l’artiste ne représente que les Jésuites, en faisant abstraction des vingt-trois autres crucifiés, et d’autre part ces trois Jésuites étaient des prêtres japonais, et les visages que l’on voit sur le tableau sont de type européen. Puis à plusieurs reprises au dix-septième siècle il y a eu des exécutions, mais pas toujours par crucifixion, et dans les documents que j’ai trouvés les Jésuites n’étaient à chaque fois jamais au nombre de trois. Mais cette répression du catholicisme au Japon faisant grand bruit en Europe, il est peu vraisemblable que ce tableau ne représente pas une réalité.

 

916f1 St Pierre, école des Marches (18e s.)

 

Cette peinture à l’huile sur toile de saint Pierre avec ses grandes clés et sa barbe blanche est attribuée à l’école des Marches au dix-huitième siècle. Ce n’est plus la représentation d’une scène, mais un simple portrait.

 

916f2 Portrait d'homme (Gianbattista Piazzetta, 18e s.)

 

Autre portrait, mais qui n’a rien à voir avec le précédent. Il n’est pas censé représenter un personnage du Nouveau ou de l’Ancien Testament, son auteur Gianbattista Piazzetta l’a simplement intitulé Portrait d’homme. Ce fils d’un sculpteur vénitien, que Wikipédia fait naître en 1682 et le musée en 1693, et qui est mort en 1754, a beaucoup évolué au cours de sa carrière. La notice du musée se limite à donner le titre, à dater vaguement “dix-huitième siècle” et à préciser que l’œuvre lui est “attribuée”, ce qui signifie qu’elle n’est pas signée. Or après 1740, à l’époque où il a excellé dans le clair-obscur et dans les forts contrastes –ce qui semble permettre de dater le tableau de cette période– il était assisté par plusieurs de ses élèves.

 

916g1 céramiques de Rodolfo Ceccaroni

 

Je disais en commençant que ce musée ne se limitait pas à être une passionnante pinacothèque. Il s’y trouve aussi une section de préhistoire, où des panneaux nombreux et remplis de longues et très pédagogiques explications informent sur les connaissances actuelles, sur la datation des squelettes, sur leurs maladies, sur leur denture, etc. avec photos à l’appui. C’est absolument remarquable, et il m’a paru nécessaire de prendre en photo ces panneaux pour pouvoir les lire et les relire au calme sur mon écran. Mais dans le cadre de ce blog, il me paraît difficile d’en rendre compte, cela ressemblerait à un prétentieux cours d’anthropologie dont je ne suis pas l’auteur. Mais je conseille au visiteur éventuel du Museo Civico de Recanati de prévoir un temps de visite suffisant, ou d’apporter son appareil photo pour, comme moi, tout relire à la maison.

 

Au contraire, je peux montrer ici une partie des collections qui est très visuelle, ce sont les céramiques de Rodolfo Ceccaroni, comme ces deux vases représentant une religieuse et un moine. Décidément, je ne sais comment m’informer. Dans le musée, une notice biographique le fait naître à Recanati le 6 décembre 1888. C’est très précis. Mais sur le site Internet de ce même musée, ainsi que dans Wikipédia, il est né en 1891. Cela ne change pas grand-chose à ses céramiques, mais c’est énervant. De famille aristocratique, il a un père sévère et autoritaire qui encadre de très près ses sept années d’études artistiques qu’il entreprend après s’être qualifié comme géomètre. Puis il obtient son habilitation à l’enseignement. Il mourra très âgé en 1983.

 

916g2 assiette de Rodolfo Ceccaroni

 

En 1917, dans le sous-sol de sa maison de Recanati, il se construit un petit four à bois et dès l’année suivante il en fait un plus grand. Il élabore ses œuvres à partir de zéro, en choisissant lui-même la terre, en la purifiant, en modelant ses pièces de céramique, et bien sûr en les peignant et en les cuisant. Toute sa vie, il a été marqué par sa foi religieuse, et cela se retrouve dans des pièces comme celle de ma photo intitulée “Toi seul es l’unique refuge”.

 

916g3 économie de chaussures, Rodolfo Ceccaroni

 

916g4 assiette de Rodolfo Ceccaroni

 

Tant pis, je ne peux résister à l’envie de publier beaucoup des céramiques de Rodolfo Ceccaroni. Bien souvent, il ne manque pas d’humour, comme dans cette “Économie des chaussures” représentant des femmes marchant pieds nus dans la rue, leurs chaussures à la main ou… sur la tête. Ou encore cet autobus bondé, certains passagers installés sur le toit ou sur les garde-boue.

 

916g5 Rodolfo Ceccaroni, la blanchisseuse

 

916g6 assiette de Rodolfo Ceccaroni

 

916g7 assiette de Rodolfo Ceccaroni

 

Très attaché à sa ville et fin observateur, il aime représenter des scènes de la vie de tous les jours, comme en témoignent les assiettes ci-dessus. L’humour n’est jamais bien loin, et quand il est absent il est remplacé par la tendresse, l’affection pour les personnages représentés.

 

916g8 ''La pluie'', assiette de Rodolfo Ceccaroni

 

Et même lorsque la scène est toute simple en apparence (ici, La Pluie), elle est toujours très évocatrice et d’un joli graphisme. C’est pourquoi j’ai eu envie de m’attarder devant cette collection et les nombreuses œuvres exposées.

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Published by Thierry Jamard
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