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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 09:00

Une grande ville comme Thessalonique, prise en 1430 soit moins de 70 ans après Edirne, ne présente que peu de traits musulmans (je ne dis pas qu’elle ne garde pas de marques ottomanes), alors qu’Edirne est typiquement, profondément, une ville de l’Islam. Deux faits expliquent cette différence. D’une part, bien sûr, le rattachement de Selanik, qui redevient Thessalonique, à la Grèce il y a tout juste cent ans, alors qu’Edirne restait ottomane puis a connu le passage à la république de Turquie, et d’autre part le rôle de capitale de l’Empire Ottoman pendant huit ou neuf décennies au cours desquelles des populations musulmanes se sont ajoutées, puis peu à peu substituées aux populations chrétiennes, une bonne part desquelles s’est aussi convertie à l’Islam. Alors qu’à Selanik les Ottomans ont transformé en mosquées bien des églises chrétiennes, à Andrinople devenue Edirne ils se sont livrés à une intense activité de bâtisseurs. On a vu les multiples marchés, voici des mosquées. Cinq d’entre elles ont particulièrement retenu mon attention. Selimiye est si remarquable que je lui consacrerai plus tard (après avoir parlé des musées) un article à part. Je parlerai de celle du complexe de Beyazid, ou Bajazet, dans un article global sur ce complexe. Il en reste trois majeures que je vais présenter aujourd’hui.

 

 

856a1 mosquée aux Trois Balcons à Edirne

 

856a2 Üç Şerefeli camii (Edirne)

 

 

856a3 Üç Şerefeli camii (Andrinople)

 

 

Dans mon précédent article, j’ai évoqué les dômes de la galerie de la mosquée Üç Şerefeli (prononcer Utch Chéréféli), ce qui signifie “Trois Balcons”. En effet, l’un de ses minarets comporte non pas un ou deux balcons d’où le muezzin appelait à la prière (maintenant ce sont des haut-parleurs), comme c’est le cas généralement, mais trois comme on peut le voir. Cette mosquée se distingue aussi par la très originale décoration de ses quatre minarets. Le plus élevé, qui atteint 67 mètres, est celui qui donne son nom à la mosquée. Il présente en outre la particularité que ce sont trois escaliers différents qui donnent accès à chacun des trois balcons.

 

 

856b1 Edirne, l'entrée de la mosquée aux Trois Balcons

 

856b2 la cour de la mosquée aux Trois Balcons d'Edirne

 

Par une belle porte au haut d’escaliers, on accède à la cour de la mosquée. De façon très conventionnelle, la cour de la mosquée est bordée de portiques sous dômes multiples. Au centre, une fontaine avec de multiples robinets pour les ablutions.

 

Des adeptes du houroufisme, cette doctrine philosophico-religieuse qui expliquait le Coran par les sept chiffres sacrés et par les lettres de l’alphabet et qui a donné naissance à une grande secte soufie, avaient approché Mehmet II, étaient entrés dans son intimité et tentaient de le convertir. Inquiets, les oulémas (théologiens du Coran, gardiens de la tradition musulmane) menés par Mahmoud Pacha se sont adressés à Fahreddin, l’un d’entre eux, qui a espionné les propos des houroufis et les a accusés d’ignominieuse hérésie avec des mots si forts que Mehmet n’a pu les défendre et c’est ici, devant cette mosquée des Trois Balcons, qu’ils ont été jugés. On raconte que Mahmoud Pacha, qui assistait au procès, enflamma accidentellement sa barbe. Condamnés à mort, les accusés périrent sur le bûcher.

 

856b3 Üç Şerefeli camii (Edirne)

 

856b4 mosquée aux Trois Balcons à Edirne

 

 

J’ai eu, précédemment, l’occasion de parler de Mourad II devenu sultan en 1421. C’est lui qui a décidé de la construction de cette mosquée, réalisée de 1437 à 1447. Elle a été passablement endommagée par un tremblement de terre en 1752, et réparée en 1763. Mais notamment, si l’on voit que la partie supérieure des minarets est beaucoup moins ornée que leur moitié inférieure, c’est parce qu’elle a été réalisée en remplacement de ce que le séisme avait jeté à bas. Puis l’ensemble de la mosquée a subi une complète restauration en 1930. Ce vaste dôme central mesure 24 mètres de diamètre.

 

856c1 Üç Şerefeli camii (Edirne)

 

 

On voit que l’architecte n’a pas lésiné sur les fenêtres. Rien que le dôme est percé de 12 ouvertures. En outre, de nombreuses fenêtres sont placées sur les murs de tout le pourtour. Non seulement cela crée un intérieur très lumineux malgré l’ampleur du bâtiment, en outre le travail du vitrail est fort décoratif.

 

856c2 Üç Şerefeli camii (Edirne)


856c3 mosquée aux Trois Balcons à Edirne


856c4 Üç Şerefeli camii (Edirne)

 

Il n’est pas besoin de longs commentaires pour convaincre que la décoration est très recherchée. Dans les mosquées, le style est généralement très chargé. Bien évidemment, du fait de l’interdiction religieuse, toute représentation humaine, et même animale, est proscrite. Il ne s’agit que de dessins géométriques, riches, variés, colorés.

 

856d1 Eski camii, Edirne

 

 

856d2 la Vieille Mosquée d'Edirne

 

 

Venons-en à celle que l’on appelle Eski Camii, c’est-à-dire la Vieille Mosquée. On connaît le sultan Bajazet I (ou en turc Beyazit, généralement transcrit en Bayezid) qui est entré en guerre avec Tamerlan après avoir échangé avec lui des mots fort aimables : “Ne sais-tu pas que la plus grande partie de l'Asie obéit à nos lois ? […] Songe que tu n'es qu'un insecte, et que si tu irrites les éléphants, ils t'écraseront sous leurs pieds”, écrit Tamerlan. “Oses-tu comparer les flèches de tes Tatars, toujours prêts à prendre la fuite, au sabre de mes intrépides janissaires ?” répond Bajazet. Il s'ensuit la terrible bataille d’Ankara en 1402, qui laisse sur le terrain deux cent quarante mille morts et où Bajazet est fait prisonnier. Il mourra en 1403 en captivité chez Tamerlan. C’est alors que commence une longue lutte entre quatre de ses cinq fils (le plus jeune est mort à la bataille d’Ankara) pour prendre sa succession, période que les historiens appellent l’Interrègne Ottoman et qui a duré de 1403 à 1413. J’évoque ces événements, hors sujet je dois l’avouer, parce que l’aîné des fils, Süleyman, m’en donne le prétexte de façon très artificielle en étant l’homme qui a entrepris la construction de cette Vieille Mosquée, poursuivie par le troisième fils Mousa et achevée en 1414 par le quatrième, Mehmet, qui va devenir en 1413 le sultan en titre, Mehmet I (lequel est le père de Mourad II, et le grand-père de Mehmet II le conquérant de Constantinople). Il y a donc eu, au gré des aléas du pouvoir entre les frères, trois commanditaires, trois maîtres d’ouvrage, mais un seul maître d’œuvre, l’architecte Haci Alaeddin dont j’ai parlé dans mon précédent article. C’est lui qui va, ensuite, construire le marché couvert (Bedesten). Parce qu’en Europe, dans les territoires que conquièrent les Ottomans à la fin du quatorzième siècle et en ce début de quinzième siècle, les types de bâtiments qui leur sont propres, la mosquée, la medrese, le hammam, sont totalement inconnus, non seulement on ne peut imaginer que l’architecture locale ait pu y avoir quelque influence, mais en outre il était nécessaire de faire appel à des architectes de l’hinterland anatolien. Et en effet, Alaaddin vient de Konya. Pour cette mosquée, il était assisté d’Omer bin Ibrahim, nous dit une inscription.

 

La mosquée ainsi construite par nos trois commanditaires ne comportait qu’un minaret, sur ma photo c’est celui de gauche, avec un seul balcon. À en croire mes lectures techniques, l’autre minaret aurait été ajouté par le sultan Mourad II entre 1424 et 1448, mais Bibendum me dit à l’oreille qu’il est du seizième siècle. Je suis trop débutant dans mes observations d’architecture ottomane pour trancher entre ces deux datations. Selon le même principe que pour les Trois Balcons, ce sont deux escaliers séparés qui accèdent aux deux balcons.

 

Une remarque, à la fois de phonétique, de civilisation et de religion. Civilisation, jusqu’à Atatürk au vingtième siècle, on n’avait pas de nom de famille en Turquie, on se distinguait entre homonymes par un surnom. Religion, tout bon Musulman doit, au moins une fois dans sa vie, effectuer le pèlerinage de La Mecque. Il devient alors Hadj. Phonétique enfin, le C du turc se prononce DJ. Cet architecte Alaaddin portant le surnom de Haci, que l’on transcrit Hadji, a donc effectué ce pèlerinage.

 

856d3 la Vieille Mosquée d'Edirne

 

 

856d4 la Vieille Mosquée d'Edirne

 

 

Ici, non seulement la mosquée a été gravement endommagée par le séisme de 1752, mais il est venu ajouter son action à un grand incendie qui avait sévi quelques années plus tôt, en 1746. À l’intérieur, on est frappé par les immenses calligraphies partout sur les murs. Elles sont plus tardives que le bâtiment et ont été réalisées après la restauration par des artistes calligraphes de renom. Disposant de la liste des artistes, j’ai voulu trouver des informations sur eux sur Internet, mais Google ne les connaît pas. Inutile, donc, de les nommer…

 

Par ailleurs, on doit se déchausser pour entrer dans les mosquées, nul ne l’ignore. De plus, si l’on prie debout, on prie aussi agenouillé, on met son front en contact avec le sol. Le sol, en conséquence, est intégralement recouvert de tapis, et là encore on ne se contente pas d’une vulgaire moquette unie, le décor est riche et la laine est épaisse.

 

856d5 Eski camii, Edirne

 

856d6 Eski camii, Edirne. La loge du muezzin

 

856e Eski camii (Edirne), loge du muezzin

 

 

Quelques détails des aménagements intérieurs, entre des murs et des piliers tous ornés de calligraphies représentant le nom d’Allah, des versets du Coran, des signatures de sultans. Ici, nous voyons la loge du muezzin, avec son escalier de bois sculpté. Le couple que l’on voit assis par terre n’est pas, m’a-t-il semblé, un couple de touristes indifférents à l’Islam. La jeune femme s’est retirée dans la loge des femmes, lui s’est prosterné devant le mihrab (place au centre du mur tourné vers La Mecque), puis tous deux se sont retrouvés pour s’asseoir sur ce confortable tapis.

 

856f1 Minbar de la Vieille Mosquée d'Edirne

 

 

856f2 Minbar d'Eski Camii (Vieille Mosquée) d'Edirne

 

Ceci, c’est le minbar, la chaire, avec sa superbe décoration sur le flanc. Toutes les mosquées comportent un minbar d’où l’imam fait son prêche (la khutba) lors de la prière du vendredi. Or c’est dans cette ville d’Edirne à la frontière de l’Empire vers les Balkans, ici dans l’Eski Camii, du haut de ce minbar, que le grand mufti (chef religieux du pays sous l’autorité du calife, “commandeur des croyants”, le sultan) annonçait sur ordre du sultan quelle serait la prochaine campagne de conquêtes ottomanes. Car en général pour des raisons politiques les pays visés par l’expédition n’étaient révélés qu’au dernier moment. Sans doute pour symboliser le départ en guerre, lorsque le grand mufti prononçait la khutba annonçant la campagne, il tenait en main son épée. Certains pensent que, plutôt qu’un symbole, c’était une protection contre qui aurait voulu s’opposer à cette décision. Explication qui me semble peu plausible, car ou bien la foule des fidèles présents aurait empêché l’impie de s’attaquer au mufti, ou bien il faudrait supposer un manque collectif de respect pour le mufti, impensable en cette terre d’Islam. Et d’ailleurs, en pareil cas, qu’eût-il pu faire avec son épée contre une foule unanime ? Quoi qu’il en soit, il est indiscutable que si, aujourd’hui encore, chaque vendredi l’imam d’Eski Camii prononce sa khutba avec l’épée à la main, ce ne peut être que pour maintenir une tradition.

 

856f3 Vieille Mosquée d'Edirne, la loge du sultan


 

856f4 la Vieille Mosquée d'Edirne

 

Ces photos représentent, la première la loge du sultan, la seconde les loges d’où les femmes prient, séparées des hommes. Oui, on considère que même pour s’adresser à Allah elles doivent être mises à part. Parce qu’il y a en France beaucoup de Musulmans j’ai eu l’occasion, professionnellement et hors profession, d’en fréquenter un grand nombre, quelques-uns d’entre eux étant des amis, et j’ai ainsi pu constater que des croyants convaincus, pratiquants, pouvaient avoir des positions très différentes, voire opposées, au sujet de la place des femmes dans la société, et voilà pourquoi trouvant dans une librairie un petit livre écrit par une Marocaine (en français), médecin, pratiquante convaincue, qui s’appuie sur de nombreux passages du Coran pour montrer que ni Mahomet, ni le texte sacré de l’Islam ne sont misogynes et ne relèguent la femme au second plan derrière l’homme, je l’ai lu d’un trait, le trouvant très instructif. Car de même, dans nos pays occidentaux dont la culture est largement fondée sur l’évangile et sur le christianisme, on voit mariés des popes orthodoxes et des pasteurs protestants, tandis que les prêtres catholiques doivent respecter le célibat. Et ces mêmes Orthodoxes dont les popes mènent une vie de couples tout à fait normale excluent qu’un pied féminin, ou femelle de mammifère, foule le sol du Mont Athos, quand hommes et femmes sont admis sans problème au cœur-même des monastères d’hommes ou de femmes aux Météores et ailleurs. Je ne peux donc m’étonner (ce qui ne m’empêche pas de le déplorer) que dans les mosquées turques les femmes prient à part.

 

856g1 Eski Camii (Vieille Mosquée) d'Edirne

 

856g2Eski Camii (Vieille Mosquée) d'Edirne

 

 

Même si, pour mes lecteurs, c’est un peu monotone, dans toutes les mosquées où je passe je suis fasciné par le traitement des dômes et celui des angles. Nulle part on ne trouve les mêmes dessins, les mêmes couleurs, et c’est pourtant toujours le même style quelle que soit l’époque.

 

856g3 pierre noire de la Kaaba, Eski Camii, Edirne

 

 

Nos guides ne disent pas un mot de ce que représente cette photo. Et j’ai constaté que d’une façon générale les internautes n’y attachent aucune attention. Peut-être parce que leurs guides n’en parlent pas. Or il s’agit d’un élément extrêmement important pour les Musulmans. En effet, une tradition musulmane veut qu’à La Mecque le premier –chronologiquement– des prophètes, à savoir Adam, ait construit un monument cubique et que bien des siècles plus tard Abraham aidé de son fils Ismaël ait rebâti sur les mêmes fondations la Kaaba qui est le lieu de pèlerinage. Dans son mur à l’est a été fixée la pierre sacrée, la pierre noire, Rukn El Aswad, météorite envoyée par Allah. Mais si la pierre noire a le don de remettre les péchés de qui la touche, il y a dans le mur sud une autre pierre noire, Rukn El Yamani. Lors de la construction de la Vieille Mosquée d’Edirne, un fragment de cette pierre a été cassé pour être inséré dans ce mur, et c’est ce que représente ma photo. Cet endroit, près du minbar, est appelé la Vallée du Ciel et on dit qu’en ce lieu saint tous les souhaits émis, toutes les prières, sont agréés. C’est donc une erreur de négliger d’en parler aux touristes qui s’intéressent aux cultures locales, aux croyances, bref aux personnes autant qu’aux monuments. Car les monuments ne sont que les œuvres de ces personnes.

 

856h1 entrée de la mosquée de Mourad II à Edirne

 

 

856h2 Mosquée de Mourad II à Edirne

 

 

856h3 Edirne, Muradiye Camii (mosquée de Mourad)

 

 

856h4 Edirne, Muradiye Camii

 

 

Un peu à l’écart du centre on trouve Muradiye Camii, la Mosquée de Mourad. C’est en effet le sultan Mourad II qui l’a fait construire en 1433. Pendant que nous étions à l’intérieur de cette mosquée, un orage a apporté de gros nuages noirs qui, heureusement pour nous, n’a pas éclaté en pluie. Mais j’ai refait alors mes photos de l’extérieur, parce que je trouve très belle cette pierre d’un blanc doré sur le fond noir du ciel.

 

Tout comme autour des vieilles églises chrétiennes, le cimetière ici est au pied de la mosquée, mais il n’est pas isolé par de hauts murs, par des grilles, par une porte close à 17h ou à 19h.

 

856i1 Edirne, Muradiye Camii

 

856i2 Edirne, Muradiye Camii

 

856i3 Edirne, Muradiye Camii (mosquée de Mourad)

 

 

Nous ne sommes pas, avec Muradiye, dans l’une de ces grandes mosquées comme nous en avons vu, mais son mihrab en carreaux de céramique bleue est le plus grand, après celui de la mosquée de Yeşil à Bursa (ville connue en français sous le nom de Brousse, au nord-ouest de la Turquie d’Asie). Sur ma photo, cela ne se voit pas trop, mais certains carreaux manquent, et d’autres sont cassés. Or parce que le tremblement de terre de 1752 a causé des dégâts ici aussi, on pourrait penser qu’il est responsable de ces dommages. Mais pas du tout. Selon le panneau placé là, “malheureusement, ses carrelages ont été abîmés par des gens sans respect pour l’histoire et les arts, afin de se procurer des bénéfices pour eux-mêmes”. Si je comprends bien, il ne s’agit pas de vandalisme gratuit, mais de vol pour revente. J’ajoute quand même qu’un autre séisme, en 1953, a provoqué une fissure qui court du haut  en bas du mihrab et qui est surtout visible sur la seconde de ces photos.

 

856i4 Muradiye Camii (mosquée de Mourad, Andrinople)

 

 

856j1 Mosquée de Mourad II à Edirne (Muradiye Camii)

 

 

856j2 Edirne, Muradiye Camii (mosquée de Mourad)

Ce ne sont pas les voleurs qui ont détruit les fresques qui ornaient les murs, mais cette fois-ci c’est bien le tremblement de terre qui a fait tomber les plâtres. Ces superbes fresques, on le voit, ne se limitaient pas à des dessins géométriques, mais au-dessus de calligraphies elles représentaient des décors végétaux ainsi que des paysages architecturaux. Comme le montrent mes diverses photos de l’intérieur, il n’en reste que des fragments de faible superficie.

 

856j3 Edirne, Muradiye Camii (mosquée de Mourad)

 

 

Et enfin, les murs sont revêtus de carreaux de céramique dans leur partie inférieure. Il s’agit de célèbres faïences d’Iznik, de ce bleu traditionnel. L’information affichée, je le disais, incriminait des voleurs concernant le mihrab. Mais considérant les quelques manques dans ce mihrab et au contraire les nombreux carreaux absents sur les murs, je pense c‘est là que les voleurs ont effectué des prélèvements, d’autant plus que ces carreaux de forme hexagonale ou triangulaire sont d’un réemploi et d’une revente beaucoup plus aisés. Ces disparitions sont vraiment désolantes.

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Published by Thierry Jamard
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commentaires

miriam 14/03/2014 16:38

bravo pour ces photos de mosquées que je ne trouve pas du tout monotones! mention spéciale aux faïences d'Iznik!

Thierry Jamard 15/03/2014 01:38



Pas du tout monotones? Attendez, attendez, vous allez en voir au fil de mes articles sur la Turquie, au rythme d'un tous les trois jours jusqu'en juin, jusqu'à l'indigestion! Mais merci pour le
petit mot sympa.



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