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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 21:37
Comme je le disais en ce dernier jour de 2010 où nous avons fait un tour dans le pays de Zagori et vu quelques villages typiques (Zagorokhoria), il faut plus longtemps pour visiter cette superbe région, et nous y sommes revenus. Et nous y avons, finalement, passé plusieurs jours. Du vendredi 31 au jeudi 6, cela fait même une semaine. Avis à qui ne connaît pas, cela vaut vraiment la peine d’y aller faire un tour. Pas pour la chaleur du climat méditerranéen, la montagne est assez haute (entre 500 et 2500 mètres) et il y fait bien froid en ce milieu d’hiver (la température descend fréquemment en-dessous de –15°). Pas pour la sécheresse, il y pleut ou il y neige beaucoup tout au long de l’année. Mais pour se remplir les yeux d’une nature sublime, pour randonner dans la montagne ou au fond des gorges avec un bon anorak et des chaussures solides. Seuls les amateurs de monoxyde de carbone rejeté par les pots d’échappement, les inconditionnels des sols nivelés et macadamisés, les fanatiques de boutiques de chaque côté des trottoirs seront déçus par la région.
 
Et puisque nous nous y attardons, il me faut en parler plus amplement, de ce Zagori. Des données techniques, d’abord. 51% des 4991 kilomètres carrés de cette région sont couverts de forêts, dont 1355 de forêts productives, et autant de forêts dégradées. Entre les forêts, la roche nue et la végétation inexploitable, il n’y a que 3,54% de terres arables, ce qui réduit l’agriculture à une activité d’élevage, mises à part les productions potagères du jardin, pommes de terre, oignons, haricots… et les arbres fruitiers, noyers, châtaigniers, pommiers, cerisiers. Et même l’élevage, du fait surtout de l’exode rural, est en rapide régression : en 1961, moutons et chèvres alignaient cent cinquante mille têtes. Seulement trente-trois ans plus tard, en 1994, au bout d’un tiers de siècle, on ne comptait plus que vingt et un mille moutons et quatorze mille chèvres, soit trente cinq mille animaux. Rapide calcul, cela signifie une chute de 77%. Mais la vie sauvage est riche et, outre les classiques lapins, écureuils, sangliers, etc., il y a nombre de blaireaux (mais des blaireaux, reconnaissons-le, on en rencontre sur les trottoirs de France !) et aussi de loups. Mais là, si je sais bien que “les loups, hou hou, les loups sont entrés dans Paris, soit par Issy, soit par Ivry”, cependant maintenant ‘“ous pouvez rire, charmante Elvire, les loups sont sortis de Paris”. Pas les blaireaux, hélas.
 
Quelques faits marquants de l’histoire. D’abord, on trouve des traces de vie datant de vingt mille ans. Je passe sur l’âge du bronze, sur ce que j’ai déjà dit de l’Épire en général avec les Grecs, les Romains, les Byzantins. Au sixième siècle de notre ère a eu lieu une grande invasion de Slaves qui se sont installés sous domination romaine, puis du neuvième au douzième siècle sont venus s’installer des Bulgares. Ainsi, la topographie révèle une forte présence slave : Vitsiko, Lesinitsa, Mitsikali, Dobrinovo, Stolovo, etc. En 1431, le sultan envoie Sinan Pacha conquérir Ioannina. Lorsque ce dernier traverse les villages de l’est de Zagori, ceux-ci résistent courageusement, mais ils sont écrasés. Comment pouvait-il en être autrement ? Ils étaient comme la chèvre de Monsieur Seguin qui s’est battue toute la nuit contre le loup, e piei lou matin, lou loup la mangé. Voyant cela, très pragmatiques, les représentants de quatorze villages de Zagori centrale sont allés trouver Sinan Pacha qui commençait à assiéger Ioannina, et lui ont offert de se soumettre volontairement en contrepartie de l’autonomie avec un gouvernement composé d’autochtones et de l’exemption de la taxe à condition d’envoyer chaque année un contingent d’hommes de chaque village, au prorata de la population globale du village, pour servir de palefreniers pendant deux mois dans les armées du sultan. Marché conclu, car ainsi Sinan Pacha était tranquille sur ses arrières pour prendre Ioannina.
 
Un palefrenier se dit voinak, d’où le nom de ce traité, le voiniko, resté en usage, et respecté, de 1431 à 1670. À cette date, les gens de Zagori qui se trouvaient à Constantinople se débrouillèrent pour renégocier le traité. Plus de service dans les armées, mais paiement d’un impôt élevé. Et non seulement l’autonomie était confirmée, mais les Turcs n’étaient pas autorisés à pénétrer sur le territoire de Zagori, de vraies frontières étant dressées. Le culte chrétien était autorisé, il était permis de sonner les cloches. Et, si le pénal continuait de relever des tribunaux turcs, le civil était jugé sur place par le chef de Zagori élu chaque année pour un an par les représentants de tous les villages. Ce nouveau traité, appelé les privilèges (Epistasia) est resté en vigueur jusqu’en 1868. Plus de 400 ans d’autonomie et de liberté, une situation exceptionnelle en Grèce. Mais il y a eu des effets secondaires, les voinikides (les envoyés à l’armée du sultan) bien souvent ne rentraient pas au pays, ou pas tout de suite. Ils acquéraient de l’instruction et trouvaient des emplois intéressants. Quand ils revenaient au pays, les poches pleines, ils rivalisaient de dons. Ils ont ainsi construit des églises, des monastères, des ponts, des écoles. Plus que nulle part ailleurs en Grèce, le niveau d’instruction était élevé. Chaque village était doté de son école, et tous les enfants, garçons comme filles, recevaient une instruction primaire. Presque tous les garçons continuaient, quelques filles aussi mais la plupart d’entre elles allaient plutôt vers des formations concernant la tenue du foyer. Zagori est donc un petit bout de pays bien à part. Mais voyons un peu des images maintenant.
 
673a1 Zitsa, Monastère du prophète Elie
 
673a2 Zitsa, Monastère Profiti Ilia
 
673a3 Byron à Zitsa
 
Nous commençons par Zitsa. Ce n’est pas une coquille, hier nous avons vu Vitsa, c’est un autre des zagorokhoria. Là se trouve le monastère du prophète Élie. Comme le dit la plaque “Dans ce monastère a demeuré les 12 et 13 octobre 1809 Lord Byron”. On sait que ce poète a contribué financièrement et moralement à la lutte d’indépendance grecque contre les Turcs et qu’il était dans Missolonghi assiégée, où il est mort de maladie quelques semaines avant le dénouement dramatique de cet interminable siège. Mais Zagori et l’Épire tout entier sont restés aux mains des Ottomans après le reste de la Grèce.
 
673b Zitsa
 
673c à Zitsa, Kostas et Anna
 
À Zitsa, je tiens aussi à parler de ce café restaurant Monastiri. Nous avions besoin à la fois de savoir comment gagner le monastère, et de nous restaurer un peu. Et nous sommes tombés sur ce couple hyper sympathique, Kostas qui tient cet établissement, un homme ouvert, cultivé, intelligent, accueillant, et Anna, une brillante avocate américaine qui fait bien la paire avec lui. Le hasard les a fait se rencontrer, elle est venue le rejoindre et cela fait plaisir de voir leur complémentarité et leur complicité. Ils nous ont renseignés, ils nous ont restaurés (pour pas cher) et nous avons eu grand, très grand plaisir à partager la conversation et l’amitié avec eux. Kostas tient un blog riche, plein d’informations sur Zitsa, mais en grec, ce qui le rend peu accessible pour moi :
et Anna, elle, en tient un en américain
http://thebarristerthebaker.blogspot.com/
plein de sensibilité, de spontanéité, d’humour. Bref, à l’avenir le nom de Zitsa évoquera spontanément pour moi nos amis Kostas et Anna, plus sûrement que le monastère du Prophète Élie.
 
673d1a Pont de Kokkori
 
673d1b Pont de Kokkori
 
Le pays de Zagori, avec ses montagnes, ses vallées parcourues de torrents ou ses vallées sèches, est fortement cloisonné. Afin de faciliter le passage d’un point à un autre pour les bergers avec leurs troupeaux ou pour le voyageur isolé, à pied ou à cheval, une multitude de ponts de pierre, petits ou grands, ont été construits au dix-huitième et au dix-neuvième siècles. On en dénombre environ soixante sur cet espace restreint, de loin la plus forte densité de toute la Grèce. Comme on peut s’en douter, ce sont les enrichis de Constantinople qui les ont offerts à la communauté. Une même équipe de spécialistes a été chargée de leur construction. On réalisait la forme en bois, puis on montait le pont en pierre sur la forme, en partant simultanément des deux extrémités et, quand on se rejoignait au milieu, on pouvait démonter le support de bois. Le pont ci-dessus est celui de Kokkori, aussi remarquable pour lui-même que pour le cadre dans lequel il est construit.
 
673d2a Pont d'Agios Minas
 
673d2b Pont d'Agios Minas
 
Ces ponts sont fascinants. Je vais en montrer ici plusieurs. Je conçois bien qu’en photos, détachés de leur contexte, ils perdent quatre-vingt dix pour cent de leur intérêt, mais tant pis, j’ai envie de les montrer. D’en montrer sept. Oui, je sais, c’est beaucoup, mais ce n’est que 12% du total de 60… Celui-ci, qui relie deux rives de hauteur différente, est le pont d’Agios Minas.
 

673d3a Pont du Capitaine Arkoudas

 
673d3b Pont du Capitaine Arkoudas
 
Au milieu de cette végétation un peu folle, et pour aboutir à cette muraille de pierre que l’on arrive à escalader en zigzag, au-dessus d’une rivière pierreuse mais qui n’est pas à sec, a été construit ce pont du Capitaine Arkoudas. Le pont précédent porte le nom du lieu où il est construit, celui-ci porte le nom de celui qui l’a financé. Tous sont nommés de l’une ou l’autre de ces deux manières, la seconde étant la plus fréquente.
 
673d4 petit pont en Zagori
 
Ce petit pont, nous l’avons découvert par hasard, parce qu’aucun panneau ne l’indique à partir de la route, et de près aucun panneau ne donne non plus son nom. Je ne parlerai donc pas de lui en particulier, mais d’un fait général. Lorsqu’une femme du village mettait au monde un enfant mort-né, l’usage superstitieux consistait à se rendre sur le pont de pierre le plus proche, d’en détacher une pierre, voire plusieurs, du garde-fou latéral et de la jeter dans la rivière. Soit parce que la coutume était plus ou moins suivie selon les lieux, soit parce que les conditions sanitaires variaient d’un lieu à l’autre entraînant un nombre variable de naissances d’enfants morts, soit aussi parce que, tout simplement, certains lieux étaient moins peuplés que d’autres, ces dégradations sont plus ou moins importantes.
 
673d5a Vieux pont de Konitsa
 
673d5b Vieux pont de Konitsa
 
673d5c Vieux pont de Konitsa
   

673d5d Vue depuis le vieux pont de Konitsa

 
Dans la ville assez importante de Konitsa, tout au nord près de l’Albanie, nous sommes un peu en dehors de Zagori et de ses villages, mais je ne peux manquer de montrer ce superbe grand pont, sa rivière, la montagne aiguë dans le fond, et la vue que l’on a lorsqu’on le traverse. C’est le plus grand de tout ce secteur, et son importance était capitale puisqu’il menait à la ville. De plus, la rivière qu’il enjambe est trop profonde pour pouvoir être franchie à gué, quelle que soit la saison. Il est aujourd’hui doublé d’un banal et fonctionnel pont routier pour voitures et camions.
 
673d6a Pont entre Papigo et Mikro Papigo
 
673d6b Pont entre Papigo et Mikro Papigo
 
Lorsque l’on se rend à pied de Papigo à Mikro Papigo (qui signifie, on s’en doute, Petit Papigo) en traversant la montagne, on franchit le torrent sur ce it pont de pierre. Si l’on se rappelle ce que j’ai dit il y a un instant des pierres prélevées sur les parapets des ponts et jetées dans la rivière, on se rend compte que les femmes de ces deux villages ont, c’est bien triste, souvent accouché d’enfants mort-nés, mais aussi que chez elles la superstition était forte et répandue.
 
673d7a Pont de Plakida ou Kalogeriko
 
673d7b Pont de Plakida ou Kalogeriko
 
673d7c Pont de Plakida ou Kalogeriko
 
Encore un pont, le dernier, mais sans doute le plus original et peut-être le plus beau avec ses trois arches qui font onduler le chemin sur son dos en franchissant une rivière aux eaux d’un vert émeraude profond. C’est le pont de Plakida, ou encore de Kalogeriko. Inutile de préciser qu’il attire les touristes, en conséquence de quoi il est difficile de le prendre en photo. J’aurais mauvaise grâce à reprocher aux autres leur habillement, ma parka est de couleur assez vive ; mais il faut bien reconnaître que sur un vieux pont de pierre dans la montagne du Pinde, je peux voir une paysanne en robe noire, ou un berger en vêtements usagés, pas un touriste en parka orange. À la rigueur si le ou la touriste est en couleurs sobres et ne se plante pas au milieu du pont avec l’appareil photo en position de tir… De même, l’été, pour les touristes en short rouge et T-shirt décoré au beau milieu d’un amphithéâtre romain ou d’un temple grec, cela fait tache parce que pas très couleur locale. Cela dit, j’ai quant même réussi à l’avoir, mon beau pont, dans son aspect naturel, tel qu’on pouvait le voir dans le passé.
 
673e1 Panorama à Aristi
 
673e2 Panorama à Aristi
 
673e3 Lacets de la route de Papigo
 
Laissons là les ponts de pierre de Zagori. Il n’y a pas que les rivières dans la région. La montagne a des couleurs et des formes remarquables et, en ce mois de décembre, il y a de la neige sur les sommets. Ces photos ont été prises du village d’Aristi. C’est un gros bourg qui comptait 940 habitants en 1870 et encore 870 en 1905, mais au seuil de la Seconde Guerre Mondiale, en 1940, la population avait fondu à 424, et en 1991 il n’y avait plus là que 174 âmes. Sur la dernière photo on voit plus clairement que sur la précédente les lacets de la route qui gravit la montagne pour gagner Papigo dont je vais dire un mot dans un instant, et où nous avons passé trois jours, avec deux ascensions sans vraie difficulté malgré les sept mètres de notre véhicule, mais dans les épingles à cheveux, nous barrions la route, obligeant les voitures que nous croisions à s’arrêter.
 
673f gorges en Zagori
 
On parle des fantastiques gorges de Vikos, comme je l’ai fait dans mon précédent article, mais le pays en recèle bien d’autres qui, pour ne pas figurer dans le livre des records, n’en sont pas moins impressionnantes.
 
673g1 La rivière Voidomatis
 
673g2 La rivière Voidomatis
 
La route vers Papigo franchit la rivière Voidomatis sur un pont étroit à voie unique qui n’a rien de remarquable, mais qui traverse un paysage fabuleux. D’ailleurs, nous l’avons franchi trois fois dans chaque sens à des heures différentes durant cette semaine, et à chaque fois le parking aménagé était encombré de multiples voitures, et les gens se promenaient partout. Certes, ce sont les vacances de Noël, mais cette affluence n’en est pas moins significative.
 
673g3 La rivière Voidomatis
 
673g4 La rivière Voidomatis
 
Cette rivière, petit torrent de montagne aux reflets argentés quand elle court sur les pierrailles entre les arbres, prend des couleurs intenses au hasard des méandres qui ont creusé sa profondeur. Transparente et pure comme du cristal, du turquoise pâle au bleu nuit, on a l’impression que ses couleurs ne sont pas naturelles. Je ne sais pas si, en été, des gens se baignent dans les parties calmes de ses eaux (un panneau interdit la baignade), mais elle est bordée de belles plages de sable fin.
 
673g5 La rivière Voidomatis
 
J’ai eu envie de prendre cette photo de la surface de l’eau pour montrer que cette rivière n’est pas si inoffensive qu’elle en a l’air. D’ailleurs, on y propose chaque jour des activités de rafting et de canyoning. Je serais bien resté pour regarder le départ d’un groupe qui se préparait, mais un gros rigolo ayant revêtu son gilet gonflable m’a tellement énervé, à se jeter sur le dos dans son canot et à agiter bras et jambes pour faire semblant de ne pouvoir se relever, qu’au bout d’un quart d’heure de ce cirque j’ai préféré retourner au camping-car, vite rejoint par Natacha, guère plus tendre que moi à son égard.
 
673h1 Papigo
 
Nous voici à Papigo. Désolé, conscient d’être pour certains aussi énervant que le clown du rafting, je suis incapable de ne pas tomber une fois de plus dans mon travers, en commentant ce nom. En remplaçant les caractères grecs par ceux de notre alphabet, ce nom s’écrit Papigko, transcription littérale. Traditionnellement, le G grec devant une autre gutturale (G, K, KH) se prononce N, comme le mot aggelos (messager) a donné en latin angelus, et en français ange. On rencontre donc parfois la transcription de ce nom Papinko, c’est la transcription historique. Mais le G grec, proche de notre G en grec ancien, s’est assoupli en grec moderne, et maintenant il est proche du G final dans l’allemand Honig, König. Aussi, lorsque le grec moderne a besoin de le prononcer comme nous, il utilise le groupe GK (un garage s’écrit gkaraz). La graphie la plus courante est donc Papigo qui se veut la transcription phonétique. Toutefois certains Grecs, je l’ai remarqué, ne peuvent s’empêcher de mouiller très légèrement ce G, confirmant ainsi que le G devant K est resté comme autrefois un peu nasal, ce qui induit une transcription Papingo. En résumé, deux graphies qui sont théoriques et artificielles sont assez rares, Papigko et Papinko, et deux graphies répondant à la prononciation du mot sont fréquentes et concurrentes, Papingo et Papigo. Si j’ai adopté cette dernière, c’est un peu au hasard car les deux dernières me satisfont à égalité.
 
673h2 Papingo
 
À part que l’environnement est superbe, le village de Papigo, par lui-même, est joli, sympathique, et entièrement construit de pierre blanche, maisons, églises, pavage des rues, mais à mon avis ne se démarque pas particulièrement des autres villages, tous pleins de charme. Mais en 1988, il a été le cadre d’une réunion des ministres de l’Union Européenne, ce qui l’a fait découvrir à la communauté internationale. Autrefois, sa faune domestique comptait plus de dix mille moutons, mais aujourd’hui il n’y a plus que six cents moutons l’hiver, auxquels en été s’en ajoutent trois mille amenés par des nomades, sans compter d’importants troupeaux de touristes bipèdes. On le comprend, dans les bâtiments désertés du fait de l’exode rural, se sont installés hôtels et maisons d’hôtes, et s’y sont adjointes des constructions nouvelles, la localité se spécialisant dans le tourisme.
 
673h3 Mikro Papigo
 
Plus loin dans la montagne, à cinq kilomètres, le village de Mikro Papigo, dont j’ai parlé au sujet d’un pont traversé pour y accéder, partage le nom, la nature somptueuse et le charme de Megalo Papigo. En tout petit, bien sûr, sinon on ne pourrait justifier son nom.
 
673h4 Fontaine à Papigko
 
Je terminerai cet article avec la photo de cette fontaine. Les quelque cent litres du réservoir d’eau sanitaire destinés à la douche et à la vaisselle se remplissent dans les campings contre rétribution ou, gratuitement, dans les stations-service. Mais pour l’eau de consommation, cuisine, boisson, nous achetons de l’eau minérale. Or ici l’eau qui coule de la montagne est douce, pure, et puisqu’elle provient des précipitations filtrées par la roche elle est minérale au sens propre. Dans ce massif du Pinde nous avons fait nos provisions d’eau de source. Voilà, je lève à la santé de mes lecteurs mon verre d’eau de Zagori.

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Published by Thierry Jamard
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