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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 00:18

672a1 Vitsa

 

672a2 Vitsa 

672a3 Vitsa, église des Taxiarques 

De même que Ioannina et son lac ou Dodone n’étaient pas au programme, de même aujourd’hui nous allons découvrir un coin de Grèce que nous n’avions absolument pas envisagé de visiter, ne serait-ce que parce que, je le confesse, j’en ignorais l’existence. Pour moi, sur la carte, au nord-ouest de la Grèce, eh bien… oui, comme dans tout le pays, il doit y avoir des montagnes… Oui, c’est ça, le Pinde, je crois que c’est par là… Et puis un bouquin feuilleté dans une librairie, des photos superbes, les commentaires de la libraire, nous comprenons qu’il est strictement impossible de faire l’impasse sur un petit tour au nord de Ioannina, vers la frontière d’Albanie. Ci-dessus, je montre le petit village typique de Vitsa accroché aux pentes de la montagne, ses maisons aux toits de lauzes (évidemment, en montagne, la pierre ne manque pas, et elle est plus économique que la tuile, qui est manufacturée puis transportée. Sur la troisième photo, l’église des Taxiarques à Vitsa.

 

672a4 Vitsa 

672a5 Vitsa 

Pinde, Zagori, Zagorokhoria, plusieurs termes à définir. Le Pinde, c’est le nom géographique de cette chaîne de montagnes qui s’étire sur 160 kilomètres et s’élève jusqu’à 2637 mètres. Ce sont donc de vraies hautes montagnes. Le nom de Zagori désigne la partie de l’Épire qui recouvre le Pinde. En slave, Za signifie derrière, et Gori signifie montagne. Autrement dit, c’est le pays qui est caché par la montagne. Et ce pays regroupe quarante-cinq villages, qui sont les Zagorokhoria. À noter que bien souvent, le K aspiré du grec ancien, et qui n’est plus aspiré en grec moderne, est retranscrit par CH et non par KH, comme dans le nom du Christ, un pachyderme, Bacchus, Chio etc. Aussi rencontre-t-on le plus souvent la graphie Zagorochoria. Toutefois, je préfère écrire avec KH, plus conforme à l’étymologie (quand la lettre grecque n’est pas aspirée, on la transcrit généralement par K, comme dans Héraklès, mais on trouve aussi des mots à la prononciation francisée en S comme la Phocide, Mycènes ou les alcyons, des mots terminés en QUE comme l’Attique, un portique, et tout simplement aussi un C comme dans la Crète, Corinthe, une crise, une acropole). Mais cela m’éloigne de mon sujet. Nous nous promenons dans Vitsa, nous avons vu (ma première photo) que le village est construit sur une pente qui surplombe la route, mais la route est ici comme une vallée sèche parce que de l’autre côté une très grosse butte porte sur son sommet plat qui forme une grande place de village ce clocher et un petit kiosque et, tout au bout de la colline, légèrement en contrebas, cette église curieusement accrochée au flanc de la butte.

 

672b1 Monodendri, église Agios Minas (1620) 

Nous arrivons à Monodendri. Cette petite église est consacrée à Agios Minas, c’est-à-dire Saint Ménas. Il s’agit d’un jeune homme né en Basse Égypte au troisième siècle de notre ère dans une famille chrétienne. Devenu soldat de l’armée romaine, il sert en Égypte, puis en Phrygie (au centre de l’Asie Mineure, le pays d’où vient le bonnet phrygien dont est coiffée Marianne et qui est apparu en France pour la première fois en 1790, au PC des Révolutionnaires, je veux dire le Procope, où Natacha et moi avons célébré notre mariage). Il ne se cachait ni de ses croyances, ni de sa pratique pieuse, mais lorsque Dioclétien est arrivé au pouvoir, le christianisme a été sévèrement réprimé. Ménas entendit donner lecture publique, sur le forum de sa ville, de l’édit interdisant cette religion. Il fut décidé alors que sa légion irait en Afrique du Nord pour persécuter les Berbères dont un bon nombre s’étaient convertis. Il préféra alors démissionner de l’armée –ou plutôt déserter parce qu’il n’était pas possible de rompre ainsi son engagement– et aller vivre sa foi dans une vie d’ermite, dans le désert près de sa ville de garnison phrygienne. Après cinq ans de cette vie, il ressentit le besoin de clamer sa foi et retourna en ville un jour de fête où la foule se pressait dans l’amphithéâtre. Là, descendu dans l’arène et entendu de tous, il proclama que seul le Christ est Dieu et que les idoles ne sont que des statues vides. Le préfet se le fit amener, l’interrogea sur place, et comme Ménas persistait il profita de ce qu’il se trouvait dans l’amphithéâtre pour offrir en spectacle à la foule les tortures qu’il lui fit appliquer (on écorcha son corps fixé à un chevalet, puis on passa des torches enflammées sur sa chair vive). Pour terminer, il le fit décapiter. Lorsque les légionnaires qui n’avaient pas été envoyés en Afrique du Nord rentrèrent en Égypte, ils chargèrent ses restes sur le dos d’un chameau et les ramenèrent dans son pays. Il aurait été enterré à El-Alamein, déformation arabe de Agios Minas, paraît-il. On lui attribue de nombreux miracles, et l’un des derniers en date et des plus éclatants se serait produit, précisément, à El-Alamein. La grande bataille qui oppose Rommel à Montgomery se poursuit, nous sommes en novembre 1942. Les Alliés ont deux fois plus de chars en état de fonctionner que les Allemands et Italiens, et des automitrailleuses ont réussi à s’infiltrer dans les lignes nazies. Rommel juge bon de se retirer, mais Hitler est formel, il doit tenir ses positions. C’est là qu’intervient l’ami Ménas. Parmi les Alliés, il y a des Britanniques, des Sud Africains, des Australiens, des Néo-Zélandais, quelques Français et un petit détachement de Grecs qui prient le célèbre saint. Au cours de la nuit, celui-ci apparaît en plein milieu du camp nazi à la tête d’une caravane de chameaux, exactement comme représenté sur une fresque de l’église d’El-Alamein. Reconnaissant la fresque, les Allemands effrayés prennent la fuite, et c’est ainsi que Montgomery remporta la victoire sur l’Afrika Korps de Rommel.

 

672b2 Monodendri, Agios Minas, création Adam et Ève 

672b3 Monodendri, Agios Minas, Paradis terrestre 

Il y a des églises dédiées à Agios Minas un peu partout dans le monde grec, mais pour l’instant nous sommes à celle de Monodendri. Sous le porche, accessibles au premier vandale venu, se trouvent de belles fresques malheureusement toutes scarifiées de graffiti. Certaines disparaissent entre les noms gravés en tous sens. Celle que je présente ici est un peu moins altérée. C’est l’histoire biblique de la Genèse, les premiers jours de l’humanité. Ici, à gauche, Dieu crée Adam, et à droite il extrait Ève de son flanc. Ensuite, on voit Adam assis au Paradis Terrestre face à tous les animaux qui le peuplent en bonne intelligence.

 

672b4 Monodendri, Agios Minas, fruit défendu 

672b5 Monodendri, Agios Minas, péché originel 

672b6 Monodendri, Agios Minas, chassés du paradis terrestr 

Survient alors l’épisode du péché originel. Enroulé autour du tronc de l’arbre, le serpent tente Ève, qui va prendre un fruit défendu, et Adam la suit, tenté lui aussi. Ils n’ont pas encore commis le geste fatal, ils sont encore nus et purs. Mais l’image suivante montre Dieu qui apparaît sur un amusant petit nuage en forme de coquille, et le couple pécheur, encore face au serpent, est surpris en flagrant délit. Adam et Ève ont commis la faute, ils se rendent compte qu’ils sont nus, ils se sont vêtus d’une culotte bouffante faite de feuillages, une sorte de barboteuse verte. J’aurais aimé imaginer Ulysse dans cette tenue lorsqu’à Corfou il s’est présenté à Nausicaa. J’aurais alors compris pourquoi elle ne s’est pas enfuie effrayée, elle aurait éclaté de rire et, se tenant les côtes, pliée en deux, aurait été incapable de faire un pas. Sur la dernière image, l’ange qui brandit son épée s’est habillé en légionnaire romain pour avoir l’air plus martial, et il fait franchir la porte du Paradis Terrestre aux deux bannis. On voit que le jardin est clos d’une grande porte de pierre pour empêcher les intrus de venir s’y promener aux heures de fermeture.

 

672c1 Gorges de Vikos, dans le Pinde 

672c2 Gorges de Vicos, dans les Zagori 

Aux portes de Monodendri se situent les stupéfiantes gorges de Vikos (ou Vicos, mais je ne vais pas recommencer avec mon K et mon C). Un panonceau nous dit qu’elles figurent au Guinness des records de 1997 pour être, avec ses neuf cents mètres (et jusqu’à 950 mètres en un point) le plus profond canyon du monde, entre deux falaises seulement distantes de trente à cent mètres, et ce sur une longueur de près de douze kilomètres. Record ou pas, il est impressionnant et de toute beauté.

 

672d église des Saints Apôtres, gorges de Vicos 

Sur le bord des gorges, après une balade de vingt minutes environ dans un décor boisé et rocheux bien fléché, on arrive en bordure des gorges, devant un micro monastère et son église des Saints Apôtres. Il faut, paraît-il, six heures pour gagner à travers les gorges, le beau village de Papigo, mais nous nous contenterons de faire demi-tour.

 

672e1 Monodendri, théâtre 

672e2 Monodendri, théâtre 

Juste à l’orée du village a été construit un théâtre de plein air sur le modèle des théâtres grecs antiques. C’est tout à fait sympathique. L’Union Européenne en a d’ailleurs été tout à fait d’accord, et elle a généreusement mis la main à la poche, comme le disent les grands panneaux placés à l’entrée. J’en profite pour dire que ces programmes de développement, que je connais bien puisque mon dernier lycée, à Melun, en a profité (c’est pour moi l’occasion de saluer mes deux adjoints, Éric et Laurent, qui ont porté le projet avec compétence et dynamisme), ont amplement participé au développement de la Grèce. Ces panneaux bleus frappés des étoiles européennes fleurissent partout, routes, équipements publics, ravalement de monuments, rénovation de musées, etc.

 

672f1 Zagori, monastère de Paraskevi 

672f2 Zagori, monastère de Paraskevi 

Dans une autre direction, à un petit kilomètre de la ville, on parvient à un monastère. Ce vieux monastère d’Agia Paraskevi, qui date de 1412, se situe au flanc des gorges. Sur la première de ces photos, on le distingue à peine, construit dans la même pierre que celle à laquelle il est adossé, et caché derrière les arbres. Et de l’autre côté, le chemin qui mène aux bâtiments principaux et à l’église longe le bord du précipice. Dans les Zagorokhoria, il est de règle de paver les petites ruelles comme l’est ce chemin qui conduit au monastère. Ces ruelles dallées s’appellent des kalderimia.

 

672f3 Zagori, monastère de Paraskevi 

Sur cette photo panoramique, je me suis arrangé pour prendre un bout de toit, afin que l’on voie que je ne mens pas quand je dis que le monastère de Paraskevi est bâti au-dessus du vide. Ici, je suis sur une petite terrasse bordée d’un muret, mais juste avant la porte principale, il y a une esplanade accessible sans entrave aux visiteurs et qui n’est bordée d’aucune balustrade, pas le moindre garde-fou au-dessus du précipice. Cela constituerait une remarquable base de départ pour des deltaplanes, mais celui qui, sans cet accessoire, s’approcherait trop du bord risquerait fort d’aller voir de plus près ce qu’il y a au fond en quelques secondes. Dangereux, très dangereux. Mais superbe. Tiens, ça me donne l’idée de calculer un peu : 900m, en arrondissant à 10 l’accélération de la pesanteur, la chute laisserait le temps au malheureux de penser à sa fin pendant 13,4 secondes, et il arriverait en bas à une vitesse de 483 kilomètres à l’heure.

 

672g Zagori, monastère de Paraskevi 

Dans la courette d’où l’on a accès à l’église de ce monastère orthodoxe, disons plutôt la chapelle vu ses dimensions modestes, nous croisons un religieux qui nous sourit aimablement et nous invite à pénétrer d’un geste accueillant. Nous traversons donc cette première pièce pour pénétrer dans la chapelle par cette petite ouverture en plein cintre.

 

672h1 Zagori, monastère de Paraskevi, iconostase 

672h2 Zagori, monastère de Paraskevi, Vierge Hodégétria 

L’iconostase est revêtue de belles peintures, telle cette Vierge. De la main, elle désigne l’Enfant Jésus qui a déjà une tête d’adulte, il est la Voie, elle montre la Voie, c’est donc ce que l’on appelle une Hodégétria. Mais je préfère montrer un gros plan de son intéressant visage, à la fois grave et serein, avec un nez grec comme sur les statues antiques, et dans un style typiquement byzantin. J’aime beaucoup ce portrait.

 

672h3 Zagori, monastère de Paraskevi, iconostase 

Dans le sanctuaire, de l’autre côté de l’iconostase, outre une collection d’icônes alignées sur l’autel, on trouve dans l’abside des fresques représentant des personnages auréolés, donc saints, que je n’ai pas identifiés, mais qui dans des habits qui semblent sacerdotaux se penchent vers un autel sur lequel une hostie brille au-dessus d’un calice.

 

672h4 Zagori, monastère de Paraskevi, ex-voto 

Ressortons du sanctuaire. Sur ma photo de l’iconostase, on avait pu distinguer, sur la droite, une curieuse chaîne. Ci-dessus, on se rend compte qu’il s’agit d’ex-voto offerts par des gens dont les prières ont été exaucées. Cela m’amène à parler de Paraskevi. Ce mot, qui signifie Préparation, désigne en grec le vendredi, parce que c’est le jour qui prépare les célébrations de la fin de semaine. Mais ce nom a été donné à une enfant née à Rome un vendredi de l’an 130, au temps de l’empereur romain Hadrien, par des parents nobles convertis au christianisme, longtemps restés sans enfant et enfin exaucés sur le tard. Ils voulaient aussi honorer ainsi le jour de la mort du Christ. Celle que l’on nomme sainte Parascève en français, agia Paraskevi en grec, fut une élève brillante dans l’étude des Écritures et dans les connaissances laïques. Devenue une jeune femme aussi cultivée et sensible que belle, elle refuse les demandes en mariage qui affluent, pour consacrer sa vie au Christ. À vingt ans elle perd ses parents. Elle distribue alors tout son héritage aux pauvres et se fait religieuse. Les récits les plus anciens la concernant datant de six cents ans après sa mort, j’ai l’impression qu’ils calquent les structures chrétiennes du deuxième siècle sur ce qu’ils connaissent en ce Bas Empire ou très haut Moyen-Âge car ils disent qu’elle entre au couvent, se fait couper les cheveux, et est chargée par la supérieure de prêcher l’amour du Christ à Rome même, sa ville. Quoi qu’il en soit, sous l’habit ou non, elle s’attache à l’évangélisation des païens, quoique non seulement la pratique, mais même la foi en cette nouvelle religion soit un crime passible de la peine de mort. Alors que dire du prosélytisme ! Puis elle part pour la Turquie mais, un jour qu’elle parlait de Jésus dans un village proche de Byzance, des soldats l’entendent, se saisissent d’elle et la font comparaître devant l’empereur Antonin le Pieux, qui succède à Hadrien. Rome est alors, nous dit-on, en proie à des difficultés (quoiqu’en réalité le règne d’Antonin ait été pacifique), et on accuse Paraskevi d’en être responsable vis-à-vis des dieux par la faute de ses paroles insultantes à leur égard. Nous sommes aux alentours de l’an 155 et Antonin, veuf depuis 141, est profondément ému par sa beauté et séduit par son intelligence, il lui propose de l’épouser et de lui donner la moitié de son empire si elle accepte de sacrifier aux dieux. On se doute bien qu’elle refuse. À la fois ulcéré et indigné, Antonin ordonne de la soumettre à toutes sortes de supplices, un casque de bronze rougi au feu posé sur sa tête, les mamelons arrachés, la flagellation jusqu’à détacher des lambeaux de peau et de chair mais, ô miracle, Paraskevi prie et son corps résiste à la torture et guérit instantanément. Impressionnés, subjugués, les bourreaux se convertissent. Leur incompétence, et leur conversion par-dessus le marché, c’en est trop, Antonin les fait mettre à mort et va contrôler en personne l’immersion de Paraskevi dans un chaudron de poix et d’huile en ébullition. Mais la sainte, en prière, s’y sent comme dans un bon bain. Antonin, croyant qu’on le trompe et que le liquide n’est pas chaud, lui ordonne de lui en jeter au visage. En prenant un peu au creux de ses mains, Paraskevi s’exécute. Quelques gouttes atteignent les yeux de l’empereur, qui devient aveugle. Il promet alors de croire au Christ si elle le guérit. Paraskevi saute hors du chaudron, lave les yeux d’Antonin avec l’eau d’une source voisine, fait le signe de la Croix et Antonin recouvre la vue. Il tient alors parole et la sainte continue son apostolat sans être inquiétée. Mais Antonin meurt en 161 et il est remplacé par Marc-Aurèle. Paraskevi parvient à passer à travers les mailles du filet païen pendant des années, mais quand l’empereur prend de nouvelles mesures strictes contre les chrétiens dont le nombre croît, Paraskevi est arrêtée et condamnée à mort. Elle est décapitée à Rome le 26 juillet 180. Telle est l’hagiographie abondamment romancée de sainte Parascève, une sainte très vénérée dans le monde orthodoxe, particulièrement en Grèce, en Bulgarie et en Roumanie, ce qui explique le nombre d’ex-voto prouvant qu’elle a beaucoup été implorée. Une remarque qui n’a rien à voir, la ville de banlieue d’Athènes nommée Agia Paraskevi est jumelée avec notre Saint-Brieuc bretonne.

 

672i1 Zagori, monastère de Paraskevi, baptême de Jésus 

672i2 Zagori, monastère de Paraskevi, Constantin et Hélè 

Les murs de la chapelle sont intégralement revêtus de belles fresques, telles que ce Baptême de Jésus dont j’aime bien la composition, avec ce chœur des anges sur la droite, la colombe du Saint-Esprit qui descend sur Jésus dans un éclair de feu, le manteau de Jean qui flotte au vent par-dessus sa traditionnelle peau de chameau dont la fourrure apparaît sur ses mollets, et les flots du Jourdain qui sont figurés comme des rubans se déroulant en toile de fond. La seconde photo montre Constantin, le premier empereur romain à s’être fait baptiser peu avant de mourir, et qui des années auparavant avait accordé la liberté de culte dans l’Empire, après les années impitoyables du règne de Dioclétien. Il est en compagnie de sa mère sainte Hélène, qui avait recherché à Jérusalem la croix de Jésus et avait rapporté à Rome la colonne de la flagellation (mon blog au 12 février 2010, église Santa Prassede) et l’escalier du palais de Pilate (mon blog au 17 décembre 2009, Scala Santa). Tous deux sont représentés vêtus comme des empereurs byzantins et leur attitude hiératique elle-même est bien dans le style byzantin.

 

Nous avons vu aujourd’hui des sites splendides et quelques œuvres humaines intéressantes, mais nous avons aussi appris que nous étions passés près d’autres merveilles. Il est tard, nous rentrons, mais il nous faudra revenir en Zagori demain.

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Published by Thierry Jamard
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