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2 mai 2017 2 02 /05 /mai /2017 23:55
Lesbos 13 : Lisvori, Agiasos, Perama. Juin et juillet 2014

Trois petites villes de l’est de Lesbos, chacune avec sa personnalité. Sur la carte que j’ai dessinée, elles semblent alignées le long d’une même route, il n’en est rien car ce serait compter sans la montagne. Si, de Lisvori, la route de Mytilène ne passe pas trop loin d’Agiasos, en revanche ensuite vers Perama il convient de faire un grand détour vers le nord, car du fait de l’absence de panneaux indicateurs sur les toutes petites routes à travers la montagne on est sûr de se perdre, si le GPS ne veut pas les connaître.

 

Cette montagne, la plus haute de l’île et qui culmine à 968 mètres, c’est le mont Olympe (pas celui où siègent les dieux: celui-là est aux confins de la Thessalie et de la Macédoine). Si, en voiture, il est préférable de le contourner, en revanche il offre des chemins balisés permettant de faire de très belles promenades. Classé dans le réseau européen Natura 2000, il constitue une zone protégée d’intérêt écologique. On y trouve notamment des plantes rares (je n’en montre pas, parce que je n’ai pas été capable de les identifier, étant nul en botanique), notamment l’alyssum lesbiacum et la festuca pseudosoupina. Les amateurs se feront un plaisir d’en dénicher, d’en photographier mais, bien évidemment, ils se garderont bien d’en récolter puisque ce sont des espèces rares en danger.

Lesbos 13 : Lisvori, Agiasos, Perama. Juin et juillet 2014
Lesbos 13 : Lisvori, Agiasos, Perama. Juin et juillet 2014

Lisvori, d’abord, avec son église Agios Ioannis (Saint-Jean). Elle était fermée, nous n’avons pas pu la visiter, mais elle est bien jolie, et puis elle a donné leur nom aux thermes du village. À moins que ce ne soit l’inverse.

Lesbos 13 : Lisvori, Agiasos, Perama. Juin et juillet 2014
Lesbos 13 : Lisvori, Agiasos, Perama. Juin et juillet 2014

La présence en ce lieu d’une église orthodoxe ne peut faire oublier que l’île a été pendant quatre siècles et demi sous domination ottomane dont le pouvoir était musulman. Témoin, cette fontaine dont le style est clairement ottoman. Et d’ailleurs, sa date est gravée dans le ciment, 1827.

Lesbos 13 : Lisvori, Agiasos, Perama. Juin et juillet 2014

Cette ville thermale a connu une période florissante avec deux établissements de bains. Il n’en reste plus qu’un, celui de ma photo.

Lesbos 13 : Lisvori, Agiasos, Perama. Juin et juillet 2014
Lesbos 13 : Lisvori, Agiasos, Perama. Juin et juillet 2014

En fait, l’autre établissement existe encore, il n’a pas disparu, mais il a cessé toute activité, et ses bâtiments sont laissés à l’abandon. La nature reprend ses droits, la végétation les mange.

Lesbos 13 : Lisvori, Agiasos, Perama. Juin et juillet 2014
Lesbos 13 : Lisvori, Agiasos, Perama. Juin et juillet 2014

Il n’est pas nécessaire de chercher longtemps la composition des eaux, quand on voit leur couleur. Elles sont très riches en fer, le sol est tout couvert de rouille. Je lis sur le site de l’agence de voyages britannique Sappho Travel qu’à Polychnitou, le village voisin, les sources sont à 60 et 80 degrés, et qu’à Lisvori l’eau jaillit à 69 degrés. J’espère que cette information est exacte, parce que juste après il est dit que ce sont les sources les plus chaudes d’Europe (“It’s worth noting that both springs are the hottest in Europe”). Et les 82 degrés de Chaudes-Aigues, dans le Cantal? L’Auvergne n’est plus en Europe? Ou 82 est inférieur à 69? Il paraît que l’on traite ici les rhumatismes, l’arthrite, les problèmes gynécologiques, grâce à sa radioactivité de 2,4 becquerels.

Lesbos 13 : Lisvori, Agiasos, Perama. Juin et juillet 2014
Lesbos 13 : Lisvori, Agiasos, Perama. Juin et juillet 2014

En écartant les hautes herbes, je suis allé voir de plus près le vieux centre thermal qui date de l’époque ottomane. Et j’ai découvert ce toit voûté muni d’orifices d’aération. Je ne sais pas quand a cessé son exploitation, mais en poussant la porte j’ai pu entrer sans encombres, et le couloir d’entrée donne l’impression qu’il est encore en service. Plus loin, le crépi aurait certes besoin d’un petit coup de badigeon, mais on n’est pas dans une ruine.

Lesbos 13 : Lisvori, Agiasos, Perama. Juin et juillet 2014
Lesbos 13 : Lisvori, Agiasos, Perama. Juin et juillet 2014
Lesbos 13 : Lisvori, Agiasos, Perama. Juin et juillet 2014

Ici, on voit sur la gauche la porte tout à fait moderne et propre. Quant au bassin, il est vrai qu’il ne donne pas vraiment envie de s’y plonger, mais c’est surtout parce qu’il est sale, un bon petit nettoyage suffirait à le remettre en service. Je n’ai pas pénétré dans l’établissement moderne, mais je doute qu’il ait autant de charme que celui-ci.

Lesbos 13 : Lisvori, Agiasos, Perama. Juin et juillet 2014

Sur la place où est situé le parking, un bar –fermé– affiche les tarifs des consommations. Je suppose que s’il est fermé, ce n’est pas seulement parce que nous ne sommes que le 7 juillet (après tout, la saison doit avoir commencé) ou parce qu’il est 18h49 (ce n’est pas si tard, surtout pour un peuple méditerranéen), mais plutôt parce que les exploitants ont mis la clé sous la porte il y a déjà quelques années, car nulle part cette année je ne pourrais trouver en Grèce un thé ou un Coca pour un Euro, une bière pour deux Euros, une pleine bouteille de vin pour trois Euros… mais après tout, peut-être ouvrent-ils de temps à autre, si ce sont de généreux philanthropes?

Lesbos 13 : Lisvori, Agiasos, Perama. Juin et juillet 2014
Lesbos 13 : Lisvori, Agiasos, Perama. Juin et juillet 2014
Lesbos 13 : Lisvori, Agiasos, Perama. Juin et juillet 2014
Lesbos 13 : Lisvori, Agiasos, Perama. Juin et juillet 2014

Changement de décor. Nous voici à Agiasos. J’écris ce nom avec un seul S parce qu’il n’y a qu’un sigma en grec, mais beaucoup de gens l’écrivent avec deux S (Agiassos) pour que l’on ne prononce pas Agiazos. Je préfère signaler la prononciation correcte, mais garder l’orthographe grecque dans ma transcription en alphabet latin.

 

Cette église, c’est la Panagia, en français nous dirions l’église Notre-Dame. Peut-être les amateurs souhaiteront-ils s’y attarder, mais personnellement je n’y ai pas trouvé grand-chose qui la démarque des autres et qui mérite d’être montré et commenté ici. Ce n’est qu’après avoir quitté Lesbos que j’ai appris qu’on y pouvait voir une icône considérée comme miraculeuse datant du quatrième siècle (je vais en parler au sujet d’une autre église de la ville), je ne l’ai donc ni remarquée, ni prise en photo. C’est stupide, mais il est trop tard… Alors je passe.

Lesbos 13 : Lisvori, Agiasos, Perama. Juin et juillet 2014
Lesbos 13 : Lisvori, Agiasos, Perama. Juin et juillet 2014

En nous promenant dans les rues d’Agiasos, nous découvrons un village traditionnel qui n’a pas été dénaturé par le tourisme. Ses rues étroites pavées, ses belles maisons de pierre, même si tout cela n’est pas très bien entretenu –faute d’argent, sans doute, avec cette terrible crise économique–, lui donnent beaucoup de charme.

Lesbos 13 : Lisvori, Agiasos, Perama. Juin et juillet 2014

Sur ma seconde photo de rue, on a pu entr’apercevoir, non pas près de la porte d’angle, mais près de la porte principale, sur le côté, sous le balcon, un panneau. Ce panneau, le voici en gros plan. Il dit: “Coopérative d'artisanat rural des femmes d'Agiasos”. Excellente initiative rurale, ces femmes se réunissent pour causer entre elles (dans cette société, les hommes se réunissent entre eux au café, pourquoi les femmes resteraient-elles cloîtrées chez elles?), mais surtout elles vendent leurs productions locales réalisées à domicile, aussi bien des broderies que des confitures. On est sûr d’acheter des produits naturels et locaux, et cela leur évite de passer par les circuits traditionnels où la plus grosse partie du prix de vente va à l’emballage, au transport, aux intermédiaires, aux vendeurs.

Lesbos 13 : Lisvori, Agiasos, Perama. Juin et juillet 2014
Lesbos 13 : Lisvori, Agiasos, Perama. Juin et juillet 2014

Au cours de notre balade en ville, je me suis arrêté, perplexe, devant cette boutique d’électricité. Quel désordre! Et surtout, ce désordre est dans la vitrine, exposé aux yeux de tous. Bon, c’est un peu méchant de ma part, mais j’ai trouvé amusant de prendre cette photo…

Lesbos 13 : Lisvori, Agiasos, Perama. Juin et juillet 2014

Mais cela, c’est beaucoup plus méchant, et de plus pas très original. Il est dit “L’homme est une créature de Dieu, tandis que la femme est une créature du diable”. Avec en prime deux fautes, il manque un G dans le mot qui, la première fois, signifie “créature”, et surtout la deuxième fois le mot est écrit avec un I (iota) quand il faudrait un H (êta). Et celle-là, c’est une vraie faute d’orthographe, parce qu’aujourd’hui I et H se prononcent de la même façon, I. Il y a donc réelle confusion. Il faut noter que ce n’est pas un simple tag sur un mur, mais quelqu’un a fixé au mur une planchette avec cette inscription misogyne.

Lesbos 13 : Lisvori, Agiasos, Perama. Juin et juillet 2014

Cette enseigne est celle d’un potier (angioplastio, en grec). Près du dessin, il dit “la jarre” (to pythari, en grec). Je suppose que cet homme qui vit dans une jarre est là pour évoquer Diogène dans son tonneau.

Lesbos 13 : Lisvori, Agiasos, Perama. Juin et juillet 2014
Lesbos 13 : Lisvori, Agiasos, Perama. Juin et juillet 2014

Nous voici dans une très belle chapelle ancienne, dédiée à la Zoodochos Pigi. Qui suit mon blog connaît bien ce nom, qui signifie “la Source qui donne la Vie” et fait allusion à Jésus, selon les paroles adressées à la Samaritaine, dans l’évangile. Je vais, dans quelques instants, revenir sur un événement survenu en 803 avec un certain Agathon, or il est dit sur un totem gravé à l’intention des visiteurs que “quelques années plus tard, il fit construire ici la chapelle de la Zoodochos Pigi”. Et comme il est mort en 830, “quelques années plus tard” signifierait que cette chapelle est du premier tiers du neuvième siècle.

Lesbos 13 : Lisvori, Agiasos, Perama. Juin et juillet 2014
Lesbos 13 : Lisvori, Agiasos, Perama. Juin et juillet 2014
Lesbos 13 : Lisvori, Agiasos, Perama. Juin et juillet 2014
Lesbos 13 : Lisvori, Agiasos, Perama. Juin et juillet 2014

Il s’agit d’une construction à deux nefs, dont les murs sont tous décorés de fresques visiblement bien postérieures à la construction du bâtiment, mais dont je ne connais pas la date de réalisation. Toutes ces peintures dans cet espace restreint sont très impressionnantes, il est vraiment dommage que les guides n’en fassent pas plus de cas.

Lesbos 13 : Lisvori, Agiasos, Perama. Juin et juillet 2014

Pour ancienne qu’elle soit, cette chapelle est sans doute postérieure au neuvième siècle, et les fondations que l’on peut voir derrière cette vitre seraient alors les bases de la chapelle d’Agathon, sur lesquelles un édifice aurait été construit par la suite. Là non plus, aucune explication n’est donnée.

Lesbos 13 : Lisvori, Agiasos, Perama. Juin et juillet 2014
Lesbos 13 : Lisvori, Agiasos, Perama. Juin et juillet 2014

Montrant l’église de la Panagia, j’ai fait allusion à une icône considérée comme miraculeuse; à propos de la datation de la chapelle de la Zoodochos Pigi, j’ai fait allusion à un certain Agathon. Deux allusions que le moment est venu de développer. Nous sommes dans un lieu appelé Karya (mot au neutre pluriel), nom qui sera repris pour la capitale du mont Athos, Karyès (mot au féminin pluriel). Reportons-nous au neuvième siècle, en pleine crise iconoclaste. Une fin est mise en 787 au premier iconoclasme initié par Léon l’Isaurien en 730, par le concile de Nicée. On ne détruira plus les icônes ni les statues, mais on se gardera de les honorer pour elles-mêmes plutôt que pour ce qu’elles représentent. Mais en accédant au trône byzantin en 813, l’empereur Léon l’Arménien reprend les thèses iconoclastes, interdit dans tout l’Empire icônes, statues, et toutes représentations de créatures de Dieu. L’an 803 se trouve donc en période de calme dans ce domaine, mais un moine originaire d’Éphèse nommé Agathon, et qui vit à Jérusalem, sent bien que l’iconoclasme risque fort de reprendre le dessus, parce qu’il reste présent dans l’esprit de beaucoup de chrétiens. De plus Jérusalem, occupée par les Arabes musulmans depuis 638, est radicalement opposée à toute représentation humaine en vertu des lois de l’Islam et le Calife Yazid II avait promulgué en 721 une fatwa contre les images, applicable aux chrétiens aussi bien qu'aux musulmans. Agathon lui-même a quitté Constantinople parce qu’il était jugé trop opposé à l’iconoclasme et, craignant que l’on ne découvre et que l’on détruise une icône représentant une Vierge à l’Enfant peinte de la main de saint Luc (en réalité, les experts datent cette icône du quatrième siècle alors que saint Luc n’est pas mort après la fin du premier siècle, et puis il aurait été un peintre extrêmement productif, vu le nombre de tableaux de la Vierge qui lui sont attribués ici ou là), il décide de quitter Jérusalem en l’emportant.

 

Or la vie politique de Constantinople est très agitée. L’impératrice Irène l’Athénienne a accédé au trône byzantin en 797. Elle est opposée à l’iconoclasme et favorise les moines. Quand elle cherche à épouser Charlemagne, fait empereur en l’an 800, pour réunifier l’Empire d’Orient et l’Empire d’Occident, c’en est trop pour l’aristocratie byzantine qui la renverse et l’envoie croupir comme simple religieuse dans un monastère de Mytilène. Favorable aux moines? Opposée à l’iconoclasme? Dans un monastère d’une île à l’écart des mouvements politiques? Agathon décide de se rendre auprès d’elle en emportant l’icône miraculeuse. C’est ce que représente ma première photo ci-dessus. Hélas pour lui (et pour elle aussi, bien sûr) Irène meurt le 9 août 803, peu avant qu’Agathon débarque à Lesbos. Apprenant cette triste nouvelle à son arrivée, il va se réfugier en sécurité dans la montagne de l’Olympe, en ce lieu appelé Karya. Là, il cache l’icône et s’entoure de gens pieux avec lesquels il fonde un ermitage. Ma deuxième photo représente une fresque intitulée Σκήτη Καρυών, c’est-à-dire Ermitage de Karya, où l’on voit les fidèles agenouillés devant l’icône apportée par le moine Agathon d’Éphèse.

 

Je le disais tout à l’heure, l’icône a été, depuis, transférée dans l’église de la Panagia, mais le totem dit qu’Agathon a plus tard fait construire cette chapelle “pour rappeler le premier hébergement du saint objet. Avec la dernière restauration du lieu en 2000, la chapelle de Saint-Agathon a également été reconstruite”. Je crois comprendre que l’une des deux chapelles serait plus particulièrement vouée aux Saints-Apôtres et l’autre à Saint-Agathon. Peu à peu on s’installe autour du monastère, des maisons se construisent, le village prend naissance.

 

Dans l’Ancien Testament, Jérusalem est appelée “Fille de Sion”. Cette icône gardée à Karya, la “Mère de Dieu de Sainte Sion”, se dit en grec ancien Μήτηρ Θεού [της] Αγιάς Σιών (Mêtêr Théou [tês] Agias Siôn), d’où viendrait le nom d’Agiasos. Étymologie qui me laisse quelques doutes et que je donne sous toutes réserves.

Lesbos 13 : Lisvori, Agiasos, Perama. Juin et juillet 2014

Avant de ressortir, encore une fresque. Celle-ci représente tous les personnages de Lesbos qui ont été canonisés par l’Église orthodoxe. Au milieu du premier rang, on identifie saint Agathon tenant en main l’icône qu’il a apportée de Jérusalem.

Lesbos 13 : Lisvori, Agiasos, Perama. Juin et juillet 2014

Près de cette église il y a un très agréable jardin public, le Jardin de la Panagia. Il s’y trouve tout un sympathique fouillis de plantes et de fleurs, et un mobilier très rustique de bancs et de tables qui permet de s’y reposer au calme.

Lesbos 13 : Lisvori, Agiasos, Perama. Juin et juillet 2014

Et puis il y a aussi dans ce village un musée “laographique”, autrement dit un musée d’arts et traditions populaires. Nous ne l’avons pas visité, il était fermé, sans doute parce qu’il était trop tard (ma photo a été prise après 18h), mais nous étions ce matin et jusqu’en début d’après-midi à Agia Paraskevi pour cette fête exceptionnelle qu’est le “Tavros” et que je décrirai dans mon article Lesbos 27.

Lesbos 13 : Lisvori, Agiasos, Perama. Juin et juillet 2014

Nous voici à Perama, sur la côte ouest du golfe de Gera. Nous sommes allés plusieurs fois à Perama durant notre séjour à Lesbos, quoique nous n’ayons pas trouvé d’intérêt touristique particulier à cette ville industrielle en plein déclin, comme en témoigne cette grande usine abandonnée, aux vitres brisées. Si nous avons fréquenté Perama, c’est pour une raison technique.

 

Lorsque nous roulons, le réfrigérateur fonctionne sur le 12 volts de camping-car. Lorsque nous ne disposons pas d’une connexion électrique en 220 volts dans un camping, il se bascule sur le gaz. De même, l’eau chaude (douche, vaisselle) est produite par un chauffe-eau au gaz, tout comme c’est le gaz qui alimente la cuisinière. Et puisque dans l’île de Lesbos il n’y a aucun camping ouvert, nous sommes tributaires du gaz (en hiver, le chauffage marche aussi au gaz, mais en cette saison-ci, sous cette latitude, c’est plutôt l’air conditionné qui serait utile. Nous l’avons, mais il ne fonctionne que sur le 220 volts…). Compte tenu du fait que les bouteilles de propane sont toutes différentes d’un pays à l’autre et que dans certains pays leur dimension ne permet pas de les placer dans le logement qui leur est réservé, nous avons fait remplacer, en France avant d’entreprendre ce grand voyage, la bouteille de propane par une bouteille de GPL, qui se remplit à la pompe comme une voiture. C’est infiniment plus simple. Et puisque la seule pompe à GPL de Lesbos se trouve à Perama, voilà la raison de notre fidélité à cette ville.

Lesbos 13 : Lisvori, Agiasos, Perama. Juin et juillet 2014

Toutefois, en regardant du côté du golfe, la vue est très loin d’être désagréable, ce moulin, la mer. Il est également plaisant de faire une promenade (mais elle est très courte) sur le port.

Lesbos 13 : Lisvori, Agiasos, Perama. Juin et juillet 2014

Une bouche grecque est incapable de prononcer les consonnes chuintantes, que ce soit la sourde CH ou la sonore J. Elles deviennent S et Z. Sur ma carte de France achetée en Grèce, Chartres devient Σάρτρ (Sartr), Vichy devient Βισύ (Visy), Bourges devient Μπούρζ (Bourz). Quant aux lettres qui ne se prononcent pas en français, elles sont tout simplement omises dans la transcription en caractères grecs. Aussi quand j’ai vu sur cette vieille tige de lampadaire autour de laquelle on a installé des tables de bar cette plaque de fonte rouillée au nom de ZAMAR, import-export (ces deux mots en français), moi qui m’appelle Jamard, je ne pouvais manquer de la photographier. Un cousin à moi, que je ne connais pas? C’est en tous cas ainsi qu’est orthographié mon nom sur la carte de résident établie par la préfecture de région d’Athènes.

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Published by Thierry Jamard
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