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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 17:40
791a Paris, Cité des Sciences et de l'Industrie
 
La Cité des Sciences et de l’Industrie, porte de la Villette à Paris, présente une exposition temporaire sur les Gaulois, ce peuple celte qui occupait le territoire de la Belgique et de la France d’aujourd’hui. D’ailleurs, le nom de France (ou plutôt Francie) n’apparaît qu’avec la fin des Carolingiens, et une bonne partie de l’Europe continuera à appeler Gaule la France jusqu’à la Renaissance. De plus, jusqu’à aujourd’hui, en grec moderne la France, c’est η Γαλλία (Gallia). Cette belle, grande exposition s’adresse aussi bien aux adultes qu’aux plus jeunes enfants, ce qui a amené les auteurs à introduire des explications qui partent du très simple pour aller jusqu’au plus savant et à adopter une démarche très pédagogique. Quoique les pièces présentées soient nombreuses, en provenance de toute la France, rares, instructives, la présentation ne se prive pas d’y adjoindre des copies des pièces que l’on n’a pu se procurer, des photos, etc. Le tout en fait une visite dense et très intéressante.
 
791b1 publicité de savon utilisant les Gaulois
 
791b2 publicité de bière utilisant les Gaulois
 
791b3 emballage de cigarettes Gauloises
 
On commence par voir ce que représente la Gaule, ce que représentent les Gaulois dans l’imaginaire. Pendant deux siècles, on a enseigné dans les écoles de France et de l’Empire Colonial "nos ancêtres les Gaulois". Cela n’a pas manqué de laisser des traces. On peut voir de cela bien des preuves. Ci-dessus, une illustration réalisée vers 1920 pour une carte postale publicitaire pour du savon, des Savonneries d’Alesia. Pour ma part, j’aurais préféré choisir le nom de Gergovie, une victoire, puisque le nom n’est pas justifié par l’établissement à Alise-Sainte-Reine ou aux alentours de la rue d’Alesia à Paris. L’autre gravure publicitaire datant des environs de 1930, à Nancy, vante les mérites de la bière Maxeville, …la plus ancienne. Enfin il y a, bien entendu, les Gauloises, ces cigarettes au paquet bleu orné d’un casque ailé.
 
791b4 utilisation politique (Vichy) des Gaulois
 
En 1942, le régime de Vichy choisit Gergovie pour y célébrer une cérémonie. Ainsi, entre l’unité nationale créée par Vercingétorix et celle voulue par le Maréchal avec ces chantiers de jeunesse, creuset d’unité, il y aurait continuité de l’histoire de France. De plus, Vichy n’est pas bien loin de Gergovie.
 
791c1 photo de sculptures gauloises
 
791c2 Sculpture gauloise
 
On a extrêmement peu de représentations des Gaulois par eux-mêmes. On peut voir, dans l’exposition, les copies de quatre Gaulois trouvés sur le site d’une résidence aristocratique, en Bretagne. Puisque ce ne sont que des copies, je préfère publier la photo des originaux. La statue de gauche, représentée plus grande, porte le collier typique des Gaulois, le torque, et joue de la lyre, ce qui fait penser qu’il doit s’agir d’un barde. Sur ma deuxième photo, cette tête en grès blanchâtre recouvert d’une patine grise n’est pas datée, mais elle représente une divinité gauloise, ce qui est exceptionnel parce que, semble-t-il, les Gaulois, à la différence des Grecs ou des Romains, ne représentaient pas leurs dieux sous des formes humaines. On suppose qu’ils disposaient de statues de culte en bois placées dans les sanctuaires, et que le temps les a fait disparaître.
 
L’exposition publie aussi le texte d’un manuel scolaire d’histoire (le célèbre Malet et Isaac), classe de cinquième, programmes de 1931 : "Les Gaulois du premier siècle étaient bien différents de leurs ancêtres, ces farouches conquérants qui, deux ou trois cents ans auparavant, avaient terrorisé l’Italie et la Grèce".
 
Cela se réfère à deux événements principaux dont le premier se situe en 390 avant Jésus-Christ. Les Gaulois de Brennus marchent sur Rome, les soldats romains effrayés par leurs cris et leur allure farouche se débandent, se barricadent sur la colline du Capitole, abandonnant les femmes, les enfants, les vieillards dans la ville. Les Gaulois arrivent, massacrent la population, procèdent au sac de Rome puis, nuitamment, dans le plus grand silence, gravissent le Capitole si discrètement que même les chiens n’ont pas bougé, mais les oies se sont mises à cacarder et à battre des ailes, réveillant les soldats, sauvant Rome. Les Gaulois ont accepté de repartir en échange d’un lourd tribut. La balance utilisée pour peser la somme d’or convenue était truquée, une plaque de plomb lestant le plateau des poids et provoquant une protestation des Romains. "Vae victis" ("Malheur aux vaincus"), s’est alors écrié Brennus, jetant en outre son épée dans la balance.
 
Un peu plus d’un siècle plus tard un autre Brennus, ou peut-être les historiens ont-ils confondu les noms, arrive en Macédoine en 279 avant Jésus-Christ avec une puissante armée, vainc l’armée macédonienne, ravage le pays puis, déclarant que les dieux sont assez riches pour donner aux hommes, il marche sur Delphes. Mais la vallée au creux de la montagne possède des terres riches d’élevage, de fruits, de vignes et les Gaulois fatigués par leurs conquêtes ont abusé de la bonne chère et surtout du vin. Entrés dans le sanctuaire de Delphes, ils ne l’ont pas pillé comme ils l’avaient prévu, ont été vaincus, et la Retraite de Russie, avec Napoléon, a été à l’image de leur retraite vers la Gaule.
 
Cela, c’est avéré. Les Gaulois ont en effet terrorisé l’Italie et la Grèce. Mais ensuite, Malet et Isaac dérapent complètement. "Au contact des Grecs de Marseille et des Romains, ils s’étaient à demi civilisés, pratiquaient l’agriculture, l’industrie et le commerce. Toutefois la civilisation gauloise n’était pas comparable à la civilisation grecque ou romaine. Les villes de la Gaule n’étaient que de grands villages, entourés d’une muraille grossièrement construite ; on n’y trouvait aucun monument, mais seulement un assemblage de huttes, en terre sèche ou en claies de bois. On ne connaît aucune œuvre d’art due aux Gaulois avant la conquête romaine". Nous allons voir à quel point tout cela est faux. Certes, le géographe grec Strabon (58 avant Jésus-Christ – vers 25 après Jésus-Christ) nous dit que la race gauloise "a la manie de la guerre, elle est irascible et prompte à en venir aux mains, mais au fond simple et pas méchante". Ce qui ne veut pas dire sauvage et primitive.
 
791c3 Répartition des peuples gaulois
 
D’abord, il faut savoir que s’il y a une certaine unité de langue, les Gaulois ne sont pas un peuple organisé en nation. En premier lieu, il y a la Provincia Romana (Province Romaine, dont le nom s’est déformé en Provence), en rose sur la carte, romanisée dès 118 avant Jésus-Christ, tandis que le reste est divisé en soixante peuples. À l’image de l’Angleterre opposant le Labour et les Conservateurs, ou des États-Unis opposant les Républicains et les Démocrates, Rome voyait s’affronter deux partis, deux tendances, deux hommes. Mais entre les Gaulois et les Français d'aujourd'hui, chez qui dix candidats à la présidence de la République s’entre-déchirent tandis que soixante millions de Français pensent chacun différemment de tous les autres, il y a une continuité remarquable, les dissensions entre Gaulois leur ayant coûté fort cher face à César mais ne prouvant nullement un déficit de civilisation. Cette soixantaine de peuples ont légué à la France environ 200 mots de notre vocabulaire et près de 4000 noms de lieux.
 
791d1 Repérage aérien de sites gaulois
 
791d2 méthode de fouilles archéologiques
 
Notre connaissance de la Gaule et des Gaulois s’est grandement améliorée grâce aux repérages aériens et à la télédétection par laser. La première photo, prise d’avion, montre les traces dans le paysage d’une villa gauloise. Les siècles et les millénaires peuvent passer, lorsqu’un fossé a été creusé, la nature du sol au-dessus de son tracé, l’humidité retenue, ne seront jamais les mêmes qu’ailleurs, déterminant une couleur différente de la végétation ou de la terre. La télédétection par laser permet de savoir ce qu’il y a en profondeur dans le sol, sans avoir à le retourner, sans le toucher. Mais lorsque l’on veut récupérer ce que l’on a détecté, alors il faut creuser. En plusieurs endroits, l’exposition montre des simulations de fouilles (seconde photo ci-dessus), accompagnées de questions pour aider les scolaires (et les autres) à l’observation.
 
791d3 Maquette d'un village gaulois
 
La photo ci-dessus montre un village gaulois reconstitué. Un village, pas une ville, comme le voudraient nos historiens de tout à l’heure. Il y a de grandes différences architecturales selon la région, mais ce que l’on retrouve le plus souvent ce sont des poteaux de chêne équarris plantés dans le sol et supportant des murs de fines branches entrecroisées crépis de torchis, une pièce unique étant subdivisée par des poteaux. Le toit est constitué d’une épaisse couche de chaume ou de planchettes de bois. Il y a généralement peu d’ouvertures. Certes, ce n’est pas de la pierre, mais les peuples nordiques, Suédois, Norvégiens, Finlandais, Canadiens, etc., construisent en bois aujourd'hui et ne souffrent pas d’un déficit de civilisation. Mais on voit sur la maquette établie d’après des relevés au sol – ce n’est pas une œuvre d’imagination– le bel ordonnancement des potagers et jardins, des bâtiments de ferme.
 
791d4 reconstitution structure d'un mur d'oppidum gaulois
 
Quant à la "muraille grossièrement construite", elle relève d’une technique très élaborée. Les villes fortifiées, ou oppida (singulier oppidum), se développent à partir du deuxième siècle avant Jésus-Christ. Chacun des soixante peuples en possède un ou plusieurs dont la superficie couvre couramment plus de 100 hectares, et même jusqu’à 400, ce qui fait que les fouilles ne peuvent être que lacunaires. L’oppidum est protégé par un puissant rempart, le murus gallicus, de plus de 5 mètres de haut, fait de pierres et de poutres entrecroisées assemblées avec de gros clous de 200 grammes chacun, et de la terre bien tassée pour combler les vides. Comme les villes sont étendues le mur est long, et nécessite donc au moins cinquante mille clous, soit dix tonnes de métal. Certains remparts font plus de cinq kilomètres de long (je calcule : 100ha font un kilomètre carré, soit un carré de 4km de périmètre ou un cercle d’une circonférence de 3,145km, mais avec 400ha on atteint 8km pour le carré et plus de 7 pour le cercle, ce qui fait de bien longs murs). Cette architecture n’est par établie au hasard, chaque poutre a une place et une position calculées. Ce qui était construit dans un tel espace ne pouvait ressembler à un gros village. Dans les années 1930, les connaissances sur la Gaule étaient très réduites en l’absence des techniques contemporaines et du fait que les traces laissées par une civilisation du bois ne sont pas visibles comme le Parthénon ou le Colisée et que le sous-sol ne révèle quelque chose qu’à un œil averti, mais cela ne peut justifier un tel dénigrement, avec des mots très forts.
 
791d5 Etude du caramel alimentaire
 
Les aliments qui sont restés attachés au fond des récipients lors de cuissons prolongées, dits caramel alimentaire, nous renseignent sur ce que mangeaient les Gaulois, c’est-à-dire non seulement la nature des viandes, légumes, céréales ou fruits, mais aussi la manière dont ils étaient accommodés et cuisinés.
 
791e graines des cultures gauloises
 
On retrouve des graines imbibées (la boue au fond d’un puits, à Saint-Denis, a conservé plus de 2000 ans des graines de ronces, des noyaux de prunelles et de merisier, des noisettes), des graines carbonisées (à Mondeville, dans le Calvados, une Gauloise avait jeté dans un fossé des petits pois qu’elle avait laissé brûler) et des graines minéralisées (des pépins de raisin qui ont résisté au transit intestinal se sont retrouvés dans des crottes humaines où des sels minéraux ont remplacé les composés organiques, permettant à ces pépins minéralisés de traverser les siècles, mais comme les Gaulois n’utilisaient pas de latrines on n’a retrouvé que rarement trace de leurs excréments, seuls quelques uns à Bourges). Ces découvertes, ajoutées à l’étude du caramel alimentaire retrouvé dans les poteries, ont permis de reconstituer un tableau des plantes cultivées et utilisées par les Gaulois.
 
791f crânes d'animaux de ferme gaulois
 
En haut, un crâne de cheval et un crâne de mouton, tandis qu’en bas ce sont ceux d’un porc et d’un bœuf. La découverte de squelettes d’animaux dans les fermes permet de savoir quelles espèces étaient élevées, et les ossements dans les dépôts d’ordures informent sur les viandes consommées. Les Gaulois utilisaient les chevaux comme montures mais aussi, au même titre que les bœufs, en attelages de trait, de labour, de hersage. Les archéozoologues ont remarqué des déformations du squelette dû aux jougs. Ils notent, en outre, que pour être les mêmes espèces que celles que nous connaissons, les animaux de cette époque étaient plus petits que ceux d’aujourd’hui. Quant aux sangliers, il faut croire que la réserve de Babaorum, Aquarium, Laudanum et Petibonum où vit Obélix est privilégiée, parce que les Gaulois n’en mangeaient presque pas. Seule une petite élite aristocratique s’adonnait à la chasse, le reste de la population manquant de temps pour ce loisir et d’argent pour s’offrir l’équipement nécessaire. On mangeait également peu de poisson.
 
791g1 modèles de casques gaulois
 
791g2 épée gauloise
 
Ces casques, tout brillants et tout beaux, sont évidemment des reconstitutions effectuées à partir de représentations sur des monnaies. Les armuriers gaulois étaient appréciés comme les meilleurs de l’Antiquité et leurs productions étaient très réputées à l’étranger. Entre autres, leurs épées étaient à la fois tranchantes comme des rasoirs, légères et souples, grâce à la technique du corroyage qui consiste à replier et marteler successivement le métal. Quant aux fourreaux ils étaient faits de très fines tôles d’une épaisseur d’un demi-millimètre, serties. Cette épée pliée de fer est datée entre le troisième et le premier siècle avant Jésus-Christ. Elle vient du site de Gournay-sur-Aronde, à une quinzaine de kilomètres au nord-ouest de Compiègne.
 
791g3 modèles d'outils gaulois
 
Les Gaulois ont inventé la faux qui permet une récolte plus efficace mais aussi permet de couper le foin à engranger. Également la meule rotative grâce à quoi il faut quinze fois moins de temps pour moudre une même quantité de farine. Les Gaulois sont passés maîtres dans la fabrication d’un outillage en fer performant. Le conquérant a su s’inspirer de leur avancée technique. Alors, quand Malet et Isaac prétendent que c’est au contact des Grecs et des Romains qu’ils "s’étaient à demi civilisés, pratiquaient l’agriculture, l’industrie et le commerce", on croit rêver…
 
791h1 figurine de cheval (Gaule)
 
791h2 figurine de sanglier (Gaule)
 
Ce petit cheval du premier siècle avant Jésus-Christ et fait d’un alliage cuivreux provient de l’oppidum de Jœuvres, au sud-ouest de Roanne dans le département de la Loire. Quant à ce sanglier de bronze, il date du troisième siècle avant Jésus-Christ et il a été découvert entre les communes de Chiddes et La Rochemillay en Saône-et-Loire, non loin au sud-ouest d’Autun.
 
791h3a Carnyx (instrument de musique gaulois)
 
791h3b Instrument de musique gaulois (carnyx)
 
Un carnyx est un instrument de musique à vent, sorte de grande trompe de deux mètres de long que l’on tenait verticalement, la partie décorée que je montre sur les photos ci-dessus étant le pavillon. Les carnyx étaient utilisés par les Gaulois sur les champs de bataille et le son grave et profond qui en sortait effrayait les ennemis. Jusqu’à ce qu’en septembre 2004, dans un trésor de guerre, on en retrouve sept exemplaires complets, dont ces deux-ci, on ne connaissait cet instrument de musique que par sa représentation sur des pièces de monnaie ou sur un chaudron. Ces carnyx provenant de Tintignac, en Corrèze, remontent entre le quatrième et le deuxième siècle avant Jésus-Christ. Le premier est en bronze, le second en alliage cuivreux (je ne sais ce qu'il faut comprendre ici, parce que, sauf erreur, le bronze lui-même est un alliage cuivreux. Mais le bronze suppose une certaine proportion d'étain, métal peut-être absent de ce second carnyx).
 
791h4 bijou gaulois
 
Ce pendentif d’or en forme de lunule date du premier siècle avant Jésus-Christ et provient du Puy-de-Corent, un peu au sud de Clermont-Ferrand dans le Puy-de-Dôme, en Auvergne (N.B.: sur le site officiel de la municipalité de Corent, on peut télécharger un document PDF de 28 pages et 6,68Mo qui présente les fouilles gauloises de façon extrêmement intéressante). "On ne connaît aucune œuvre d’art due aux Gaulois avant la conquête romaine", disaient Malet et Isaac…
 
791i monnaies gauloises
 
Dès la fin du quatrième siècle avant Jésus-Christ, les Gaulois commencent à frapper monnaie. Au deuxième siècle, l’usage de la monnaie se généralise, et quasiment tous les peuples de Gaule frappent leur propre monnaie. Par la façon dont on retrouve ici ou là des monnaies de tel ou tel peuple, on se rend compte que les échanges économiques étaient très intenses sur tout le territoire et avec l’étranger. D’ailleurs, les nombreuses amphores de vin retrouvées dans des bateaux qui ont fait naufrage prouve que le commerce était très développé avant la conquête de César, n’en déplaise à nos historiens.
 
791j calendrier gaulois
 
Ceci est une copie en résine d’un calendrier en bronze, réalisé entre le premier siècle avant Jésus-Christ et le premier siècle après, et découvert en 1897 à Coligny, à vingt kilomètres de Bourg-en-Bresse.
 
Il y avait tant et tant à voir que j’ai dû effectuer un choix sévère parmi toutes les photos que j’ai prises, parmi toutes les informations que j’ai reçues. Dans mon choix, il y a l’intention de montrer que cette image colportée partout, y compris par les manuels scolaires, d’un peuple primitif, pas civilisé du tout puisque, plus tard, il est devenu "à demi civilisé" –à demi seulement– au contact des Grecs et des Romains, est une image complètement fausse. Il n’y a dans mon intention rien de chauvin, parce que les Français, hormis quelques Bretons et quelques Auvergnats, n’ont plus rien de celte depuis la conquête romaine, les invasions de Burgondes, de Wisigoths, de Huns, de Francs, et à l’époque moderne, les immigrations de Polonais dans le Nord, de Russes et d’Ukrainiens lors de la prise du pouvoir par les Bolcheviques, d’Italiens du Sud pour raisons économiques, d’Espagnols après la victoire du franquisme, de Portugais, et depuis la décolonisation l’arrivée massive d’Algériens et autres Maghrébins, de Sénégalais, Maliens, Tchadiens, Malgaches, etc. Ce qui suscite la xénophobie de certains, c’est un métissage ethnique, mais aussi culturel, véritable richesse de notre pays qui a toujours été constitué de ce patchwork de civilisations. Alors "nos ancêtres les Gaulois" ne sont qu’une toute petite partie de notre patrimoine génétique et culturel. Ce qui me laisse toute neutralité dans mon jugement.
 
Je voudrais, ayant parlé des Gaulois, attirer l'attention de mes lecteurs sur un lien Internet. La marge droite de mon blog comporte entre autres, dans sa partie supérieure, la liste des derniers articles publiés, un calendrier, l'abonnement à la newsletter pour être informé lorsque je publie un nouvel article, et quelques liens que je conseille. Les Promenades gallo-romaines sont le blog d'un Senonais, amateur mais remarquablement érudit, qui décrit, interprète, propose des lectures, etc. Réellement excellent pour qui s'intéresse à la culture gauloise ou gallo-romaine. Même si nous ne nous sommes jamais rencontrés, Jean-Marie est devenu un ami.

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Published by Thierry Jamard
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