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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 18:10

827a Pisodedri, entre Prespa et Florina

 

Nous avons quitté Prespa en direction de l’est. Nous comptons visiter ainsi Edessa et Pella avant d’arriver à Thessalonique, mais la première étape, après avoir franchi la montagne (ci-dessus la station de ski de Pisodedri), sera Florina. On n’en parle guère dans les Guides (mon ami Bibendum, du Guide Vert, l’ignore superbement), mais cette petite ville est très sympathique, et possède quelques attraits archéologiques, dont un musée à la présentation claire et doté d’objets intéressants. Les photos que je vais insérer dans mon texte proviennent toutes de ce musée.

 

827b Mâchoire d'éléphant du pleistocène (musée de Flor

 

Ne parlons pas de l’époque de cette partie droite de cette mâchoire inférieure d’éléphant portant encore quelques dents, car on ignore qui vivait là et comment. D’ailleurs, je ne sais comment situer cette période. Le musée dit (je cite) “Le fossile date du milieu du pléistocène (500 000–200 000 avant Jésus-Christ). Mais le Pléistocène commençant il y a deux millions cinq cent quatre-vingt-huit mille ans et s’achevant en 9600 avant Jésus-Christ, le milieu se trouve vers un million trois cent mille, tandis que la fourchette proposée se situe entre 80 et 92 pour cent de la période. Drôle de milieu. Mais qu’importe, notre éléphant n’est, de toute façon, pas un très jeune homme. Ces bêtes, dont les défenses étaient droites et non courbes comme chez nos éléphants familiers, et mesuraient dans les quatre mètres de haut, vivaient dans les forêts et n’étaient pas rares en Macédoine, en Thessalie, dans le Péloponnèse, comme en témoignent les fossiles retrouvés en divers endroits.

 

827c1 terre cuite du début de l'âge du bronze (Florina)

 

Deux sites, sur l’aire de Florina, témoignent d’établissements humains à l’âge du bronze et au début de l’âge du fer. Ci-dessus, un ustensile de terre cuite du début de l’âge du bronze (deuxième millénaire).

 

827c2 Illustration de l'âge du bronze, musée de Florina

 

Le musée présente un très curieux document. D’une part, un papier signé du photographe Ioannis Photographopoulos disant “Ci-joint une photographie prise aujourd’hui au domicile de Madame Anastasia Hepsomenopoulou, voir note jointe. Florina, quartier d’Armenochori, an 1997 avant la naissance de quelqu’un que mon ami le devin Tirésias appelle de ses initiales J.-C.”. La note jointe à laquelle il est fait allusion dit ceci : “Je, soussignée Anastasia Hepsomenopoulou, domiciliée troisième maison à gauche dans la rue du potier, faisant usage de mon droit à l’image, n’autorise la publication de la photographie prise sur le vif et par surprise par monsieur Photographopoulos alors que je cuisinais le déjeuner de mon mari Nikolaos, que dans un délai minimum de quatre mille ans. Soucieuse de défendre les valeurs féminines de mon temps, je souhaite que toute publication de ladite photo soit accompagnée de la précision que mon époux partage les tâches ménagères en découpant les pièces de boucherie qu’il rapporte de ses chasses, et que moi-même ai une activité intellectuelle en ceci que j’enseigne à mes enfants le calcul et le maniement de la lame d’obsidienne. Fait à Armenochori, le neuvième jour de la deuxième lune de printemps, an 12 de la dernière élection des anciens, pour valoir ce que de droit”. Bien scellés dans un coffret étanche à l’air, les deux documents ainsi que le négatif étaient en parfait état de conservation. Le négatif, oui, parce que, quoique très évoluée, cette civilisation ne connaissait pas encore le numérique.  

 

Dans un premier temps, les tribus de Haute Macédoine, dont fait partie cette ville, ont été alliées et vassales du royaume de Macédoine puis, à partir du règne de Philippe II et de sa victoire de 358 sur les Illyriens, elles en ont fait partie intégrante. Il semble que Philippe ait fait urbaniser les territoires qu’il conquérait, et donc au cours du quatrième siècle avant Jésus-Christ un tissu urbain a réuni plusieurs villages et a constitué une vraie ville organisée. Puis à l’époque hellénistique elle a bénéficié, sur les plans économique et culturel, du passage de la via Egnatia. Lorsque nous étions en Italie, j’ai eu l’occasion de parler de la via Appia et d’en montrer des photos (à Rome le 16 janvier 2010, et à Brindisi, son autre extrémité à l’est, le 20 novembre 2010). Brindisi, l’ancienne Brundisium, port sur l’Adriatique dans la province des Pouilles, fait face à Durrës, l’ancienne Dyrrachium, sur la côte de l’actuelle Albanie. Après la conquête romaine de la Grèce, de la Macédoine et de la Thrace en 148-147 avant Jésus-Christ, les Romains ont construit immédiatement, c’est-à-dire probablement dès 146, une route pour relier Dyrrachium à Byzance, future Constantinople, actuelle Istanbul. C’est la voie que les textes appellent la via Egnatia sans que l’on sache d’où venait ce nom, inconnu par ailleurs, jusqu’à ce que la découverte en 1974 près de Thessalonique d’une borne milliaire gravée en latin et en grec, puis d’une autre borne en 1979 près de Philippes (la ville aux habitants de laquelle saint Paul a adressé une Épître) nous informent qu’un certain Cnæius (prononcer Gnæius, explication dans mon article sur la pyramide de Cestius à Rome, le 18 décembre 2009) Egnatius était proconsul de Macédoine, c’est-à-dire gouverneur général au nom de Rome, précisément dans les années qui suivirent la conquête. Cette via Egnatia passe par Florina, Edessa, Pella (deux noms que je viens de citer dans nos projets de visite), Thessalonique, Amphipolis, Philippes (qui sont aussi dans notre programme). Nous sommes donc ici sur la grande route qui relie Rome à Byzance, évident facteur de développement car Byzance est la porte de l’Asie et de ses richesses. La ville connaît donc un âge d’or grâce à cette voie, mais elle sera détruite par un grand incendie. L’une de mes sources situe l’incendie au début du premier siècle de notre ère, et une autre, tout aussi sérieuse semble-t-il, repousse cet incendie jusqu’à la seconde moitié du deuxième siècle…

 

827d1Tuile estampillée, Florina

 

En deux endroits, on a mis au jour des sites de la ville hellénistique. L’un d’entre eux, vers le nord, a été partiellement fouillé de 1930 à 1934, mais dans les années 1960 a été construit un hôtel, l’hôtel Xenia, précisément sur les ruines, occultant le tout et détruisant bien des choses. Une honte. Heureusement, dans les années 1980, l’Éphorat des antiquités préhistoriques et classiques a récupéré le terrain, exit l’hôtel Xenia. L’ensemble urbain occupe environ 8000 mètres carrés, mais la ville était beaucoup plus étendue, incluant les deux sites, l’espace entre eux, un espace détruit par la construction d’une route vers la colline, divers restes architecturaux ici ou là. Les blocs de 4 ou 5 maisons comptant chacune 3 ou 4 pièces, au sol de terre battue pour la plupart, sont ordonnés le long de rues de trois mètres de large. Les toits sont de tuiles, quelques unes d’entre elles étant estampillées, comme ci-dessus. Lors de la conquête romaine, au deuxième siècle avant Jésus-Christ, les habitants adoptent une attitude franchement proromaine, ce qui leur vaut des avantages de la part de Rome, mais ils conservent leur culture, langue, noms, rites funéraires. Puis cette ville, comme toute la région, est restée exsangue et a vu son économie ruinée par la guerre civile romaine qui, de 48 à 42 avant Jésus-Christ, a vu s’affronter les partisans de César (assassiné en 44) et ceux de Pompée. Elle ne retrouvera de la vigueur que sous l’empire, et continuera pendant l’ère byzantine.    

 

827d2a faux marbre, ville hellénistique de Florina

 

827d2b faux marbre, ville hellénistique de Florina

 

Les maisons comportent souvent, dans les appartements des hommes, des bandes de peinture imitant différentes variétés de marbre. Tous ces faux-marbres provenaient certainement du même atelier.

 

827d3 objets trouvés dans la ville hellénistique de Flori

 

827d4 fragment d'une terre cuite moulée, Florina

 

Les fouilles de cet établissement hellénistique ont permis de mettre au jour tout un tas de petits objets du quotidien (première photo), poteries de toutes formes, poids de métier à tisser, etc. Notamment, la multitude des poids retrouvés permet d’en déduire qu’à Florina prospérait une active industrie de tissage. Des sculptures de terre cuite, comme cette belle tête de ma seconde photo, réalisées par moulage, représentent différentes divinités. Lorsque l’on n’en a qu’une partie ne montrant aucun attribut et que le fragment provient d’une maison privée et non pas d’un sanctuaire dont on connaît le dieu dédicataire, il est souvent difficile de définir quel était le dieu représenté.

 

827e1 poterie hellénistique, Florina

 

L’autre site hellénistique de Florina a également permis d’effectuer des trouvailles intéressantes. Notamment quantité de vaisselle de terre cuite à usage quotidien, des assiettes, des bols, des cruches à vin, des amphores, des casseroles, des brûle-parfums, etc. Ces objets, généralement peints en noir, semblent provenir, paraît-il, des ateliers d’artisans de Pella, la capitale des rois de Macédoine, ou bien s’ils ont été confectionnés sur place (et il y avait des ateliers de potiers, puisque l’on a retrouvé des fragments de moules), les artisans locaux se sont fortement inspirés de la production de Pella. Il est vrai qu’à cette époque la loi ne sanctionnait pas la contrefaçon, et que les créations matérielles aussi bien que les œuvres de l’esprit étaient copiées sans vergogne. Il n’est que de voir le nombre de copies romaines de statues grecques, publiquement exposées dans des palais, pour le constater. Pourtant cette civilisation hellénistique reconnaissait le talent et le génie, les artistes, écrivains, philosophes, historiens avaient en tant que tels un statut social, et par ailleurs il existait des codes de lois précis et appliqués. Mais il n’y avait pas de propriété intellectuelle.

 

827e3 Artémis sur une poterie hellénistique de Florina

 

C’est également sur cet autre site qu’a été trouvée cette Artémis plaquée sur un fragment de jarre de terre cuite. Même si, tant dans les traits de son visage que dans la lourdeur de ses formes, elle est loin des canons de l’esthétique féminine de l’époque qui se fondait sur des traits réguliers et purs, des corps sveltes et élancés, sur le modèle de la sculpture athénienne classique, elle révèle cependant le souci de décorer les objets usuels, et même cette grande jarre qui devait plutôt servir au stockage et par conséquent ne pas être utilisée au quotidien. La ville avait une grande activité commerciale, comme en témoignent des poignées d’amphores estampillées dans les îles de Thasos, Rhodes, Cos, ainsi qu’en Italie, et quantité de pièces de monnaie frappées en Macédoine même par Philippe II, Alexandre III (le Grand), Cassandre, Lysimaque, Antigone, Philippe V, Persée, et provenant de Pella, Thessalonique, Amphipolis, et hors de Macédoine des tétradrachmes nouveau style d’Athènes (deuxième siècle avant Jésus-Christ), et autres pièces d’Épire, d’Illyrie, d’Italie.

 

827e3 Musée de Florina, la déesse Athéna

 

C’est encore ailleurs, au lieudit Evgè, qu’a été trouvé ce bas-relief votif en marbre, datant du deuxième siècle avant Jésus-Christ, dédié à la déesse Athéna. Cette représentation est du type Athéna Parthénos, mais revue selon le style macédonien hellénistique. Ne pouvant tout montrer, j’ajoute ici que les habitants étaient la plupart fermiers, à considérer le volume de grain stocké dans de grandes jarres enterrées jusqu’aux épaules et fermées d’une pierre plate ou d’un couvercle en terre cuite. L’activité agricole est aussi confirmée par le grand nombre de pierres de meules et d’instruments aratoires retrouvés. La fabrication de ces outils suppose des forges et ateliers de ferronnerie, et en effet on a retrouvé plusieurs de ces ateliers installés dans une pièce de maisons d’habitation, trahis par des fours et forges, des lingots de métal, de la limaille et des scories de fer au sol.

 

827f1 Florina, stèle funéraire, vers 330 avant JC

 

Le musée de Florina expose un grand nombre de stèles funéraires. D’une part, la datation de ces stèles permet de savoir de quand à quand un lieu a été habité, et d’autre part leur présentation témoigne des coutumes funéraires de chaque époque et, lorsqu’y sont figurées des scènes, on peut y voir la représentation de la vie quotidienne du moment. Ici, nous sommes aux alentours de 330 avant Jésus-Christ, soit sous le règne d’Alexandre le Grand, et ce cavalier vient, accompagné de son cheval, participer près d’un petit autel à une cérémonie de libation où une femme tient en main le petit vase contenant le vin qui va être répandu en offrande. La libation peut être un acte individuel, accompli en privé, pour honorer une divinité ou implorer son aide, mais quand elle est effectuée entre plusieurs personnes elle revêt une signification d’accueil ou d’adieu. Je voyais donc ici un adieu du défunt aux figures situées à droite sur le bas-relief, mais la légende muséographique dit le contraire. Il s’agirait pour ce héros, au terme de son voyage vers les Enfers, de remercier ceux qui l’accueillent dans l’au-delà. Cette stèle avait été utilisée comme une simple pierre pour construire le mur d’enceinte d’un monastère.

 

827f2 Florina, stèle funéraire, époque romaine

 

Sur cette stèle d’époque romaine, il convient de voir, sous l’œil de Méduse dont la tête rayonne de serpents dans le fronton, de gauche à droite sur la rangée du haut Zeus, avec sa grande cape et son sceptre dans la main gauche. De l’autre main il tient un vase. Puis vient une déesse couronnée tenant elle aussi un grand sceptre, c’est Déméter. Quant à cet homme dont le vêtement très réduit découvre à la fois l’épaule et le bas-ventre, on l’identifie aisément grâce à la vigne garnie de grappes de raisin qu’il saisit dans chaque main, il n’est autre que Dionysos. Sur la deuxième ligne, cet homme nu, son gourdin dans la main droite, son arc dans la main gauche et sa peau de lion qui pend à son bras, pas de doute possible, c’est Héraklès. Enfin, à droite, la déesse chasseresse Artémis ne se déplace pas sans son arc. Il est vrai qu’on la représente plus volontiers court vêtue, car avec sa longue robe sur ce bas-relief on l’imagine mal poursuivant à la course le gibier dans les denses taillis de la forêt de montagne. Toutefois son arc ne lui sert pas que pour la chasse, elle s’en est aussi servie sans avoir à courir, par exemple pour tuer Coronis, la mère d’Asclépios, qui avait été infidèle à son frère Apollon, ou pour exécuter les filles de Niobé qui s’était vantée de sa fécondité, raillant Léto qui n’avait enfanté que les jumeaux Apollon et Artémis. Cette stèle est dédiée par Aurélios Claudianos à sa femme, Aurélia Cassandra. On voit que, bien qu’écrits en grec (ΑΥΡΗΛΙΟΣ ΚΛΑΥΔΙΑΝΟΣ et ΑΥΡΗΛΙΑ ΚΑΣΣΑΝΔΡΑ), ces noms sont clairement latins. Au passage, précisons (ce qui n’a rien à voir avec le sujet) que la diphtongue AU, prononcée en articulant plus ou moins séparément le A et le U, a eu tendance à évoluer, en grec, vers le son AV ou AF devant consonne (auto se prononce aujourd’hui afto), tandis qu’en latin la diphtongue s’est simplifiée en évoluant vers le son O, ce qui fait qu’en français auto se prononce oto. Il est évident que toute évolution est due aux couches sociales peu élevées, les personnes cultivées respectant les usages phonétiques, grammaticaux et lexicaux étudiés et appris. Un fait socio-politique nous montre que c’est au premier siècle avant Jésus-Christ que la prononciation O de la graphie AU a commencé à se répandre à Rome dans le peuple. En effet, au milieu du siècle, face au candidat de l’aristocratie, le candidat de la plèbe (ce qui veut dire du parti populaire) Claudius, pour bien marquer son ancrage dans ce que nous appellerions aujourd’hui la gauche, orthographiait son nom Clodius, avec un O.

 

827f3 Florina, stèle funéraire, époque romaine

 

Également d’époque romaine, cette stèle représentant trois femmes avec des cruches sur leur tête. “Pérette sur sa tête ayant un pot au lait / Bien, posé sur un coussinet…” Mais non, ce ne sont pas trois Pérette, car selon toute évidence c’est d’eau que sont remplies ces cruches. Cette stèle n’est pas funéraire, elle est votive. L’eau est purificatrice physiquement et moralement, elle sert aux ablutions. D’ailleurs cela n’a pas disparu, le culte musulman impose des ablutions de plusieurs parties du corps avant chacune des prières. Notamment dans le culte de Déméter Thesmophoros, lors des Thesmophories (thesmo– sur la même racine que le verbe tithêmi, je pose, évoque les dépôts pieux effectués au sanctuaire de la déesse, et –phore, qui porte, que l’on retrouve dans le mot sémaphore), Déméter prenant les dépôts sacrés de l’année précédente pour favoriser les récoltes de l’année à venir. Des porteuses d’eau sont ainsi représentées sur des autels domestiques dédiés au culte de Déméter Thesmophoros.

 

827f4 Florina, stèle funéraire, 3ème siècle de notre è

 

Cette fois-ci, nous sommes en présence d’une stèle funéraire représentant sept personnes et datant du milieu du troisième siècle de notre ère. L’inscription très lacunaire, dans la partie brisée en bas de la pierre, commence par ces mots “Moi Zoé Aurè…”. On peut penser qu’il s’agit de membres d’une même famille. Mais si les morts se sont étalées dans le temps, cela veut dire que le premier décès avait eu lieu depuis longtemps quand est mort le dernier et que l’on a sculpté la stèle. À moins au contraire que tous soient morts accidentellement ensemble (tremblement de terre, naufrage, etc.) ou à faible intervalle (épidémie), hypothèse renforcée par la disparité des âges des défunts, dont une majorité sont cependant jeunes.

 

827g1 coupe style byzantin, 14e ou 15e s., musée de Florin

 

Le musée comporte aussi une section d’antiquités byzantines et post-byzantines très intéressante. Ici, d’ailleurs, la différence entre ce qui est byzantin et ce qui est post-byzantin n’a guère de sens hormis le problème de datation, car la région, reculée et isolée, a servi de refuge à des chrétiens qui, retirés ici loin du pouvoir turc et de son influence, ont maintenu la culture purement byzantine fort longtemps après la conquête ottomane. Notamment, on y trouve des objets, éléments architecturaux, fragments de fresques provenant de lieux que nous avons vus ces derniers jours, autour des deux lacs Prespa. Ici, c’est une poterie d’origine inconnue datant du quatorzième ou du quinzième siècle.

 

827g2 musée de Florina, bois provenant de Prespa (15e s.)

 

C’est de l’ermitage de la Transfiguration, sur le Grand Lac Prespa (voir mon précédent article concernant Prespa), que provient ce morceau de bois sculpté datant du quinzième siècle.

 

827g3 Evangile imprimé à Venise en 1614. Agios Achilleios

 

Cet évangile provient de l’église Agios Georgios, sur l’île d’Agios Achilleios à Prespa (voir ce même article sur Prespa dans mon blog). Mais il a été imprimé à Venise en 1614. Si la Sérénissime a régné temporairement sur des îles comme la Crète ou Naxos, sur le continent comme à Monemvasia, et fort longtemps sur les îles Ioniennes dont Corfou, imposant le catholicisme romain là où la population était majoritairement orthodoxe, en revanche la Macédoine n’a jamais été sous domination vénitienne ou d’une autre puissance catholique. Comme on le voit, cela n’a pas empêché ses églises d’acquérir des éditions italiennes de ses livres sacrés.

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Published by Thierry Jamard
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commentaires

agendicum 30/01/2013 18:57

Je n'aurai jamais dit que l'on pouvait faire su ski en Grèce !!!

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